L. Carnot
(Orig. aut., Arcb. du Nord, sérii' L, liasse l'iiû. — Rc|)ioduitr' en fac-similé dans La Defeuie nationale dan» le Nord de lyga à 180a, par Paul Foucart et Jules Finot, t. I, p. 6o3.)
'■' Caniot a écril, par inadvcriance, sa réquisilion au disirict de Bergues, qui
juilti'l au lieu d'(io«(. Trompes par ce lapiim ai ait aussitôt envoyé des commissaires dans
calumi, MM. l'oucart et Finot ont classé toutes les communes pour r.isscmbter les
celle lettre au a juillet dans leur publi- (jrains. (Arcb. dcp. du ^ord, L, reg. du
cation. disirict de Bergues, fol. 106 v'.)
'•' Cliivaillc avait, le 2 août, présenté "' Cf. la lettre précédente.
h!tO GORRESPOINDANGE GÉNÉRALE DE CAHNOT. [240111793.]
23/|. CASSEL, a AOÛT 1798.
CVRNOT AUX ADMINISTRATEUBS DU DÉPARTEMENT UU PAS-DE-CALAIS
Cassel, 3 aoiil 179.}, an a° de la Republique.
;,. CABXOT, IIEPHBSB^TAyT DV PEUPLE, EKYOïÉ PIlÈa L'ARMEE DU NORD, AUX ADMIf/ISTRATEVRS DU DÉpARTEUEM DV PAS-DE-CALAIS.
Citoyens administrateurs,
Je viens de recevoir votre lettre du 26 juillet"*, par laquelle vous vous plaignez de ce que je ne vous ai point donné communication de quelques arrêtés locaux que j'ai cru devoir prendre, notamment en ce qui regarde le recrutement dans la commune de Fleurbaix.
J'avoue, citoyens, que, sans cesse pressé par des affaires majeures et voyageant sans aucun appareil de bureau, je laisse souvent aux particuliers qu'intéressent les décisions locales le soin de vous les transmettre. J'ose penser que vous rendez assez justice à mes intentions pour croire que je suis bien éloigné de vouloir augmenter les embarras d'une administration déjà si pénible. Je n'examinerai pas le fond de l'affaire de Fleurbaix : vous savez que je n'ai pu m'accorder avec vous en général sur le mode de procéder au recrutement; mais, loin de vous entraver à cet égard, j'ai entièrement sacrifié mon opinion à la vôtre et j'ai même fait marcher la force armée dans les communes pour maintenir vos arrêtés. Quant aux suspensions des fonctionnaires publics dont vous parlez, je crois n'en avoir prononcé aucune depuis très longtemps; j'en fais le moins qu'il m'est possible et toujours avec la plus grande répugnance.
Je pourrais me plaindre moi-même, citoyens administrateurs, de ce qu'aucun de vos arrêtés ne me parvient. Cependant je suis chargé d'une surveillance universelle et je ne puis exercer cette surveillance sur des actes qui me sont inconnus. Mais ce n'est pas dans ces moments d'affliction et de crise, citoyens administrateurs, que nous devons nous montrer pointilleux sur des limites de pouvoirs. Etablissons
'" Celle k'tirc des adininistraleurs du recrutcmeni dans la commune de Fleur- Pas-de-Calais était adressée aux rcpré- baix datait du 1 5 juillet. (Cf. Arch. dép. sentants du peuple au bureau central à du Pas-de-Calais, L, reg. des letlres ccriles Cambrai. L'arr(?lé concernant le mode de parle département, n" 1A99?.)
[-2 AOÛT 1793.] MISSION DAiSS LES DÉPARTEMENTS DU NORD. Ulil
entre nous des communications franches, agissons en faisceau et ne connaissons d'autre différence entre les postes divers qui nous sont confiés que celle de pouvoir rendre nos sacrifices individuels plus utiles les uns que les autres au salut de la République une et indivisible <'>.