‹ Correspondance générale de Carnot (volume 2)Chapitre 136 sur 147 · LE COMITE DB SALUT PUBLIC ADX 8BGT10RS DB PAB · texte numérisé non relu

LE COMITE DB SALUT PUBLIC ADX 8BGT10RS DB PAB

Paris, ce t& août, fan n de la République âne et îodivmUe*

II COMiri DÉ aàLVT POBUC de là CONrEKTiON MÀTIOEALE À I/ASSEMBLiE oiniEALE

DE LÀ SECTiOK DE

La levée générale qui va s'effectuer dans ce moment pour chasser tous les ennemis de la République exige impérieusement une quantité d*armes considérable.

Il en faut pour le moment actuel, il en faut pour les besoins à venir.

Il faut que tous les Français aient des armes pour résister aux ennemis extérieurs et aux projets liberticides des ennemis intérieurs.

Il faut qu un très grand nombre d'ouvriers soient entièrement et exclusivement occupés k fabriquer des armes.

Il est nécessaire que nous connaissions le nombre d'ouvriers en fer existant à Paris, pour pouvoir répartir entre chacun d'eux la fabrication des armes.

Nous vous prions en conséquence de faire de suite le recensement de tous les ouvriers en fer dans votre arrondissement, le recensement de tous les ouvriers qui travaillent de la lime, du marteau, sur toute espèce de métaux.

Nous vous prions d'indiquer dans ce recensement l'âge de l'ouvrier, la nature de son travail ordinaire, l'objet auquel il peut être destiné, s'il est père de famille, s'il a une boutique et des ouvriers, combien d'ouvriers il occupe , et généralement tout ce qui est propre à déterminer l'occupation qu'on peut lui donner, et de remplir le tableau cijoint.

Leê membres du Comité de salut public, Robespierre, Thuriot, Sàint-Just, Laz. Garrot, B. BarIrb, G.-A. Pbikùb, Gouthon.

(Impr., eoll. da M. Etienne Chararay.)

Page 45 , première ligne. Ajoutez : Le Comité de salott pubug au ninsTRB de la guerre Bouchotte.

Page 8&. Intercaler la pièce suivioite :

GHAMB^BY, 3 SBPTEIIBBE 1798.

LE G^nMbAL en chef ULLERMARN au comité de salut PUBLIC.

i4na/yse. — li réclame la formation d*nne compagnie de guides de trente hommes pour le département da Mont-Blanc. D a choisi , d*a<^rd avec les représentants du peuple, le citoyen Ratel pour capitaine et le citoyen Jean-François Dupasquier pour lieutenant

(Copie certifiée par Keilermannf Areh. de la gaerre, armée des Alpes.)

Page 86. Intercaler la pièce^suivante :

GHAHBÉRY, & SEPTRMBBB 1793.

LE qIn^RAL en chef KELLERMANN au COMITE DE SALUT PUBLIC.

A Chambéry, le A septembre, ti hearee da soir, Tan u de la République française.

LE QitlinAL D'ÀRUiES DBS ALPKS ET D'ITALIE ACI SEPniSENTAHTS DU PEUPLE COMPOSAET LE COMITM DE SALUT PUBLIC,

Je vais vous rendre compte, citoyens représentants, de ma tournée dans le Mont-Blanc et de Tétat des choses.

Sur la rëquisitioii des reprëseatanto du peuple près rarmëe des Alpes, DoIxh»- Crancë, Gauthier, Smond et Dumaz, je me suis de nouveau rendu dans ie d^partement du Mont-Blanc, extrêmement alarme des progrès des ennemis, tant dans le Faucigny que dans les deux vallées de Maurienne et'de Tarentaise. J'ai quitte le quartier général de la Pape le 3i aoAt, à 1 1 heures du soir, et suis arrivé le lendemain k Grenoble. J*ai de suite donné des ordres pour que Ton pourvût avec chaleur à f approvisionnement nécessaire pour continuer le bombardemoit de Lyon et la défense du Mont-Blanc. Je dois vous instruire que les arsaïaux des départements des Alpes et de Tlsère commencent k s*épuiser de mortîen, de pièces de siège, de bodets, de bombes, d*obus et de poudre; qu^il &ut songer sérieusement à leur remplacement immédiat, trois mortiers, une pièce de 9&, une de 16, dont trois sont hors de service devant Lyon.

De Grenoble j*ai été à Barraux, k Chambéry ; j*ai dissipé les alarmes qui se renouvelaient. J'y ai trouvé les représentants Simond et Dumas, avec lesquels je me suis rendu à Aiguebelle. Les généraux me parurent inquiets sur leur flanc droit Je leur ai renouvelé Tordre de tenir ferme et j*ai bit des dispositions pour leur Ater la crainte d'être tournés et coupés de Montmâian, deux bataillons étant en marche, Tun des Valloires, qui sera remplacé par un placé au Galibier, et Tautre venant du camp de Toumoux. Les troupes, quoique très affiûblies par les maladies, ont montré beaucoup d*ardeur et de désir de livrer un combat. Le i , nous fdmes à THApital et trouvAmes dans les troupes même ardeur, mais aussi même affidblissement.

D'après tous les renseignements, la force de Fennemi dans les deux vallées ne passe pas huit mille hommes de troupes r^ées, mais un grand nombre de paysans a pris les armes en sa laveur. Les représentants vous diront de leur cAté ce qu'ils ont remarqué.

Dans le Faucigny, j'ai trois bataillons et des gardes nationales sous les ordres d'un brave militaire, nommé Verdelin^'^ commandant temp<Nraire k Chambéry et capitaine au 35' riment. J'envoie le citoyen Santerre ^*\ did de brigade au 35* ré-

(') Jesn-Charles de Verdelin, né i Montât (Hautes -Pyrénées) le 19 janvier i7à9, fils de François, baron de Montégat, sous-lieutenant au régiment de Boulonnais le 11 août 1765, lieutenant le 9 juillet 1769, capitaine en second ie 97 [juillet 1781, capitaine de grenadiers le 17 juiUet 1783, capitaine commandant le i3 avril 1786, commandant temporaire de Gbambéry le & juin 1 793 , commandant la brigade de Faucigny le sa aoât 1793, adjudant général chef de brigade le 17 septembre 1793, retraité le a 5 bnimaira an IV (16 novembre 1795). Il était cousin de la femme du général Le Veneur.

(*} Louis-Jacques Ruelle de Santerre, né

i Versailles le s s septembre 1789, volontaire au régiment du Golond-générai des dragons ie s8 novembre 1766, lieutenant au régiment de Languedoc le i3 février 1769, sous -lieutenant des grenadian le i*' juin 1759, capitaine en second de cavalerie le 90 juin 1769, enseigne au régiment de Languedoc le i5 octobre 1759, capitaine de cavalerie ie 1*' janvier 1760, sous-lieutenant an régiment de Languedoc le 3i mars 1763, sous-lieutenant des chasseurs en octobre 1 76a , lieutenant le sA décembre 1766, lieutenant des chaaseun ie 90 juillet 1 768 , capitaine le 9& mars 1 769 , lieutenant-colonel le 5 février 1 799 , colonel du 35* le 99 juin 1799, générai de

giment, que les représentaotB du peuple Daboi»-Grancë et Gauthier ont nomme général de brigade ^^\ prendre le commandement en chef de toutes les troupes rassemblées dans le Faucigny, à Bonneville, avec ordre d'attaquer vigoureusement les rebelles et les troupes piémontaises réunies à Cluses, et, après les avoir chassés de Cluses, Sdlanches, et regagné la vaBée, de marcher vivement par Annecy sur la vallée de Beaufortren-Tarentaise^'^ Cette expédition faite, on attaquera Tennemi, de concert avec la division de THApital, et on le rechassera plus promptement qu'il n'est venu.

Je prépare les dispositions pour l'attaque des deux vallées et je la ferai commencer aussitôt que j'aurai le peu de troupes que je iàis venir et que je serai en mesure d'agir avec un parfait ensemble.

Dès que cette expédition sera terminée je retourne i Lyon, si ma présence y est jugée nécessaire par les représentants. Pétablis mon quartier général au château des Marches, à une lieue de Montmâian, point central.

Je vous envoie copie de l'extrait du procès-verbal du Conseil général du département du Mont-Blanc relatif à la formation d'une compagnie de guides de l'armée pour ce département, avec l'apostille des représentants et la mienne au bas.

Je vous envoie en outre copie de la lettre du citoyen Le Féron ^'^^ général de bri-

brigade provisoire le s 4 août 1798, nupeoda le 1 6 vendémiaire an 11 ( 7 octobre 1793), autorisé à prendre sa retraite le 17 fructidor an 11 (3 septembre 1796)1 pensionné le 9 messidor an iv (97 juin 1796), mort à Lille le à pluviôse an x (fi& janvier 1809). Le général Ruelle de Santerre avait fait sons Tanden régime les campagnes de Hanovre en 1767 et 1768, du Canada de 1769 à 1761, de Corse en 1768 et 1769, et d* Amérique en 1780 et 1781. Il avait été blessé au Canada le 97 avril 1760.

(>) Le 94 août 1793.

(^ Cf. KrebsetMorîs,!, 976.

^ Louis-Hyadnthe Le Féron, né à Partbenay (Deux -Sèvres) le 3o novembre 1765, capitaine au i*' bataillon des Deux- Sèvres le 6 octobre 1791, 9* lieutenant^ colonel le 1" décembre 1799» i** lieutenant-colonel le 8 janvier 1798, général de brigade à Tarmée des Alpes le 19 août 1 793 , refuse ce grade par lettres du 9 9 août et du 97 septembre 1793, autorisé à reprendre le commandement du bataillon des Deux-Sèvres le 19 octobre 1793, général de brigade A Tannée des Pyrénées occidentales par arrêté des représentants du peuple

le 90 vendémiaire an ni (1 1 octobre 1796), refuse de nouveau ce grade et rentre dans son bataillon le 8 frimaire an m (a8 novembre 1794)» commande la demi-brigade des Deux -Sèvres le 3o germinal an m (19 avril 1796), passé à la 63' demi-brigade d*infanterie de ligne le 3o nivûse an vi (19 janvier 1797) et à la 5* demi-brigade le 1" germinal an viu (91 mars 1799), mort en Italie en août 1 799. — Le 99 août 1 793 , Le Féron écrivait au député Cochon, son compatriote : «Citoyen représentant, si vous avez contribué A me faire nommer général de brigade, A beaucoup près vous n'aves pas rempli mes vues. *Le ministre m^ordonnant de prendre le commandement d'une brigade de la division de Valenciennes qui va se porter sur Lyon, je n'hésite point à obéir, mais cette place est fort au-dîessns de mes forces. Rendez-moi un serrice signalé; parlez au ministre de la guerre pour qu'il me fasse donner une place d'adjoint aux adjudants généraux à l'armée, pour laquelle je semble destiné', tûcbez de faire obtenir le même emploi A Boûet, capitaine de notre bataillon. Si mes propositions ne sont point accueillies, donnez -moi une preuve de votre amitié et faites en sorte

gade, et de r^al du nomim des tnmpes qui sont arrivées k limooeBt, eoinpoflaiil la ganÙBOQ de Vatendeanes. Vous verm que eette garnisoQ est loin d*étre anasi Dombreiue qu'on me i*avait annooeée; elle est composé» de corps dâabrfe et manquant de beaucoup de choses. Vous jugerex Tous-ïnèmes de ce qn*3 est possible d^exëeuter avec des moyens tellement aa*dessous de ceux qu*on m'avait promis.

KiLLiaHAinr.

(Orig., Areh. de la gnerre, armés dai Alpet.)

Page 93. Intercaler la pièce suivante :

CHAMBiaT» 5 8IPT111BBB 1793.

LB ûMbAL m CKBP KBLLBBIIARll AU GOHrr< DB SALUT niBUC.

ChanUry, la S wptamhra 1791, Pan u da la BépnUiqiia fraoçaiaaL

LE QinitiÀL D'ÀMMiëS M8 ALPES ET D'ITÀUE âOI BEPBiSEKTÀNT8 DU PEUPLE C0MP08ÀKT LE COMlti M SÂLUT PUMUC.

Je VOUS envoie, citoyens représentants, une lettre que je vi^s de recevoir des citoyens Dubois-Grancé et Gauthier, représentants du peuple, avec copie de odks qui leur ont été adressées par leurs collègues députés dans les départements méridionaux. Leur contenu, dont vous deves avoir eu connaissance, prouve trop l*état critique des affaires dans cette partie par Teffet de la trahison de Toulon. Ils me disent qu'il n'y a plus d'autre combinaison à bire que de marcher droit à Ten* nemi. Sans doute il le faut et, si les événements de l'intérieur n'eussent pas tome à déranger mon plan de campagne et ne m'eussent pas lié à un point plus qu'à un autre de ma longue ligne de défense, les Piémontais n'auraient pas envahi une partie du territoire de la République , et les Anglais, j'ose le croire, ne seraient pas maîtres de Toulon.

Oui, il &ut marcher k l'ennemi, et voilà pourquoi je suis en Cmc de celui qui, n'ayant plus qu'un mois pour consommer son projet, va sans doute redoubler d'eflRvts. J'espère les rendre nuls et le culbuter lui-même au ddà des monte. Oui , il frttt forcer de moyens, comme le disent les représentents Gauthier et Duboia- Crancé, contre Lyon et Toulon. Aussi bis-je tirer des départemente de l'Isère et des Hautes-Alpes la plus grande partie des bouches à feu et des munitions qui s'y trouvent pour achever de détruire Lyon, qui persiste dans son étet de rébellion à la loi; mais il but augmenter le nombre des troupes, tent pour achever et bien

que je demeure à an corps à qui je sais desMyos de l'emploi. Votre concitoyen. Le

attache. Parlet à cœur ouvert, ma recon- . ' Fëron.ii (Orig. aut., Arch. adm. de la

naissance sera sans bornes. Je tous avouerai . guerre, dossier Le Féron.) — Le ministre

franchement que mes talents sont fort au* de la guerre fit droit à sa requête.

atmirer l'intestissement qoe pour exécoter qiidqne attaqae vigourease. Les gardes nationales requises ont k peine fourni la moitié de leur contingent, et une partie arrive sans armes. Je vous ai parlé dans ma lettre d'hier de la réduction de la garnison de Vdenciennes, que Ton m*a annoncée de quatre mille hommes.

Oui, il faut de grands moyens pour des entreprises de ce genre, et je n*ai cessé de me plaindre au Comité de salut publie, i la Convention nationale, au ministre de la guerre, du dénuement où Tannée des Alpes était en divers genres, particu** iièrement en artSIerie, en chevaux pour la traîner, en troupes k dbeval, en infanterie. Je me suis assez plaint que dans cet état de dénuement on retirlt encore des forces de cette année. Tout cela est resté sans r^nse et on n'en a pas moins exigé de moi des efforts au-dessus de mes forces.

Il frndra de plus grands moyens pour reprendre la vSIe et le port de Toulon. Je dédare même que je ne connais pas d'enta^prise mSitaire d'une plus haute importance et qui soit hfrissée de plus de difficultés. Ohserves avec moi, citoyens représentants, que la place est couverte au dehors de forteresses qu'on a cherché k rendre d'une longue défense, qui se lient entre elles et dont les murs prennent de revers sur les attaques des autres. Les travaux de la dernière campagne ont réparé les chemins couverts et la partie d'enceinte de h place qui étaient plus fidUes. Ce n'était pas pour que la pins exécraUe des trahisons livrAt aux Anglais une place, un arsenal si redoutables, que la nation y avait préparé tant de puissants moyens de défense, qu'dle y avait bit accumuler tant d'artillerie et de richesses navales. Tous ces forts, tous ces canons, tout est au pouvoir des Anglais. Ds hérisseront ^core les remparts de l'artillerie de nos propres vaisseaux. Maîtres de la mer, ils ravitailleront k leur gré la place en troupes, en vivres, en munitions de guerre. D faut donc que nous rassemblions une immense artillerie en canons et surtout en mortiere, avec au moins &o,ooo bonunes. Je ne parie pas des moyens de marine qui ne sont pas de mon ressort; je me home sur cet objet k dire militairement qu'il fendrait qu'une de nos flottes bloquât le port

Jusqu'k ce que l'armée des Alpes ait chassé les Piémontais au ddk des monts et que la saison heureusement tràs prochaine garantisse la frontière des Hautes- Alpes, jusqu'k ce que je paisse disposer des troupes rassemblées pour punir Lyon , cette armée ne peut envoyer aucun renfort contre Toulon. A cette époque aussi l'armée d'Italie aura un moindre besoin de toutes ses troupes et elle fournira une partie de celles qui la composent. Mais il sera nécessaire de feire encore arriver so bataillons au moins pour porter k &o,ooo hommes effectife l'armée du siège de Toulon. Je dois vous déclarer que les places des Hautes-Mpes et de l'Isère vont être entièrement dépourvues de munitions de guerre par la consommation journalière devant Lyon. C'est donc des arsenaux du Rhin et de la Moselle qu'U feut tirer promptement toute l'artillerie de siège nécessaire pour attaquer Toulon, et il ne feut rien entreprendre que les moyens d'attaque pour trois mois au moins ne soient réunis.

Mon devoir de général est de ne vous rien taire des difficultés d'une entreprise lelie que le siège de Toulon, et je déclare en même temps que la République doit tout faire pour rentrer victorieuse dans ce port, si essentiel k son commerce et k sa puissance. J'espère, citoyens représentants, que vous répondrez k cette lettre.

qnoiqae je ii*aie reça aucune réponse à cdles que je vous ai adressées depuis trois semaines. Je ne puis vous cacher combien un tel silence est décourageant, je dirai même mortifiant pour un général, qui se dévoue, comme je Tai fait et ne cesserai de le faire, à bien servir la République.

Malgré les affreuses calomnies dont on s*efforce de me noircir depuis qudque temps, malgré les amertumes dont on ne cesse de m'abreuver, jamais je n'ai ceaté de vouloir la République une et indivisible, de Taimer, et plAt à Dieu que son bonheur et sa gloire fussent cimentées de tout mon sang! Mais comment Youdrait^n que j'accomplisse un si généreux dessein quand je n'ai eu, ni n'ai, comme vous ne le savez que trop, ni les forces, ni les moyens nécessaires. Donnei-ies moi ces forces , ces moyens; ils sont tous dans vos mains. Je mets de ce nombre la confiance de mes concitoyens, toujours indispensable à un général d'armée, et surtout dans les moments de grandes crises. Alors je marche, j'entreprends de sauver la République ou je périrai avec elle.

Je vous ofire de nouveau, citoyens représentants, la démission de mon empkn de général d'armée, mais dans ce moment il &ut agir et ne pas consulter les pénibles sentiments dont je suis afiecté. Si je péris, tout est fini pour moi et l'honneur me survivra. Si je suis assez heureux pour faire triompher la République, ma retraite est la seule récompense que je demande et que sans doute on ne s'opiniàtrera pas à me refuser ^^K

(Orig., Areh. de la gaerre, armét) des Alpes.)

Page 116, note 1 . M. Victor Rarrucand a publié à la librairie Pion les mémoires du général Rossignol , sous ce titre : vLa vie véritable du citoyen Jean Rossignol , vainqueur de la RastiUe et général en chef des armées de la République dans la guerre de Veodée. n M. Rarrucand donne comme date de naissance du général 7 novembre ijSg. La date exacte de mort est le SJIortûl an z{stg mare î8os).

Page i33. Intercaler la pièce suivante :

GHAMB^BT, 11 8BPTBMBRB 1798.

LB GinitikL KBLLBBIf ANN AU COMITE DB SALUT PUBLIC.

Analyse. — Envoi d'uue copie d'une lettre du général duMerbion. U apprend à

(>) Cette pièce, quoique envoyée au Go- pas les satisiactions qa*il rédamait, mais mité, ne porte pas la signalore de Keller- fut destitué par le Comité de salut mann. — On sait que ce général n^obtînt et mis en arrestation.

rinfllant que l*eiinemi vient d*ètre repousse par le gënëral Le Doyen ^'' k Aîgaebelle en Maurienno.

( Orig. , Areh. do la gaerra, armée des Alpes.)

Page i58. Intercaler les deux pièces suivantes :

LES MARCHES, fj SEPTEMBRE 1793.

LE G^N JRAL EN CHEF KBLLERMANK AU COMIîi DE SALUT PUBLIC.

Au qnariicr géDéral des Marches, le 17 tepiembre 1793, Tan 1 de la République,

IB GinitLAL DURMÉKS DBS ALPES ET DHTAUE AVI BEPBiSEETANTS DU PEUPLE COMPOSANT LE COMiTÉ DE SALUT PUBLIC,

J'ai reçu, citoyens représentants, votre arrêté en date du ai août, par lequel vous prononcez la peine de destitution contre les odiciers qui , dans le délai de huit jours k dater de la réception de cet arrêté, n'auront pas endossé Tuniforme national ou auront conservé quelques signes de Tancien régime. J'ai fait immédiatement passer aux généraux des exemplaires de cet arrêté pour qu'ils le fissent mettre k exécution; mais je me permettrai de vous représenter qu'il est impossible aux bataillons qui font la guerre dans les Alpes de se conformer, aussi promptement que vous l'exigez, h In loi. Enfoncés dans des montagnes affreuses, dans les bois, dans la neige, séparés souvent de toute communication avec les villes, ils sont dépourvus non seulement des moyens de se faire habiller, mais de faire ré-

f'> Jean-Deais Le Doyen, né à Liège (Belgique) le 96 septembre 1761, volontaire au corps des cjffabiniers le i5 janvier 1765, enrêlé au régiment de Dauphiné- Infanterie le 16 mars 1768, caporal le 1" Juin 1770, sergent le i*' septembre 1779, fourrier le ai avril 1776, sergentmajor de chasseurs le ai juin 1776, congédié le 1" novembre i778,sous-iieutenant au balaiUon de garnison de Royal- Infanterie le ao juin 1779, gendarme à la compagnie de la Reine le a6 mars 1780, quanier-maltro du régiment du Colonelgénéral des hussards le 98 décembre 1783, lieutenant le 1*' avril 1791* capitaine te 7 avril 1799, aide de camp du général Sheldon le i** juillet 1799, adjudant général liealenant-colonri le 3 septembre 1799 et chef de brigade le 19 avril 1793,

général de brigade provisoire à l'armée des Alpes le ai juin 1793, suspendu le

7 octobre 1793, relevé de sa suspension le 3 décembre 1796* confirmé dans son grade le 1 1 avril 1796, suspendu le aS octobre 1795 et réintégré le 19 novembre suivant, commandant à Luxembourg le 19 décembre 1798, chef d'état -major de Parmée des Alpes le h mai 1796, commandant le département des Hautes- Alpes du 99 septembre 1797 au 11 février 1798, admis au traitement de réforme le

8 mai 1798, remis en actirité i l'armée d'Italie le 6 avril 1799» inspecteur aux revues le 7 février 1800, employé i l'armée de Saint-Domingue le 99 octobre 1 801, mort au Gap (Ue de Saint-Domingue) le 16 mai 1809. 11 avait fait sons Tanden régime la campagne de Corse en 1769.

parer las hahiti qa^ils porteot Da ont adraaaé leara rëdamatîoQa au repréaentaoU da peuple prèa oette armëe, qui ont troavé juale de leur aeeonier la poaâ* bilitë de aatiâfaire k la loi et le temps de frire mettre en oravre les draps achetés depuis loDglemps pour cet objet Je suis persuade que tous sentîrei la Yéritë de ces raisons et que tous voudres bien y avoir ^ard.

Quant à ceux des oflBciers dont les bataSlons ne sont pas dans la poaitkm dont je vi«is de vous parler, la loi sera exëeutëe dans toute sa rigueur à leur égÊrà,

Kiuuaumi.

(Orig. , Arch. da U gvcrre, timU det Alpat.)

LB8 MÂBCHES, fj 8BPTEMBBB 1793.

LB OinihkL KBLLBBMAmi AD GOMITlf DB SALUT PUBLIC.

iina/yse. — Le fournisseur de la viande de Tarmëe ayant rédamë un acompte de 3 millions pour le trimestre de juillet, le Comité a demandé un état des bommes des armées des Alpes et d'Italie. Kellennann dédare que Teffeetif de son année est de & 0,000 hommes, mais qu*il n*a pas ce nombre disponible de combattants, car il faut en défalquer notamment 5 bataillons et la l^on des Allobroges, qui sont k Marseille avec le général Carteaux, et ti bataâlons et a rc^pmeots de troupes k cheval qui sont devant Lyon. Ce qui a le plus absorbé des moyens du munitionnaire, ce sont les fournitures aux gardes nationaux mis en réquisition, dont le nombre s'est élevé k 7,000 ou 8,000 hommes pendant le mois d'aoAt Ce nombre sera très supérieur pendant septembre si, comme on Tannonce, il arrive devant Lyon 90,000 hommes des départements du Puy-de-DAme, de la Haute- Loire et du Cantal,

(Orig., Arch. delà guerre, armée det Alpec.)

Page a6o , a i* ligne. Au lieu de Dubremt, lises Duiretl,

Page 990. Ajouter la notice suivante sur le général Lemaire :

Simon-Hubert Maire, dit Lemaire, né k Besançon (Doubs) le la juOlet 1765, entré au régiment d'artillerie d'Auxerrele 3 février 1775, a'canonnier le i" janvier 1777, 1*' canonnier le 3 février 1781, sergent le iS juillet 1789, sergentmajor le 98 octobre 1786, lieutenant le 18 mai 1799 , capitaine le 1*' novembre 1799, général de brigade provisoire en septembre 1793, conBrmë le 8 pluviAse an n (97 janvier 179&), inspecteur générai d'artillerie le i*' pluviAse an 1 (91 janvier 1809), membre de la légion d*honneur le 19 frimaire an xn (i 1 décembre i8o3) et commandant le 9 5 prairial (li juin i8oi), retraité le 17 prairial an xiii ( 6 juin i8o5), remis en activité et chargé du commandement de Tarr tSlerie k Dunkerque du iS août au 93 octobre 1809, commandant de la levée en masse du département de la Haute-SaAne le 7 janvier i8i&, mort k Besançon le 91 juin 1817.

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