‹ Correspondance générale de Carnot (volume 3)Chapitre 128 sur 181 · LE G^N^RAL ERNOUF AU GÉNÉRAL DCQDESNOY · texte numérisé non relu

LE G^N^RAL ERNOUF AU GÉNÉRAL DCQDESNOY

Avasnes, le 19 octobre 1798 , à une heure après minuit.

ÀV GBsiRAL DDQDESNOr,

Le gênerai en chef me charge de vous écrire qn^, d'après une conférence qu'il a eue avec le représentant Carnet et le chef de brigade de génie son frère , son intention serait d'enlever à Tennemi la petite ville de Beaumont, qui ne peut tenir contre un coup de main vigoureux. En conséquence, vous ferez votre possible pour avoii* promptement des renseignements sur la force de l'ennemi de ce cAté-là et de l'artillerie qu'il a à son service. .Vous me rendrez compte, le plus tAt possible, de vos découvertes pour lesquelles il ne faut rien épargner. J'attends demain , sur le milieu du jour, de vos nouvelles, parce qu'il &ut que l'opération se fasse aprèsdemain ^^K

(Arch. de la guerre, reg. de Jourdan, p. 67.)

retournera à ramiée. Il doit toujours entretenir les soldats dans un vif désir de poursuivre ces satellites des tyrans. Retraite brillante de la garnison de Rocroi. Si votre droite et votre gauche , de Dunkerque à Carignan, eussent opéré simultanément, ainsi que la garnison de Maubeuge, nul doute que Taffaire n*eût été décisive , mais le vrai succès, la grande alTaire est de les chasser entièrement du territoire, parce qu'alors les places qu'ils nous ont prises tomberont forcément. Je n'ai encore rien appris des mouvements du général D'A vaine. Le premier succès que nos troupes ont obtenu sous votre conduite vous est un sûr garant de ceux qu'elles obtiendront encore. Que les liens de la confiance et de la fraternité vous unissent tous , et tout ira bien ! J'ai reçu ime lettre du général Ferrand, qui prétend qu'il y aurait eu de la témérité à attaquer l'armée de circonvallation pendant que celle d'observation était aux prises avec la nôtre; mais, lorsque les ennemis faisaient leur retraite , lorsqu'ils repassaient la Sambre au-dessus et au-dessous de la place, pourquoi le camp n'a-t-il pas fait

une sortie? En gardant bien la rille l'on aurait pu les faire attaquer par dix ou douze mille hommes et, en saisissant le moment où une partie de leurs forces avait repassé la Sambre et où l'autre était de ce côté, l'on aurait pu leur causer un grand préjudice et s'emparer d'une partie de leur artillerie. En tout [cas], il me parait que l'esprit de la garnison de Maubeuge aurait besoin d'être renouvelé et qu'il conriendrait d'en retirer les bataillons les moins républicains pour y en substituer de plus prononcés. Vous me marquerez les arrangements que vous aurez faits d'après cette observation.» — Une note nous apprend que cette réponse de Bouchotte fut expédiée à Jourdan le a 1 octobre.

^') Le même jour, Jourdan écrit au représentant Perrin pour le prier de s'informer de la position et des forces de l'ennemi à Beaumont. tr Votre amour pour la patrie et la haine que vous portez aux tyrans vous suggéreront des moyens infaillibles pour réussir dans cette découverte, n (Arch. de la guerre, reg. de Jourdan, p. 68.)

[igocT. 1793.] CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITÉ.

AVESKES, 19 OCTOBRE I793.

CELLfEZ, VARIN ET BERTON, AGE?ITS DU CONSEIL EXECUTIF À LUBMÉE BO NORD,

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