LE GÉNÉRAL RICHABDOT AU GÉNÉRAL O'MORAN
Dunkerque, Ix août 1793.
Je ne vous cacherai pas que je ne dors pas tranquille. Je crains toujours une attaque subite et s'il arrivait qu'elle nous forçât à la retraite, comment pourrionsnous emmener nos canons et nos caissons, les deux pièces de 8 et le plus grand nombre des pièces de campagne, étant dépoui'vu de chevaux. J'ai requis plusieurs fois le citoyen Hébert, commissaire des guerres. Il prétend que cela regarde le district. Il écrit, mais les chevaux n'arrivent pas. J'ai écrit au représentant Carnet, j'ai écrit au commissaire du pouvoir exécutif, j'ai écrit au général en chef, et nous
Ci Le vieux général Barthel remplaçait Comité de salut public aux représentants à Kilmaine dans le commandeuient provi- l'armée du Nord, du â août 1798, dans soire de ramice du Nord. (Cf. lettre du Aulard, V, '17'!. )
'M CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE GARNOT. [G voit 1 79:1]
n'avons toujours point de chevaux. S'il arrive un dvénemenl, ce sera vous et moi qui aurons tort. Communiquez notre position au citoyen Carnot et priez-le de donner des ordres.
n y a apparence, mon général, que le camp n'a été placé à Gbyvelde qu'à cause de la récolte. Aujourd'hui ou bien sous peu de jours cette raison n'exislera plus. Je crois donc qu'il serait sage et prudent de placer le camp à Leffrinckoucke , comme je vous le dis dans mes réflexions. Vous pourriez encore en causer avec le citoyen Carnot i".
(Ori(f., Aixh. liât., DXV, u" lio.)