II
/il8 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [aS jul. 1798.]
J'ai iWû\ ordoniKi nu général CnnoUe de se rendre à Baillenl pour y commander sous mes ordres, ainsi que le camp et les canlonnemenls qui en dépendent'"'. Néanmoins je dois à l'amour qui m'anime pour le bien du service delà République vous observer que ce général n'est pas fait pour servir sur la frontière; il est sans moyens ou pour mieux dire sans pratique quelconque'"'. Pour vous en convaincre, tant pour votre responsabilité que pour la mienne, je vous demande en grâce de l'appeler un jour auprès de vous , el vous en jugerez.
J'attends avec impatience l'arrivée du général Devrigny, pour qu'il remplace le général Rieliardot au camp de Ghyvelde et que ce dernier se rende auprès de vous.
Je vous envoie ci-joint copie de ma lettre au Comité de salut public '''.
Je suis éloigné de croire, général, qu'après quarante et une années de servie* sans reproche et sans parler de mes actions de guerre , une opinion aussi fortement prononcée pour le maintien de la Républi([ue une et indivisible, que je serais en but et exposé h des dénonciations aussi vagues que mal fondées.
Mes principes sont heureusement connus el sans présomption ma réputation est faite depuis longtemps.
(Arcli. nal., AFii i}^, rej. de porr. du général O'AIoran.)