ÉTAT DES VILLES MENACÉES
1° Lille. — L'appi'ovisionnenient est presque complet; on continue à s'en occuper et l'on espère être en état, avant quinze jours , de souleuii- un siège assez long.
•j° Douai. — Gelte ville est moins bien a|)provisionnée pai' la négligence du directoire du département. Elle demande fleux millions qu'on ne poiura lui refuser.
3° Cambrai. — Cette ville s'est bien conduite , malgré ia tiédeur de ses habitants et les manœuvres d'une foule d'aristocrates, royalistes et agents de Pitt, qui s'y trouvaient loi's du dernier blocus. Elle a promis de se défendre encore mieux, si l'ennemi reparaissait.
k° Arras. — La société populaire et les administrateuj's étant passables , il s'ensuit qu'en cas d'attaque les citoyens se join(b-ont à la garnison ; mais la ville n'est pas assez fortifiée pour soutenir un siège: elle a besoin d'artillerie et de troupes: elle renferme des magasins considérables.
5° Maubeuffe, Avesnes, Landrecics, le Qtiesnoy et Bouctiain. — U pai'ait que ces villes sont en état de faiie quebpie résistance, Maubeugc surtout.
Administrateurs du Nord. — Ils ne j)araissent pas sîirs et ne doivent rester en place que sous la ])lus exacte surveillance.
Administrateurs du Pas-de-Calais. — Ils inspirent plus de conliance, et cependant doivent êti-e suiTeiUés.
Situation de l'ennemi. — Suivant plusieurs rapports, les armées combinées sont en mésintelligence et ne s'accordent ni sur le plan ni sur le but de la gueiTC. L'Anglais voudi-ait la faire régulièrement et avec une apparence de modération; par une bypociisie des ])lus rallinées, on a persuadé aux soldats anglais qu'ils se battaient pour o|)éiT'r la réunion fraternelle des deux peuples et confondi'e sous
[ao AoÔT 1793.] CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITÉ.