MONT-LIBRE, 7 SEPTEMBRE
LE GÉNÉRAL DAGOBERt'" AU COMITÉ DE SALUT PUBLIc'"'.
Mont-Libre"', le 7 septembre 1798, l'an 11 de la République fraiiçiiisc.
LS GKSERAL EK CHEF DE L'ARMEE CENTRALE DES PÏRSSEES AV.\ MEMBRES COMPOSAM LE COMITÉ DK SALVT PUBLIC DE LA CONVENTIOU NATIOIULE.
Citoyens représentants ,
Si je n'ai pas communique avec vous plus tôt , ne l'attribuez qu'à l'extrême einbarrns où je nie suis trouvé et où je me trouve encore. Envoyé dans cette partie le 1 0 août dernier, eu vertu d'un arrêté des représentants du peuple j)rès l'armée des Pyrénées orientales, pour empêcher ou tout au moins relarder le siège du Mont-Libre, commander une armée (jui n'existait pas, et qui devait s'organiser au moyen des troupes de réquisition, je n'avais, pour toute ressource, que queifpips bataillons, dispei-sés sur les différents points par où l'ennemi aurait pu pénétrer. J'avais proposé depuis longtemps de faire une diversion en entrant sur le temtoire espagnol; je fus désigné |>ar les représentants pour cette entreprise,
(') Luc-Siméon-Aufjustc Dagobcrt, dit Dagolifrt de Fontenille, né à la Chapelle- Knjuger (Manclic) le 8 mars 17.3G, lieii- Ipnaiit au régimenl do Toiirnaisis-Infaiilerii! le 9 mars 1736, capitaine roinmandanl la compagnie du iipulenanl-colonel le 1 8 juin 1768. titulaire d'une compagnie le .'it janvier 177'!, passf- par incorporation au régiment Royal-Italien le 39 juin 1776, capitaine commandant le 6 juin 1776, clievalier de Saint-Louis le 39 juillet 1781, major le 17 mai 1787, major du Iralnillon (le cliasseurs royaux du Dauphiné le 1" mai 1788, lieutenant -colonel le 1" janvier 1 79 1 , colonel du 5 1 ' d'infanterie le a 7 mai 1793 , maréchal deranip provisoire et commandant l'avanl-garde de l'armée du Var le 13 octobre 179a, conGrmc dans son grade et employé à l'armée d'Italie le 8 mars 179.3, passe à l'armée des Pyrénées orientales le 10 mai 179^, général de division le 1 5 mai 1 798 , commandant des troupes cantonnées depuis Ole! le jusqu'à la Garonne le 7 août 1793, général en clief [iro- >isoire de l'annép des Pyrénées orientales le i3 septembre 1793, a cessé ces fonctions le 39 du m^mc mois, suspendu par
les représentants le 17 novembre 1798, réintégré et employé à l'armée des Pyrénées orientales le 3 février 179'!, commandant la division de Ordagne le 99 mars 1794, mort à Puycerda le 18 avril 1794. Le général Dagobert avait fait, sous l'ancien régime, les rampagnes d'Allemagne de 1787 à 17C3, et de (,'orse en 1768 et 1769. Il avait été blessé quatre fois : 1° d'un coup de feu à la joue è la prise de Jliiiden le 9 juillet i7.")9; 3" à la main gaucbe à l'affaire d'Ober-Weimar le s septembre 1759; 3° i l'épaule ii la prise de Welzlar en 1 759 ; 6° de deux coups de feu. dont un au pied drt)it, près de Wesel le 17 octobre 1760. Le 3o avril 1794, la (.'onvenlion décréta (|ue le nom du général Dagobert serait inscrit sur la coloime élevée au Panthéon.
"1 Dans la séance de la Convention du i3 sepleiid)re 1793, on lut une lettre de Dagobert, écrite de Mont-Libre, U septembre 1793, cl dont les termes sont un résumé de la seconde partie de la lettre publiée ici. Il est probable qu'il y a au Moniteur du I 5 seplembre une erreur de date.
''' Nom républicain de Monllouis-sur- Tet , ville de l'arrondissement de Prades.
UfrklMEILlC lAXlONALK.
98 COMESPOÎS'DANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. I7 sept. 1798.]
qui était d'autant plus diUiciie que l'enneuii avait un camp eu face du MoiU-Lihre et à la |)ortée du canon. Avant mon arrive'e dans cette place, j'avais adressé des réquisitions dans les déparlemonts de l'Arièffe, Haute-Garonne et le district de Quillan ])our obtenir des l'oires. Plus de dix jours se passèrent sans que j'aie reçu aucune réponse. Ennuyé d'attendre des réquisitions qui n'ari'ivaient pas, afllif[é de l'insolence de l'ennemi qui nous bravait, je me déterminai à l'attaquer dans son canq) le 98 août dernier. 11 avait huit pièces de canon bien servies; notre artillerie était en ])artie prise sur les renqjarts de cette place, c'est-à-dire des pièces pesantes et dilTiciles à manœuvrer. Dès le connnencement de l'affaire , plusieurs hu-enl démontées. Je n'avais pas im homme de cavalerie : il avait 600 dragons. Ma colonne de droite restait sans rien faire; les braconniers montagnards, qui faisiiienl pai'tie de celle du centre, avaient pi'is la fuite dès le commencement du combat. Pendaul que .3oo chevaux chargeaient de front la colonne de gauche, 3oo autres la tom'naienl par den'ière ; ime quatrième colonne , composée de miquelets, avait reçu l'ordre de tourner la montagne jwur aller s'emparer du général ennemi dans son (juartier général , et était restée ventre à terre dans le bois. Dans celte circonstance critique, je fus assez heureux poiu- inspirer quelque énergie à la colonne de gauche; je me mis à sa tête; la cavalerie fut repoussée et presque entièrement détruite; on foira ensuite à la ba'ionnette l'ennemi à prendre la fuite; le camp, les huit pièces de canon, le bagage, quantité d'armes et de munitions, tout resta en notre pouvoir. L'ennemi a perdu beaucoup de monde dans cette journée; nous lui avons fait soixante prisonniers, dont quinze officiers. Dès le même jour, je m'a|iprochai assez de Puycerda pour (pie l'ennemi, frappé d'épouvante, en délogeât aussitôt. Le lendemain je m'emparai de celte place, de même que de Reher. Je descendis , sans pei'dre de tem])s , le long de la gorge de Ségre jusqu'à trois lieues d'Urgel , sans pouvoir joindre l'ennemi. Nous avons trouvé dans Puycei'da quantité de magasins de toute espèce, ce qui indique assez les grands projets des Es]>agnols sur les dé[)arlements voisins. Ainsi , citoyens rej)résenlants , vingt-quatre heures ont sufli pom' chasser les satellites du despotisme de la Cerdagne française , de la vallée de Garol qu'ils avaient envahie , et poiu' soumettre aux armes de la République toute la Cerdagne espagnole.
Je m'occupai sans relâche des expédients que je ])ourrais employer pour, avec la petite armée que je commande , pousser plus loin nos conquêtes. J'étais allé reconnaître sur les montagnes lequel me serait le plus facile de pénétrer sur Ribes , Ripoll ou Campredon , lorscpi'une ordonnance vint m'a|)porter la nouvelle qu'un coi'ps de 0,000 honunes s'était emparé, le 3, de notre camp sur Olelte et se dirigeait avec un train d'artillerie considérable siu- le Mont-Libre. Je revins promplement et me mis en marche , le 4 , dès les trois heures du matin , avec un corps de 3,000 hommes. J'attaquai avec tant d'impétuosité qu'après un feu de mousqucteric des plus vifs, quia duré près de deux heures, l'ennemi fut mis pleinement en déroute et forcé d'abandonner toute son artillerie , composée de quatre obusiers , deux jiièces de 16, deux de 1 a , deux de 8 et six de 4 , tout son bagage , une quantité ti-ès considérable d'armes et de munitions, douze caissons, pi'ès de cent chevaux ou mulets d'artillerie, 3oo prisonniers, dont 3o officiers. Cette journée, citoyens, est encore plus avantageuse à la République que ceUe du
98 aoiit, puisque vingt-qiiatre heures plus lard Mont-Libre était assiég', sans qu'il eût été possible de iVrupéclier, à raison de nos peu de moyens et des |)ositions avautag-euses que l'ennemi aurait prises. Je dois les plus gi-ands éloges aux corps qui composaient ma |)elile armée; tous les olliciers et les soldats se sont distingués. Ceux ([ni à la journée du 38 avaient fui ou étaient restés en arrière, paree qu'ils n'avaient jamais vu le feu, ont effacé, le h, d'une manière éclatante cette tache faite à leiu- gloii-e '''.
Salut et fraternité ,
DiOOBERT.
(Orij;., Arch. de la guerre, armer <1<'S Pyrénées orientales. )
l'ARlS, 7 SEPTEMBRK 17<)3. DU BOIS 1)1 HAIS ''"' À CARNOT.
Paris, re 7 sAplcmbrc 179.?. l'an 11 de la République une et indivisible.
Je vous adresse ci-joint , mon cher Carnet , la preuve bien manifeste de re que je vous ai écrit à l'égard du général Gudin , commandant la division de Maubeuge '''. C'est lui-môme qui , par délicatesse , reconnaît (pi'il n'est point en état de commander un coq)s de troupes de quelque importance; et en cela il est infiniment louable. Lisez donc ce qu'il m'écrit et la copie de la lettre (pi'il a écrite au ministre de la gueire, et vous jugerez s'il est possible de lui confier plus longtemps leconimandemeul d'ini des. juisles les plus importants de la République''*. Je le connais et il n'a véritablement plus besoin (jue de sa retraite. Je ne conçois donc guère conuneni, d'après les preuves qui en ont été données depuis longtemps, on pei-siste à voidoir lui confier les postes les plus difliciles. J'ajouterai encore (jue par une lettre |iai1iculière on me mande (pie toute la division de Maid)euge va m'adresser une rèclarnntion jmur ([ue le coiiunandement soit définitivement ôlé à Gudin. On indique le général Ihler*'' comme étant celui sur les connaissances et l'activité du([nel l'on |)eut compter pour ce commandement. Le généi-al (Judin
''' En l«tc on lit : «Reçu le 19 soplembre.n — En marjje Carnol a crrit ces mois ; ffDclalls inliTossanls sur l(~i opéralions (le l'année des Pyrénées orienlales.?)
''' Député (lu (lalvados à la (Convention. Il avait réreimiieni rempli les l'unrtions de romniissaire à l'année (lu Nord et avait résidé à .Maul)PU(je. C'est pour(|Uoi il fournit à Carnol des ren.seijjnenicnts sur le roniniandant de cette place et sur la capacité (les divers généraux.
(') Je n'ai pas trouvé le Icilc de cette prcniiiro Icltn- à Carnol.
'*> Cf. lettre du Comité de salut public à Bouchottc, en date du 3o août 179.3, p. 66. — Di's le .3o juillet , du Bois du Hais avait écrit de Maill)eu(;e nu (Comité pour demander de Imna ([(inéraux : irje vous proteste qu'il en a été nonniié un de la division d'ici pour comuiander l'aruu'M^ des Côtes de la Rochelle, nommé (iudin, (|ui n'a rien , mais alisolument rien do rc qu'il faut pour obtenir la moindre confiance; son
moindre défaut est d'être inUnne »
{ Ori{j. , Arcb. de la guerre , armée du Nord.)
W Cf. t. Il, p. 339.
GOURESPONDANGE GÉNÉRALE DE GARNOT
l'indi([iic lui-même ; quant à moi , JR ne lo connais pas , mais il pai-all , par ce qu'on m'en a dit et ëcfit, que Ion pouirail lui confier le conmiandement générai de cette division'''.
11 y a deux généraux auxquels il faut nécessairement donner la retraite, qui sont Gudin et Fontbonne''', tous deux infirmes et peu capables. J'indique à leur place Desjardin <*', lieutenant-colonel du 2' de Mayenne-et-Loire , et Pinteville'*', lieutenant-colonel du a'de Seine-et-Mai'ue '*'. Je les ai déjà indiqués au ministre de la guerre comme des hommes distingués par leur républicanisme très jirononcé , leui- énergie militaire et leiu-s connaissances; ils sont de l'espèce qu'il nous en faut.
''' Le général Ihler fut suspendu io 1 4 scplcinbre 1793.
''> Alexandre-Louis de Fonlbonne, né à Étoile (Drôme) le i.S juin 1700, fds d'un capitaine, sou.s-lipuleuant d'Auvergne-Infanlcrie le aô juin 1769, lieulenant le 16 juillet 1776, 1" lieutenant le i5 avril J778, capitaine en a' le 8 janvier 1780, capitaine commandant le !!3 décembre 1786, chevalier de Saint-Louis le ag juin 1788, lieutenant-colonel du 18' d'infanterie le a8 avril 1799 et colonel le la seplend)rc suivant , général de brigade à l'armée des Ardennes le 8 mars 1793, suspendu de ses fonctions par les représentants en juillet J793, général de division à l'armée d'Italie le 1 li messidor an m ( a juillet 1796), autorisé à prendre sa retraite le i ventôse an iv (a3 février i79()), assassiné d'un coup de feu dans la forêt de i'Eslerel, |)rès de Frcjus, le ao germinal an iv (9 avril 1796), en se rendant de Nice à Paris. Le général de Fonlbonne avait fait campagne dans les colonies de 17753 1788. Son nom manque dans la Biojrraphii; du Dauphiiié, d'Adolphe Rochas.
'^* Jacques Jardin, dit Desjardin, né à Angers (Maine-et-Loire) le 18 février 175g, fds d'un voiturier, soldat au régiment du Vivarais le 8 décembre 1770, caporal le 1" février 1781, sergent le 1 7 juin 1788, renvoyé le 5 février 1790, chef instructeur dans la garde nationale d'Angers le ao février 1790, adjudant général de cette milice le 5 août 1791, élu lieutenantcolonel du 9* bataillon des volontaires de Maine-et-Loire le 19 août 1799, générai de brigade à l'armée du .Nord le 3 sep-
tembre 1793, général de division le 39 ventôse an n (19 mars 179/1), commandant en chef de l'armée des Ardennes le ao prairial an n (8 juin 1796), mis en disponibilité le i" vendémiaire an x (a3 septembre 1801), commandant de la Légion d'honneur le i4 juin i8o4, blessé à la bataille d'EyIau le 8 février 1807, et mort le 1 1, à l'ambulance de Landsberg.
'*' Meniie Pinteville, né à Châlons-sur- Marne (Marne) le 18 octobre 17/15, volontaire dans le régiment de Picardie du 16 avril 176a au 16 décembre 1763, cavalier d'octobre 1766 à octobre 1770, gendarme dans les gendarmes du roi du 10 janvier 1778 au ao décembre 1780, a* lieutenant-colonel du a' bataillon de la Marne le 7 septembre 1791 et 1" lieutenant-colonel le a8 décembre 1799, chef de la 171* demi-brigade de ligne en juillet 1798, général de brigade le 97 septembre 1793, suspendu et mis en arrestation par les représentants Bar et Hentz à Maubeuge le 14 brumaire an n (4 novembre 1793), emprisonné à la Conciergerie à Paris , mis en liberté le 1" fructidor an 11 (18 août 1794). Pinteville rentra au service le 1" prairial an ni (90 mai I7g5) comme lieutenant dans la gendarmerie de la Jlame et hit promu capitaine le a a prairial an » (10 juin i7g7). Cet ex-général fut retraité en cette qualité le 3o septembre 1807. Il vivait encore en 1817. Il avait fait la campagne de Hanovre en 176a et s'était distingué à Jemappes, dans la retraite de- Belgique et au blocus de .Maubeuge.
'■'' Pinteville commandait le a' bataillon de la Marne et non de Seine-et-Marne.
[7 SEPT. 1793.] CORRESPOiNDANGE MILITAIRE DU COMITÉ. 101
Ainsi, selon moi, mon cher Carnol, il faudrait nommer, d'après ce qu'on en dit :
1° Ihler, conmiandant (général de la division;
a" Meyer-'', général de brigade commandant le camj);
3° Desjardin, lieutenant-colonel, en faii-e un générai de brigade pour commander les avant-postes;
4° Pinleville, lieutenant-colonel, en faire un général de brigade pour commander la place.
Retraite h Gudin et Fonibonne, infimies.
Connue cette division est considérablement augmentée, il serait peut être nécessaii-e qu'il y eût un général de plus. Alors j'indiquerais Basquiat''', bon ré|>ublicain , colonel du 1 8* régiment , qui prit si courageusement une redoute à l'ennemi |)endant mon séjour à Maul)euge.
Je vous supplie , mon cher Carnot , de prendre en considération l'objet de ma lettre qui n'a que celui de mettre la Ré|)ublique dans le cas d'élre bien servie'''.
Votre collègue,
Du Bois DO Bais.
W Pierre -Amouid Meyor, nô à Gap (Haules-.^lpes) le aa soplenibre 176s, lils (l'un marchand, fabrirant de I>a8 de soie, volutitaire à la ruiiipaj^iiie de rliasseiirs du n''î;iinent de Cliampagiie le 10 août 178a. raporal le 17 janvier 1788, congédié par ancienneté le 10 août 1790, insiruoleur dans la garde nationale des Haul(>s-Alpes, élu lieutenant-colonel en second du -i' bataillon des volontaires de ce département le a 8 novembre 1791, commandant de ce bataillon le 1" août 1793. général de brigade le 37 août et de division le af) se\itend>rp 1793, commandant de la division de Maubeugc le -sg octobre suivant, destitué le a6 brumaire an 11 (iC novembre 1793), mis en lil>erlé le 39 thermidor (16 août 1 794 ), Mcycr fut réintégré comme chef d'escadron au 8' de cavalerie le a 3 frimaire an MI (i3 décembre 1796), devint adjudant général à l'armée du llbiii le 5 vendémiaire an ti (a6 septembre 1797), pour sa participation au coup d'Ktat du 18 fructidor, servit l'année suivante îi l'armée d'Helvétie et fui envoyé dans le département de la Loière en l'an u. II mourut en l'an x. Il avait été blesse à la bataille de Jemappes. Le nom de ce général a été omis dans la Biographie du Dauphiné,
d'Adolphe Rochas. (Cf. aux Arch. adni. de la guerre une brochure intitulée : L'ex-gêiiéral de division Meyer à tet concitoyens , et aux Archives nationales, AF u 3o0, à la date du 99 thermidor an 11, une autre lirochure intitulée : Pétition du frère du général Meyer à lu Convention nationale.)
C' François-Léonard de Bas<|uial, né à Saint-Sever (Landes) le ag janvier 1760, soldat au régiment de Navarre-Infanterie le 10 mars 17 68, sous-lieutenant au régiment d'Auvergne le 17 mai «773, lieutenant le a6 août 1777, capitaine le 16 novembre 1781, capitaine de grenadiers le 1.5 novembre 1791, lieutenant-colonel au 18' d'infanterie le g mai 1793, chef de brigade provisoire le 8 mars 1798.
''' Les indications données par du Bois du Bais furent en partie suivies. Si le général (iudin ne fut pas immédiatement mis à la retraite, le ministre de la guerre lui envoya le général (ihancel pour le seconder. Bouchotte prévint, le 1 1 s<?plembre 1798, le général Gudin par la lettre suivante (Minute aut., Arch. de la guerre, armée du Nord) :
fr Je veus préviens, général, que le Conseil exécutif provisoire, connaissant le patriotisme, le courage et l'expérience du citoyen
Je vous envoie aussi une ietlre qui m'a été écrite des départements de l'Ouest. Vous y trouverez des détails iuléressants sur l'esprH public qui y l'ègne et qu'il iiuporte que le Comité de salut public, connaisse. Je serais bien aise que vous me fissiez repasser mes lettres sans me répondre, parce que vous n'en avez pas le temps. Vous les mettrez seidement sous enveloppe à mon adresse , nie Verneuil , n° hi6.
(Orig. aut., Arcli. de ta guerre, armée du Nord.)