‹ Correspondance générale, 1792-95. Publiée avec des notes historiques et biographiques (volume 2)Chapitre 375 sur 388 · L. Carnot · texte numérisé non relu

L. Carnot

{Orijj. ant., Arch. du Nord, série L, liasse i6i5. — ■ Hoproduito en fac-similé dans La Défense nationale dang le Nord de JJQS à 180s, jiar Paul Foucart et Jules Finot. t. I, p. 6i5.)

CASSEL, 6 AOÛT 1798. RKQl'ISITION DE LE BAS ET DE DCQUESNOY AD GÉNÉRAL BARTHEL.

IjCS représentants du peuple envoyés près l'armée du Nord, considérant que les soupçons les plus graves s'élèvent contre le général O'Moran ''' et que les circons-

'■' Pbilippe- François- Josepli Le Bas, né à Frévent( Pas-de-Calais) en 1 765, avocat, député du Pas-de-Calais h la Convenlion , membre du Comité de sûreté générale le 1/1 septembre »793, mort par suicide à Paris le 28 juillet 1791.

('' Le a août 179^ la Convention nationale avait rendu le décret suivant : ttLa t^onvention nationale décrète que les citoyens Duquesnoy et Le Bas, membres de la Convention, se rendront sur-le-cbamp à l'armée du Nord , pour y correspondre avec le Comité de silut public et y prendre les mesures qu'exige l'inténH delà République. »

"' On lit dans une lettre des représen-

tants Niou et Billaud-Varenne, écrite de Calais, le 5 août 1798, au Comité de salut public : sEn passant demain à Cassel, nous sommerons dans le particulier le général O'Moran de nous représenter sa correspondance et ses autres papiers. S'il en résulte des suspicions ou si ses réponses sont équivoques, il sera à l'instant suspendu de ses fonctions et mis en état d'arrestation. Notre collègue Carnot nous a dit que ce général était peu digne de confiance, ce qui nous rendra encore plus sévères à son égard, car un traître à la tète de nos armées est le premier ennemi dont il faut se défaire.» (Cf. Anlard, V, 4 83.)

hltS CORRESPONDANCE GENERALE DE CARINOÏ. [6 août 1798.]

tances présentes dans lesquelles se trouve la République nécessitent de plus en plus les mesures de sûreté, requérons le général Barthel, commandant la division de Cassel, de faire mettre sur-le-champ en état d'arrestation le général O'Moran, de faire apposer les scellés sur ses papiers et de le faire conduire sous bonne et sûre garde h Arras pour y être détenu dans la maison d'arrêt, jusqu'à ce qu'il ait été pris à cet égard une décision ultérieure.

A Cassel, le 6 août 1793, l'an 11 de la République française.

Le Bas, Dcodesnoy.

(Oiig. aut. (le LeBas, Aicb. nat. , AFiiaSS, n" 270.)

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