‹ Correspondance générale, 1792-95. Publiée avec des notes historiques et biographiquesChapitre 106 sur 191 · L'EX-GÉNÉRAL DE BRIGADE DEMAHS '^' AU COMITÉ DE SALDT PUBLIC · texte numérisé non relu

L'EX-GÉNÉRAL DE BRIGADE DEMAHS '^' AU COMITÉ DE SALDT PUBLIC

Analyse. — Il écrit de la prison de l'Abbaye pour demander qu'on examine sa conduite à l'ai-mée du Nord et qu'on prenne une décision à son égard.

(Analyse, Arcli. de ia guerre, corr. générale.)

PARIS, 10 OCTOBRE 1']^^- LE MINISTRE DE LA GUERRE BOUCHOTTE AU COMITE DE SALUT PUBLIC.

Paris, lo 19 du i" mois de l'an n de la République une et indivisible.

LE UIKISTRE DE LA GUERRE AVX REPBÉSEXTAflTS UEMBRES DU COMITE DE SALUT PUBLIC.

Citoyens représentants ,

Le général Ki'ieg '^', ci-devant commandant à Metz, vient d'être amené à Pai-is en exécution de votre arrêté du 4. Il demande à vous rendre compte de sa con-

<'' Odo- Nicolas Loeillot Demars, né à Paris le i" octobre 1761, sous-lieutenant au régiment de Nassau- Sarrebriick ie a8 février 1768, lieutenant en novembre 1773, sert en Corse de 1778 à 1776, capitaine d'infanterie au département de ia guerre en 1778, aide-major du corps des volontaires étrangers de la marine ie 1" septembre 1778, parti pour i'ile de France ie 27 février 1779, aide-major général des troupes de I'ile de France le 1" janvier 1780, major du régiment de Pondichéry le 3 mars 1781, rentré en France en février 1784, chevalier de Saint- Louis le 9 mai 1788, garde national à Obernai en 1790, lieutenant-colonel du a" bataillon des volontaires du Haut-Rhin le 5 octobre 1791, maréchal de camp à l'armée du Rhin le 27 septembre 1793, remercié ie i5 mai 1798, mais sert jusqu'au 1 8 septembre suivant , arrêté et conduit à l'Abbaye le 2 octobre 1798, mis en liberté le 9 fructidor an n (36 août 1794),

remis eu activité à l'armée des Côtes de Cherbourg le a 5 prairial an m (18 juin 1795), chef de la 5' demi-brigade des vétérans le 21 août 1807, mort le 11 août 1808. — Cf. A. Chuquet, Hondtchoote ,

(^' Jean -Ernest Krieg, né à Lahr en Hrisgau (Bade) le 21 juin 1789, étudiant en droit, volontaire au régiment de Nassau-Sarrebrûck le 12 janvier 1756, souslieutenant le i5 décembre 1768, lieutenant le 19 juin 17(55, capitaine en second le 28 février 1778, chevalier de l'ordre du Mérite militaire le 27 septembre 1781, capitaine-commandant le 25 avril 1788, lieutenant-colonel au 96' d'infanterie le 9 octobre 179a, chef de brigade du gi* le 8 mars 1798, général de brigade à l'armée de la Moselle le i5 mai 1798 et de division le 3o juillet suivant, commandant à Metz le 2 août , suspendu le 1 9 septembre et décrété d'arrestation le 4 octobre 1798, mis en liberté le a 3 thermidor

[loocT. 1793.] CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITE. 275

duite. Ses longs services , sa franchise , la difficulté qii'il a de s'énoncer correctement dans notre langue me fait présiuner que son secrétaire a eu plus de part que lui à la lettre qui est le motif de son an-estalion. Il est maintenant à l'Abbaye ").

J. BoUCHOTTE.

( Orig. , ArcL. de la guerre , armée de la Moselle. )

l'AltlS, 10 OCTOBBE 1793.

LE MINISTRE 1)E LA GUERRE BOUCHOTTE AU COMITÉ DE SALUT PUBLIC

Analyse. — Trois lettres : i" Il envoie copie d'une lettre de Cacault <*', chargé d'affaires de France à Rome, sur les alliances hostiles à la République conclues par la cour de Naples. — 9° 11 demande la liste de nomination des officiers de l'élat-niajor de l'armée révolutionnaire, afin de leur expédier leiu's brevets. (Analyse, Arch. de la guerre, corr. générale.) — 3° Il envoie la lettre du général Moi-eaux au général Schauenburg, qui attribue au général Guillaume les événements fâcheux de la journée du 1 4 septembre. (Orig. , Ai-cli. de la guerre, wmée de la Moselle. )

an II (10 août 1794), réintégré comiue générai de l)rigade ic a 1 fructidor an 11 (7 septembre 1794), remis en actinie comme di>isionnaire le 37 brumaire an m (i3 juin 1795), nommé par le Comité de salut pid)lic inspecteur chargé de l'organisation de la légion de police le ao vendémiaire an IT (i a octobre 1793), inspecteur des dem armes de l'armée de l'intérieur le ag floréal au it (18 mai 1796), inspecteur d'infanterie le a5 prairial an iv (i3 juin 1796), commandant de la garde à établir près du Directoire exécutif le 98 fructidor an iv (i4 septembre 1796), inspecteur des troupes des quatre divisions de l'Ouest le t8 nivôse an y (7 janvier 1797), réformé le a5 fructidor an v (u septembre 1797), mort à Bar-le-Duc (Meuse) le to pluviôse an xi (3o janvier i8oa). Il avait fait, sous l'ancien régime, les campagnes de Hanovre de 1 767 h 1 76a et celle de Genève en 1783. En l'an 11 Hoclie écrivait en marge des étals de ser-

vices du général Krieg : «La vertu, l'humanité et le patriotisme sont les bases de son caractère. — Connaissances et talents réunis, rt

"' Le même jour le général Krieg écrivit au Comité de salut public pour demander à être entendu. (Analyse, Arch. de la guerre, reg. du Comité de salut public, DC, p. 586.)

f François Cacault , né à Nantes ( Loire- Inférieure) le 10 février 1743, secrétaire d'ambassade à Napics en 1780, charge d'affaires dans cette viHe en juillet 1791, envoyé à Rome après l'assassinat de Bassville, agent général de la Répul)liquc en Italie en 1796 et 1797, député de la Loire-Inférieure au Conseil des Cinq-Cents le 37 germinal an vi (16 avril 1798), ministre plénipotentiaire à Rome de 1801 a i8o3, sénateur le 9 germinal an m (3omars i8o4), mort à la Madeleine , près de Clisson (Loire-Inférieure), le 1 8 octobre i8o5.

276 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE GARNOÏ. [lo oct. lyyS.J

82. GUISE, 10 OCTOBRE fj^'i- — ARRÊTÉ DE CARNOT ET UE DUQUESNOÏ.

Au nom de la République frani;aise une et indivisible.

Les représentants du peuple près l'armée du Nord , considérant que .l'arrestation des gens suspects est une mesure indispensable dans les circonstances où la République se trouve, que, par une suite nécessaire de ce principe, la Convention a rendu plusieurs décrets, notamment celui qui défend tout congé aux représentants du peuple, celui qui déclare infâme et traître à la Patrie tout fonctionnaire public qui abandonne son poste; que c'est par une conséquence nécessaire, tirée de ces décrets, que la Convention a approuvé les mesures sages et prudentes que le département du Pas-de-Calais a prises concernant l'arrestation du citoyen Magniez''*, député à la Convention nationale; considérant que le député Relin s'est absenté, d'après son propre aveu, du poste honorable que la nation lui avait confié, sans aucune autorisation légale , sans être chargé d'aucune mission qui pût justifier son absence, sans aucun certificat de détériorement de santé qui légitimât sa présence dans d'autres lieux que ceux où le vœu de ses commettants l'a appelé; considérant que le député Belin s'est rendu le protecteur et le solliciteur de personnes véhémentement suspectes, que les représentants du peuple fondés de pouvoirs légitimes avaient fait arrêter, d'après les avis les plus certains de leurs manœuvres secrètes tendant à bouleverser l'opinion publique.

Arrêtent que le député Belin sera mis sur-le-champ en état d'arrestation, les scellés mis sur ses papiers; enjoignant au commandant de la force publique à Guise de l'exécution du présent arrêté sous sa responsabilité.

A Guise, le lo octobre 179^, l'an 11 de la République française une et indivisible.

Carnot, Ddqiesnoï.

(Ori|;., Arcb. de ia guoire, armée du Nord. — Copie certifiée conforme par Roux, Arch. nat., AFiia33.)

'') Antoine-Guillain Magniez, né à Bcr- arroté le 2 a juin 1798, comme meniLre tincom^ (Pas-de-Calais) en 1787, cultiva- du parti girondin, et remplacé, le 1" juilteur, député de son département, avait été let, par le suppléant Joseph Le Bon.

83. RÉONION-SUR-OISE (gCISe), 10 OCTOBRE 1793. ARRÉTé DE CARNOT ET DE DDQUESNOY.

Nous, représentants du peuple envoyés près l'armée du Nord, sur les plaintes qui nous ont été portées contre le général de division Merenveûe '^>, commandant de l'artillerie, desquelles il résulte (jue cet officier a tellement négligé les importantes fonctions qui lui étaient confiées que l'armée active, conduite par le général en chef Jourdan, se trouve, au moment d'une expédition de laquelle dépend le salut de la République, réduite à neuf cent mille cartouches, lorsqu'il en faudrait plusieurs millions; arrêtons que le citoyen Merenveûe est destitué de ses fonctions, qu'il sera mis sur-le-champ en état d'arrestation, sans pouvoir communiquer avec personne, conduit à Arras sous bonne et sûre garde, pour y être mis entre les mains des représentants du peuple en cette ville, afin d'y être jugé par la commission établie par eux; arrêtons de plus que le scellé sera apposé sur ses papiers et ensuite levé en présence de deux commissaires, pour lesdits papiers être envoyés à Arras pour l'instruction du procès; chargeons le général en chef Jourdan de l'exécution du présent arrêté'^'.

A Réunion-sur-Oise, le lo octobre i7y3. l'an ii de la République une et indivisible.

CaRNOT, DnQDESNOY.

(Copie, Arch. nat. , AF 11 933.)

'" Jean - François Bouchel Merenveûe, né à Calais (Pas-de-Calais) le 4 octobre i734,soiis-lieiitonant (rarlilleric le 1" mai 1756, lipulcnant en lroisii'?nic le 37 mars 1760, en second le i.3 septembre 1761 et en premier le t" janvier 1768, sous-aide major le 1 5 octobre 1 76.5 , capitaine par commission le i4 juillet 1766, chevalier de Saint-Louis le h mai 1788, chef de brigade le .3 octobre 1784, lieulenant-colonel le i" janvier 1791, colonel le a8 août 179,!, commandant en chef de l'école des élèves de l'artillerie à Châlons-sur-Mame, maréchal de camp le 8 mars 179.3, em-

ployé à Calais en avril 1798, général de division à l'armée du Nord le 26 août 1 798 , commandant en chef l'arlillerie de l'armée du Nord en rem])lacement du général d'Hangest en septembre 1798, décrété d'arrestation à Guise le i o octobre 1798, mort par suicide dans la prison d'Arras le 1 9 du même mois.

C Jourdan exécuta sur-le-champ l'ordre des représentants et écrivit , le 1 0 octobre , la lettre suivante aux représentants du peuple Elle Lacoste et Peyssard, à Arras (Arch. de la guerre, reg. de Jourdan ia-44,p.36);i' D'après l'arrêté des repré-

CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [10 oct. 1798.]

8^. R^UNION-SOR-OISE (gUISe), 10 OCTOBRE 1793. ARRÊTÉ DE CARNOT ET DE DUQUESNOY.

Nous, représentants du peuple envoyés près l'armée du Nord, considérant que des raisons majeures nous ont déterminé à destituer de

sentants Duquesnoy et Carnot je vous fais cdhduire par la gendarmerie le citoyen Merenveûe, général ooinmandant l'artillerie. Je vous envoie pareillement copie de leur arrêté et je vous ferai passer ses papiers, lorsque le scellé sera apposé et levé suivant les dispositions y contenues. Jooh- DAN.» Duquesnoy recommanda, le 1 1 octobre, à ses collègues de faire guillotiner le vieux j. f. de Merenveûe (cf. le texte à la page a84), mais celui-ci se suicida dans sa prison. Le représentant Peyssard annonça cet événement au Comité de salut public le 16 octobre (Orig. , Arch. de la guerre, armée du Nord) :

tr Merenveiie , générai de brigade et commandant de Tartillerie de l'armée du Nord , avait conçu le projet de nous paralyser devant Maubeuge et de nous livrer sans défense aux brigands qui cernent cette ville. 11 avait choisi, pour y réussir, un moyen bien infaillible, celui de garantir au général en chef un approvisionnement complet en cartouches à balle , tandis qu'il en manquait au moins les deux tiers. Il avait en outre négligé de faire suivre 3oo pionniers, quoiqu'il en eût reçu l'ordre positif. La mèche heureusement fut éventée assez tôt et nos collègues Carnot et Duquesnoy nous adressèrent ce contre-révolutionnaire pour qu'il en fût fait prompte justice. Le lendemain de son incarcération, comme nous allions le livrer à notre commission militaire, on vint nous dire que ce scélérat s'était coupé le col dans sa prison. Il nous arrive chaque jour des individus de sa trempe ; des mesures ont été prises pour qu'à l'avenir ils ne puissent plus se faire justice eux-mêmes.)!

Le général Jourdan, dans ses Mémoire»

inédits, conservés aux Archives historiques du ministère de la guerre , consacre à cet incident les lignes suivantes :

tfL'armée formée en cinq divisions sous les ordres des généraux Fromentin, Duquesnoy, Balland , Cordellier et Beauregard, se disposait à quitter les environs de Guise le 10 octobre, lorsque le général en chef fut informé que le parc était dépourvu de munitions. Les commissaires de la Convention, supposant de la trahison là où il n'y avait que de l'irréflexion ou de la négligence, destituèrent le général Merenveûe, commandant l'artillerie, et ordonnèrent qu'il fût conduit à Arras pour être jugé par le tribunal révolutionnaire. Cet infortuné, prévoyant le sort qui l'attendait, se suicida. Les mêmes commissaires placèrent à la tête de celte arme les généraux Bollemont et Eblé , qui par la suite ont acquis une si belle réputation. Cet incident fut cause que le mouvement ne commença que le la. Le lendemain l'armée arriva aux environs d'Avesnes et rampa ainsi qu'il suit : les divisions Duquesnoy et Fromentin dans le bois dit les haies d'Avesnes, la première à cheval sur la grande route de Maubeuge, ayant quelques bataillons à la hsière du bois et à l'embranchement du chemin qui conduit à Solre-le-Chàteau , et la seconde en avant de Dompierre, tenant également la tête du bois et occupant Maroilles sur sa gauche ; les divisions Balland et Cordellier en seconde ligne à droite et à gauche d'Avesnes; celle de Beauregard à Liessies, et le quartier général à Avesnes. Le même jour Carnot, membre du Comité de gouvernement, et son frère, officier du génie, arrivèrent près du général en chef.n

[lo ocT. 1793.] CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITÉ. 279

ses fonctions le général de division Merenveùe, commandant en chef l'artillerie , et qu'il est instant de suppléer cet officier, arrêtons que le chef de brigade Boubersj", commandant en second l'artillerie, exercera les fonctions du général Merenveùe, et que le chef de brigade BoUemont'-' remplacera aussi provisoirement le chef de brigade Boubers; arrêtons de plus que le chef de bataillon Eblé '^', actuellement au camp de la Madeleine-sous-Lille , se rendra près du général en chef de l'armée du Nord pour y faire les fonctions de directeur du parc de l'ar-

"' Alexandre-François-Joseph Boubers, né à Lihons (Somme) le 5 janvier 17^4, volontaire sur la frégate la Man'chale-de- Belle-hle en 1767 et 175H, aspirant au corps de l'artillerie le 3 1 juillet 1 760 , aspirant appointé le 37 décembre 1761, élève le 19 février 1768, lieutenant en second le 3i octobre 1764 et en premier le i5 octobre 1765, 'capitaine le a8 octobre 1774, lieutenant-colonel le 16 mai 179a, cbef de brigade le 5 août 1798, général de brigade le lo brumaire an 11 (3i octobre 1793), autorisé à cesser ses fonctions le ag brumaire an T (19 novembre 1796), commandant d'armes à Calais le 1" vendémiaire an II (a3 septembre 1800) et à Valencicnnes le a ventôse an x ( a i février 180a), retraité le 1 1 venlilse an m ( a mars i8o4), comte de Mazingan, mort à Paris le 18 mars 1819.

"> Charles Chonet de Bollemont, né à Arrancy (Meuse) le 30 janvior 1749, fils du prévôt de cette ville , aspirant au corps d'artillerie le la février 1764, élève surnuméraire le t6 juillet 1766 et titulaire le 3i janvier 1 767, lieutenant au régiment de Metz-Artillerie le a8 mai 1767, capitaine le 3 juin 1779, chef de bataillon au 4' régiment d'artillerie à pied le 1" novembre 179a, chef de brigade lo i5 août >793, général de brigade le 4 bnimaire an 11 (a5 octobre 1798), destitué comme noble le i5 pluviôse an II (3 février 1794), rappelé au service comme commandant en chef de l'artillerie de l'armée de la Moselle le 17 floréal an 11 (6 mai 1794), général de division le 19 (8 mai), prisonnier de guerre lors de la reddition de Wiirzbourg

le ao fnictidor an iv (6 septembre 1796), inspecteur général d'artillerie, député de la Meuse le 8 pluviôse an i(a8 janvier 1809), retraité le 20 prairial an ii (9 juin i8o3), membre de la Légion d'honneur le 4 frimaire an m (a6 novembre i8o3) et oflicier le 1" frimaire an xui (aa novembre i8o4), mort à Arrancy le 17 décembre 181 5. — La date de naissance de ce général est donnée d'après l'acte de baptême fourni par lui au ministre de la guerre, qui ordonna, le i6nivôseanx(6 janvier 180a), la rectification des erreurs qui s'étaient perpétuées sur les nom , prénoms et date de naissance de cet oQicier. Bollemont luimême avait propagé ces erreurs, car, dans une pièce datée de Maeslricht , le a 1 nivôse an III (10 janvier 1796), il déclare être né le 3o août 1 lUU. C'est cette fausse date qu'ont donnée les Fatiet de la Ugion d'honneur et le Dictionnaire de» l'arlementairee. C Jean -Baptiste Eblé, né à Borbach (Moselle) le 31 décembre 1768, fils d'un sergent d'artillerie, canonnier au régiment d'Auionne le ai décembre 1767, sergent le 1" juin 1775, sergent-major le 7 juillet 1779, lieutenant en 3* le a8 octobre 1785, en a' le 1" janvier 1791 et en 1" le 6 février 1793, capitaine au 7* d'artillerie le 18 mai 179a, chef de bataillon le a6 aoiU 1 793 , général de brigade le ag septembre 1793 et de division le 4 brumaire an 11 (95 octobre 1798), membre de la Légion d'honneur le a3 vendémiaire an xii (16 octobre i8o3) et grand-officier le a 5 prairial an XII (i4 juin i8o4), baron le 96 octobre 1808, mort à Kœnigsberg le 81 décembre 181 a.

280 CORRKSPONDANGE GÉNÉRALE DE G ARNOT. [lo oct. 1793.]

lillerie, et qu'il sera provisoirement remplaré au camp de la Madeleine par le chef de bataillon Niger'''; chargeons le chef de l'tHat-major et nous de l'exécution du présent arrêté.

A Réunion-sur-Oise, le 10 octobre 1793, l'an n de la République une et indivisible.

CaRNOT, DcQtlESNOY.

(Copie, Arcli. nat., AF n a33.)

85. RÉDNION-SUR-OISE (gUISe), 1 0 OCTOBRE I 798. ARRÊTÉ DE CARNOT ET DE DCQDES.NOY.

Nous, représentants du peuple envoyés près l'armée du Nord, sur les observations qui nous ont été faites parle a" bataillon des Vosges, concernant le défaut d'officiers dans le bataillon et l'état de la compagnie des canonniers de ce bataillon, arrêtons ce qui suit :

1° Le nombre des officiers et sous-officiers du bataillon des Vosges sera complété sans délai.

2° Les citoyens Mathis, capitaine; Rapin, capitaine; Girardin, souslieutenant audit bataillon, et Marchai, quartier-maître, sont destitués de leurs fonctions et seront remplacés définitivement.

3° Les autres officiers absents seront remplacés provisoirement suivant le mode prescrit par la loi, sans cependant que les citoyens nommés aux grades puissent s'autoriser de ces nominations provisoires pour les rendre définitives. Ils rentreront dans leurs grades anciens dès le moment que ceux dont ils tiennent la place se retrouveront à même de reprendre leurs fonctions, et néanmoins ceux qui les remplaceront provisoirement recevront aussi la paye ou les appointements provisoirement de leur nouveau grade.

La compagnie des canonniers dudit bataillon sera portée au com-

O Louis-Étienne Niger, nô à Paris le 5 Saint-Louis le 5 juillet 1779, fhef de ba-

mars 1780, surnuméraire d'artillerie le 29 taillnn le 1" avril 1791, chef de brigade

mars 1754, sous-lieutenant le 1" janvier le a3 germinal an n (la avril 1794), re-

1757, lieutenant le 3 septembre 1761, ca- traité le 16 brumaire an ix (7 novembre

pitaine le 39 février 1768, chevalier de iRon).

[loor.T. 1793.] CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITÉ. 281

plet. Les officiers et sous- officiers ne seront nommés qu'après cette opération.

A Réunion-sur-Oise, le 10 octobre 1798, l'an 11 de la République française une et indivisible.

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