LB COMITE DB SALUT PUBLIC A L'ARMÉS DU NORD
Paris, le 10 do 1" mois. Tan n de la République fraoçaise. LS8 MÉMMBBS DU COMni DB SALOT FODUC 1 LURMÉE DV BOBD.
Républicains,
L'armée de la République vient d'entrer triomphaate k Lyon; les traîtres et les rebdles sont taillés en pièces. L'étendard de la liberté flotte dans ses murs et les puriGe. Voilà le présage de votre victoire.
La victoire appartient au courage. Elle est à vous. Frappez, extermines les satdlites des tyrans. Les Uches I ils n'ont jamais au vaincre par la force et par la valeur, ils n'ont acheté que des trahisons. Ils sont couverts de votre sang et surtout de cdui de nos femmes et de nos enfants. Frappes I qu'aucun n'échappe à votre juste vengeance. La patrie vous r^farde, la Convention seconde votre gêné* reux dévouement Encore qudques jours, les tyrans ne seront plus et la République vous devra son bonheur et sa gloire. Vive la République I
HERAULT, Collot-d'Hbrbois, Billaud-Varbiiiib, B. BAsiaB, Saiht-Just, Rorbspibrrr ('>.
(Orig. , Arch. de la guerre, armée da Nord.)
LB MIlflSTRB DB LA GUBRRB BOUGHOTTB AU G^N^RAL JOURDAll.
Paris, 10 de la 1* décade da 1" mms de Pan n de la République fraofaîse, ane et indivisible.
Nous sommes id, génénd, dans l'attente des bonnes opérations que vous allez exécuter. La conûance est générale en vous et vous la justifierez. Communiques k l'armée votre audace et votre énergie , annoncez-lui les avantages remportés dans les Pyrénées sur les Espagnols, dans les Alpes sur les Piémontais, dans l'intérieur sur les rebelles de Lyon , qui ont promis de livrer leurs chefs et qui implorent la clémence nationale, sur les rebelles de la Vendée, qui sont attaqués dans leurs derniers retranchements. Dites à l'armée que le moment est arrivé de détruire nos ennemis, que nous avons sur tous les points des forces supérieures et qu'enfin des chefs sans-culottes ne l'empêcheront plus de recueillir le finit de ses victoires.
('' La pièce a des corrections de Hérault-SëcheUes, ce qui semble indiquer que cette prodamatioQ a été rédigée par luL
28& CORRESPONDANCE GÉM^itALE DE C\RNOT. [tt oct. 1793.]
Mon courrier me rapporte de vos nouveUes. Frappei fort, d^poAtei de leur v3 métier les esclaves qui se battent pour de l'ai^gent contre des hommes qui combattent pour leur propre cause et pour tout ce qu*ils ont de plus cher au monde.
Confiance et vdeur, salut et fratemitë.
J. BooGBom.
( Areb. de la gaem, reg* (Tordras àè JoordaD , f»l. loo.)
GCISB, Il OCTOBBB lyQS.
DDQUB8N0Y ADX BBPB&BBTANTS iUE LACOSTB BT PBTSSABD, À AERAS.
Goiw, 1« 1 1 octobre 179S, Tao n de la R^nbliqne françaiie bm et indÏTiaible.
Citoyens collègues,
Nous venons de destituer le général Merenveue^'^ et de Tenvoyer devant vous pour y être jugé par la nouvelle commission que vous avez établie à Arras. Ce général, chaîné de TartîUerie, malgré les ordres du général en chef, nous laissait sller à Tennemi sans munitions. Heureusement un officier d*artillerie vint nous informer du fait. Le génénd en chef fit venir cet aristocrate, lui demanda s*il avait exécuté ses ordres et si rien ne nous manquait; il répondit que non et que nous pouvions être tranquilles sur cet objet. Interpellé combien nous avions de cartouches à balle, il a répondu que nous en avions sept cent mille, et tout le monde sait qu*il en but au moins deux millions. Nous avons bien vite fait expédier des ordres pour en faire venir en poste.
I^ général en chef lui avait ordonné de faire suivre quatre cents pionniers et il n'en a rien fait, de manière que cette vieille tête à changer a fidlli nous perdre. Faites-moi guillotiner ce vilain aristocrate.
Deux colonnes sont déjà parties d*ici; demain le restant de notre armée doit se mettre en marche et, si notre poudre arrivait, nous commencerions la danse.
Le vieux j. f. de Mérenveûe est cause que Tennemi aura le temps de connaître nos dispositions et de se renforcer. Je suis pressé.
Salut et fraternité.
DOQOBSNOr.
P. 5. J'ai fait arrêter hier, ici, notre collègue Belin, qui s^ trouve depuis trois semaines, sans aucune permission. Cet homme était ici le défenseur officieux des aristocrates.
(Orig. aat., coll. de M. Etienne Charavay.) (*) Duqucanoy Tappelle, par erreur, Bermwuê.
[i 1 UCT. 1793.] CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITÉ. 3»5