L. Carnot, Saint-Just, Thuriot
(Orig., coll. de M. Etienne Gharavay.)
^') En tête on lit ces mots de la main de Bourhotte : <r6* division. Répondu au Comité que s^il se présente une occasion, j^empioierai le citoyen Lautremange, que je crois cependant qu'il est mieux de ne pas employer d'étrangers.» On trouve aussi cette mention : vR. (répondu) le a 6 août 93.» — Les armées de la République comptaient en effet dans leurs rangs un certain nombre d'officiers étrangers, et notamment plusieurs Belges entrés au service de la France après Técbec de la révolution
de Brabant. On cherchait à s'en débarrasser, car la présence d'étrangers sur notre territoire était généralement considérée comme un véritable danger. Le 1*' août, Gambon avait demandé et obtenu de la Convention que, par mesure de sûreté générale, on pût provisoirement arrêter tous les étrangers suspects , et , le 3 , le représentant Bréard avait fait décréter l'arrestation de tous ceux résidant en France. La note de Bouchotte est un écho de la préoccupation des esprits à ce sujet.
[i7 Ao«T 1793.] CORRESPONDANCE MILITAmE DU COMITÉ.