‹ Correspondance générale de Carnot (volume 2)Chapitre 114 sur 147 · SUB LA BATAILLE DB WATTI6NIES · texte numérisé non relu

SUB LA BATAILLE DB WATTI6NIES

Soldats républicains ,

Les lâches satellites de la tyrannie ont fui devant vous à votre approche; ils ont abandonné Dunkerque et leur artillerie; il se sont hâtés d'échapper à leur ruine entière en mettant la Sambre entre eux et vos phalanges victorieuses. Le fédéralisme a été frappé dans Lyon; Tannée républicaine est entrée dans Bordeaux pour y porter les derniers coups. Les Piémontais et les Espagnols sont chassés de notre territoire; les défenseurs de la République viennent de détruire les repaires des rebelles de la Vendée; ils ont exterminé leurs cohortes sacrilèges. Cette terre coupable a dévoré les monstres qu'elle a* produits; le reste va tomber sous la hache populaire. Partout oh la tyrannie n'a point

(*) Gamot assiste, le a 3 octobre, i la Dours de prendre le commandement des

séance du Comité. Le même jour, il écrit troupes employées à Tannée des Alpes et k

de sa main deux arrêtés : i* Ordre au Ville-Affranchie. — a" Ordre au ministre

génénd Doppet de prendre le comman- de la guerre de rappeler sans délai le gé-

dément des troupes devant Toulon, au néral de brigade Fabre-Fond (frère de

général Garteaux de prendre le comman- Fabre d^Églantine) et de le remplacer,

dément de Tannée d'Italie, au général (Gf. Aulard, VII, 586.)

[93 ocT. 1793.] CORRESPONDANCE MIUTAIRE DU COMITÉ. 383

trouvé l'appui de la trahison, la victoire a suivi les drapeaux de la liberté et le génie du peuple français triomphe.

Soldats républicains , il reste encore au delà de la Sambre , il reste sur les bords du Rhin et de la Moselle des esclaves féroces, armés contre la sainte cause que nous défendons; ils sont couverts du sang de vos femmes et de vos enfants, du sang des repi^ésentants de la nation. 0 douleur! il en reste jusque dans nos cités; il en reste dans l'exécrable Toulon. Le moment est venu de punir tous leurs forfaits; l'heure fatale des tyrans sonne et c'est par vos mains qu'ils doivent périr. Soldats républicains, les mânes de vos frères égorgés vous implorent, la gloire vous appelle, la patrie vous regarde, les représentants delà nation vous encouragent et vous guident. Marchez, frappez; que dans un mois le peuple français soit vengé , la liberté affermie , la République triomphante; que les tyrans et les esclaves disparaissent de la terre ; qu'il n'y reste plus que la justice , le bonheur et la vertu !

Les membres du Comité de salut public, Robespierre, Carnot, Hérault, Billaud-Varenne.

( Arcfa. de la guerre, reg. d'ordres de rarmée du Nord, XIH biê, fol. 107 ('>.)

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