L'ADJUDANT GÉNÉRAL HOCHE AU COMITÉ DE SALUT PUBLIC
Dunkerquc, 3o août 1793, l'an i de la République une et indivisible.
L'iDiDDAyr eénéhAL iiocns avx membres couposAn le comité de salvt public.
Le Comité a dû recevoir dernièrement la lettre que lui envoya le général Souham, commandant à Dunkerque. Depuis cette lettre, la garnison est augmentée d'environ 3,600 hommes, ce qui la porte h 8,000.
i n'être plus charge du commandement de la division de Mautieufje; que Ihler ne peut |)as davan(a|;o en être cliarfjé, parce qu'il ne réunit pas une assez (p^nde confiance, qu'il envoie quelqu'un pour relever Gudin qui soit bien prononce en couraije et en palriolisnie. Faites partir celle lettre avec le courrier d'Hourhard.»
En eflcl, Bourlidtle invita, le .3 septembre, Hourhard à remplacer Gudin par un (jénéral courageux et aclif, mais non par lliler, qui ne réunit pas une assez (jrande confiance. (Arcb. de la guerre, armée du Nord.)
"' Cf. A. Chuquct , Wisumbourg , p. 1 00.
''' Guillaume-Marie-Anne Brune, né à Brive (CorW'ze) le i3 mars 176.'?, imprimeur et publiciste, adjudant-major du a' bataillon de .Scine-et-Oi.se en décembre 1791 , adjoint aux adjudants généraux le 5 .seplend)re 1799, adjudant général colonel surnuméraire le i() octobre 179a, général de brigade le 18 août 1798 et de division le 17 août 1797, confirmé dans ce dernier grade le 7 novembre 17<I7, niarécbal de l'Kmpire le iç) mai i8o'i, as8a.ssiné par les rovalisles à Avignon le 3 août i8i5.
"' Cf. I. H, p. bti.
(») Cf. t. l,p. ia3.
68 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [3i août 1798.]
Si l'on examine que ia garnison a deux forts à garder qui sont ti'ès éloignés de la place, qu'en outre elle doit garder un poste extérieui- éloigné d'une lieue, qu'elle doit j)ourvoir à la sûreté du port et qu'enfin le développement des fortifications est j)lus considéi'able que ne l'est celui de Lille , que cette place n'a que de fort mauvais ouvrages et qu'en plusieurs endroits le fossé n'est même pas revêtu , l'on f e convaincra que , sans un nombreux secom's , elle ne pourra résister longlenqis aux efforts des nombreux ennemis qu'elle a devant elle. Cette jdace est delà j)lus grande imj)orlance, son artillerie est considérable, sa perte jjoui-rait cnti'aîner celle de Bergues , qui serait suivie de celle de Gravelines , place forte , mais qui n'est point ai-mée '*'.
Le Comité peut attendre de la part de la garnison la plus vigoureuse résistance. La j)lace sera brûlée avant d'être rendue, mais nous avons à craindi-c d'être forcés par un assaut qui s'effectuerait à marée basse. Citoyens, qui voidez sauver la République, veillez sur ce point. Je n'aurai point à me reprocher de n'avoir point fait mon devoir, mais je ne puis offrir à mon j)ays que mon travail et ma vie qui , dans tous les cas , sera vendue bien chèrement.
L'adjudant général,
(Orig., Ai'ch. de la guerre, armée du Nord.)