BRIANÇON, S 6 SEPTEMBRE
LE G^NiRAL LESTRADE^^^ AU COMITE DE SALUT PUBLIC.
Analyse. — Il explique qu'il a dû refuser, à cause de ses infirmités, le commandement de Tannée de Lyon que lui avaient offert les représentants Dubois- Crancé et Gauthier.
(Orig., Arch. de la guerre, correspondance générale.)
(i> Le géoéral Béni écrivit du camp de la Madeleine, le 8 octobre 1793, à Jourdan et à Bouchotte, que Tétat de sa santé ne lui permettait plus de rester en activité. Le 9 octobre, Bouchotte prévint Jourdan que le Conseil exécutif suspendait Béni. (Arcb. de la guerre, armée du Nord.)
(*) Cf. A. Chuquet, Wisiembourg, p. 1 88 et 189.
(^} Claude-Amable-Vincent de Roqueplant de Lestrade, né au Puy (Haute- Loire) le 6 avril 1799, cadet au régiment de Lyonnais en 1 7Â6 , lieutenant en second le 9 novembre 1 7^7 et en premier le h mai 1768, réformé en 17A91 enseigne le
fi 6 juillet 1769, lieutenant le 1*' avril 1 75^ , lieutenant de grenadiers le 6 février 1756, capitaine le 7 février 1767, chevalier de Saint-Louis le 19 février 1763, capitaine de grenadiers le 1*' juillet 177a, passé au régiment du Maine le 96 avril 1 776 , capitaine commandant de chasseurs le 6 juin 1776, lieutenant-colonel du régiment de Câlinais le '19 août 1777, brigadier le 5 décembre 1781, maréchal de camp le 9 mars 1788, employé dans la Haute-Loire le 7 mai 1 799 , lieutenant général le ] 9 juillet 1799, commandant les troupes destinées à soumettre Lyon par arrêté des représentants Dubois-Crancé et
[aSsBPT. 1793.] CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITÉ. 213
LES G^NiRAUX GHAPUY, iUE, BEYSSER ET HOUGHARD AU COUîji DE SALUT PUBLIC.
Analyse. — i* Le général Chapay écrit de Cambrai pour adresser le tabieaa de la situation de Bouchain en approvisionnements de tout genre , et marque les besoins de cette place , ainsi que de celle de Cambrai. ( Analyse , Arcb. de la guerre , reg. du Comité de salut public, C, fol. 53o.) — a* Le général aie écrit de Givet pour envoyer un plan de campagne. Il propose de former près de cette ville un corps de a 0,000 hommes d'infanterie et 3,ooo de cavalerie, pourvu d^artillerie. U signe : Le sant-cuhtte général de division Elie. (Orig., Arcb. de la guerre, armée du Nord.) — 3* Le général Beysser écrit de Paris pour demander h être présent lors de Touverture de son portefeuille , qui contient des pièces importantes. (Analyse, Arcb. de la guerre, corr. gén.) — 4* Le général Houcbard annonce son arrivée à Paris avec le général Bertbelmy et demande à être entendu. (Analyse, Arcb. de la guerre , corr. gén.)
GARNOT AUX OPHCIERS MUNICIPAUX DE DUIIKERQUE.
Pans, le (*) septembre 1798, Tan 11 de la République française.
lÀZÀRE CÀMNOT, HBPBésBlITANr DU PBVPLB , AUX OFFICIBBa MUNICIPAUX DB lA flUB DE DUNEBRQUB,
Je reçois en ce moment, à mon retour du quartier général de l'armée du Nord^^), votre lettre du â5 de ce mois relative aux besoins d'habillement des bataillons; je mettrai au plus tôt sous les yeux du Comité votre demande tendant à obtenir la sortie de 700 aulnes de drap.
Gaatbier le 90 septembre 1793, reliise ces fonctionsi^ retraité le as vendémiaire an 11 (i3 octobre 1793), mort à Perpignan le 3 décembre 1819. Le général de Lestrade avait Tait les campagnes d*A1lemagne en 1761 et 176*, et d*Amérique de 1777 à 1783. U avait conquis son grade de brigadier an siège d*York~Town.
(^) La date est en blanc.
(*) Camot avait été envoyé à Tannée da
Nord par arrêté du a 3 septembre 1793. (Cf. p. 197.) — 11 était de retour à Paris le 98 et il s'empressa, le même jour, de renvoyer k Fadministration des voitures et selleries de la Républicjue la diligence qui avait été mise à sa disposition pour se rendre à Tarmée du Nord. (Cf. le reçu de radminîstration dans les archives de la famille Gamot) Il écrivit aussi deux arrêtés. (Gf.Âulard, VI, 100.)
21 'i CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [ a8 seft. 1 798. ]
Quant aux nouveaux fonds dont vous avez besoin pour continuer les travaux de votre comité militaire, ils peuvent être mis à votre disposition par nos collègues TruUard et Berlier; c'est à eux qu'il convient de vous adresser, et je ne doute pas qu'ils ne s'empressent de vous seconder de toutes leurs forces dès qu'ils auront reconnu par eux-mêmes le zèle et la pureté des membres qui composent le comité militaire. Il est certain que nos troupes sont dans le dénuement le plus absolu et ont le plus grand besoin de secours.
Vous avez pu remarquer, citoyens, que le Comité de salut public n'a pas perdu un moment à faire droit sur votre réclamation concernant les â 0,000 livres que, par la loi du 1 1 mai, la commune devait payer ^^^ Par cet acte de prompte justice, le Comité a voulu donner à nos braves frères de Dunkerque un témoignage de la satisfaction que lui a fait éprouver la belle conduite qu'ils ont tenue pendant le siège qu'ils ont essuyé; mais je ne vous dissimulerai pas, citoyens officiers municipaux , que nous avons été péniblement affectés d'apprendre que ces mêmes hommes, qui venaient de se couvrir de gloire, sollicitaient une exception pour ne point sortir de chez eux, au moment où tous les autres citoyens de la République s'empressent d'abandonner tout ce qu'ils ont de plus cher pour se réunir aux armées actives. Sans doute, si une exception devait avoir lieu, ce devrait être pour les citoyens de Dunkerque, mais cette distinction serait humiliante et donnerait un exemple funeste; car déjà nombre de communes nous adressent de^em-
(^> Les représentants Trullard et Berlier avaient transmis, le 90 septembre 1793, an Comité une protestation de la ville de Dnnkerque contre un décret de la Convention, en date du 1 1 mai 1793, accordant un secours provisoire de a 0,000 livres au citoyen School comme indemnité d'un pillage commis dans cette cité en 1791. Voici un passage de cette lettre ^Crig., Arch. nat., AFii 1Â9):
«Vous ne manquerez pas de convenir avec nous qu*il est dur de faire payer à une commune le dommage pour lequel toute action lui était déniée contre ceux qui Tavaient causé, et cette seule raison devrait déterminer le rapport du décret, parce que la justice est blessée. Il y a dans les circonstances un motif de plus : c'est une marque
de gratitude envers les habitants de Dunkerque pour la bonne conduite qu'ils ont tenue pendant le siège. Enfin nous regardons cette mesure comme. politique et pressante. Les derniers mouvements de l'ennemi peuvent bien rapprocher l'ennemi de ces murs et l'on s'attache les hommes par les bienfaits, et surtout par les réparations des griefs. Ceci est, plus qu'on ne pensera d^abord, une mesure de sûr«(M générale, n Le 95 septembre 1793, le Comité de salut public avait fait droit aux justes réclamations des Dunkerquois et, sur les conclusions de Barère , rapporté le décret du 1 1 mai précédent et ordonné que les 90,000 livres seraient à la charge du Trésor national. (Cf. Moniteur du 9^ septembre, XVII, 756.)
[aSsBPT. 1793.] CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITÉ. 215
biables réclamations, fondées sur ce même exemple et sous prétexté de vouloir défendre leurs foyers , de sorte que la levée extraordinaire , sur laquelle nous fondons notre espoir, s'évanouirait en entier, si vous ne décidiez vos concitoyens à ce nécessaire et glorieux sacrifice. Nous ne doutons pas qu'ils ne s'empressent à se réunir à leurs frères d'armes , et nous écrivons à nos collègues Trullard et Berlier pour qu'ils veuillent bien se concerter avec vous sur cet objet important ^^K
Salut et fraternité.
Garnot.
aux officiers municipaux de la ville de dunkerque^^^
(Orig., areb. oiod. de Donkerque, A 34, pièce n* 64.)
GAVRELLE , S 8 SEPTJSM ERE 1798.
LE gMn^RAL JOURDAN AU MINISTRE DE LA GUERRE ROUGHOTTE.
Au qoartier général à Gavrelle, le a8 septembre 1793 , n* de la République.
LB odfiÉRÀL JOURDAN AU MINISTRE DE LA GUERRE.
Je VOUS préviens , citoyen ministre , qu'il est entré dans Boachain un trésor et an convoi de fourrages; j'y ai pareiUement jeté des troupes. L'ennemi, quoique très près de cette place, ne parait pas vouloir l'attaquer; tous les rapports s'ac-^ cordent à dire qu'il se porte sur Maubeuge.
U existe dans cette place et son camp retranché plus de dix-sept mille hommes , mais il y manque un général de division; j'y en ai cependant trouvé trois dans mon denuer voyage, Gudin, Chancel et Ferrand ^^. Le premier est hors d'état de servir à raison de ses inGrmités , le second vient d'être destitué et le troisième est malade; j'y envoie un courrier pour avoir une connaissance plus exacte de leur position.
Bergues et Dunkerque témoignent de^ craintes. Je doute cependant que l'ennemi recommence une attaque sur ces deux places.
L'ennemi a beaucoup de cavalerie sur tous les points de notre frontière et notamment à Solesmes. Nous, au contraire, en avons peu, et le défaut de fourrages et surtout d'avoine finit d'exténuer les chevaux. Je demanderais donc , et il est de la dernière importance , que vous fassiez un effort pour m'en procurer et jeter
(^) Le Comité écrivit eo effet, le s 8, à (') Bouchotte a écrit en marge: t Outre
Trullard et k Beriier, qui répondirent le Ferrand, il y a Meyer. Vouspouvei encore
3o septembre. (Cf. Aulard, VII, i36.) en envoyer un autre, ai cela est nécee-
(^ Ces mots sont de la main de Camot. saire.»
216 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [a8 sept. 1798.]
dans cette armée toute celle qui est dans Tintérieur. Je manque aussi d'un génëral de cavalerie ; il faudrait m*en donner un , et un bon ; je n'en connais pas dans cette armée^*^
Je vous préviens aussi que plusieurs places me demandent des mineurs; je ne sais là où il y en a de disponibles.
Je travaille à un plan d'opération pour m'opposor aux progrès des tyrans sur la terre de la liberté. Je vous le soumettrai lorsqu'il sera achevé.
Pour me faciliter dans mon projet, il serait à propos que je pusse mettre dans les places des citoyens de la nouvelle levée en y laissant cependant un peu d'anciennes troupes, mais il faudrait que ces citoyens fussent armés.
JOURDAN
(Orig., Areb. de la guerre, armée do Nord.)
â8 SEPTEMBRE I793.
LES G^NéRAUX BEAURGARD, BEYSSER, ^LIE ET SERVIEZ
AU GOMlTé DE SALUT PUBLIC. '
Analyse, — i* Le générai Beaurgard écrit de Réunion-sur-Oise (Guise) pour se plaindre du général Belair, qui le laisse dans un complet abandon. On lui enlève ses forces et ses ressources, de sorte qu'il sera hors d'état de résister à l'ennemi, n demande que des commissaires de la Convention viennent juger des opérations qu'il a faites. (Orig. , Arch. de la guerre, armée du Nord.) — a"* Le généi*al Beysser écrit de Paris pour demander à être entendu par le Comité sur les causes de son arrestation ^'^ (Analyse, Arch. de la guerre, corr. gén.) — 3* Le général
<*) Bouchotte a écrit ea marge : <tCoiaud, Despiaoy, Bonnaire, Duquesnoy sortent de ia cavalerie. Les carabiniers ont ordre de se rendre au Nord. J'envoie ordre à Bagel , générai de cavalerie , de se rendre au Nord.»
('} Le même jour ]e Comité de salut public arrêta que le général Beysser serait traduit sur^e-champ à la prison de l'Abbaye. (Cf. Aulard, VII, loi.) — Le a octobre Beysser écririt de la prison au représentant Merlin de Douai la lettre suivante , dont Toriginal autographe a passé par mes mains :
«A TAbbaye, le • octobre 179S, Pan II de la République one et iodivùible.
ttOui, je serai toujours votre ami, car je n'ai pas trahi les intérêts de la Répu-
blique et je ne les trahirai jamais, même alors que je cesserais de combattre pour elle. L*injustice du traitement que j'éprouve n'est pas capable d'influer sur mes opinions politiques. Ce n'est ni Tambition, ni la soif de la fortune qui m'ont porté vers le parti que j^ai embrassé, mais Tamoiur de ia liberté et de l'égalité. Je ne suis pas dans cette caste qui se consume encore en vains efforts pour reconquérir ses droits et ses pririlèges; la Révolution m'a élevé à un poste auquel j'aurais été bien éloigné de prétendre sous Tancien régime; je n'ai rien à espérer de son retour, j'aurais tout à en craindre, s'il était possible, n faut donc être bien aveugle pour croire que j'aie pu lâchement abandonner la cause que j'ai jusqu'iri défendue
[aSsBPT. 1793.] CORRESPONDANCE MILITAffiE DU COMITÉ. 217
Ëlie écrit de Givet pour rendre compte du zèle et de Tactivitë des représentants du peuple près Tannée des Ardennes. (Analyse, Arch. de la guerre, corr. gén.)
avec tant d^énergie. Que les hommes aussi sages que vous comparent ma conduite passée, qu% se rappellent mes combats multipliés, j^oserai même dire mes succès, et qu*ils apprécient les imputations qui me sont faites. Il y a longtemps qu'il ne serait plus question de la Vendée, si Ton avait voulu suivre mes idées à ce sujet. Elle serait même encore bientôt soumise, si Ton consentait à Texécution d'un plan qui se trouve dans mon portefeuille déposé en ce moment au Comité de salut public. Ce plan n'est pas d'un traître à coup sûr. Eh I comment depuis que je suis ici n'atron pas encore examiné mes papiers , parmi lesquels j'ai déjà écrit deux fois aux membres du Comité que ce plan se trouverait Il serait bien étrange qu'on eût levé les scellés hors ma présence.
«Au surplus un général ne peut être garant que de la bonne foi de ses dispositions, de son obéissance aux décrets, de sa fidélité dans l'exécution des ordres de ses chefs et non pas de Tinertie ou de la lâcheté de ses subordonnés. Pai vaincu tant que j'ai été obéi , je l'ai été aussitôt que les soldats ont méconnu ma voix et négligé l'exemple que je leur ai donné du courage et de l'intiépidité. Je désire que cem qui m'ont succédé soient plus heureux, ils ne seront pas plus fidè^. Le rapport que Barêre a fait hier k la tribune sur la situation de la Vendée , indique faiblement à la vérité, mais indique suffisament pour les hommes de bonne foi la cause de l'échec que nous avons éprouvé. Les faits commencent donc à s'éclairdr; n'aurait-ii pas été plus juste d'attendre qu'ils fussent tout à fait connus pour frapper les vrais coupables et ne pas s'exposer à punir aussi rigoureusement un général innocent et qui a peut-être bien mérité de la patrie. Je représente en ce moment un contraste bien étonnant : je suis emprisonné comme un traître ou un lâche, et dans ce moment même on me traite ici de la fracture d'une côte brisée
d'un ricochet de biscayen, circonstance qui me donnerait droit à des récompenses, si j'en ambitionnais d'autres que la gloire d'avoir servi mon pays. Si j'avais succombé sous le coupf ma mémoire eût été chère k mes concitoyens, j'aurais obtenu peut-être, ainsi que le générai Dampierre, les honneurs de l'apothéose. Quelle différence de mon sort actuel à celui que la mort m'eût procuré. Au surplus, quelque soit celui qui m'est réservé, je serai toujours le digne ami de Merlin (de Douai), et si l'erreur de mes juges était telle que je fusse condamné k perdre la tête, je la porterai sur l'échafaud avec le courage d'un soldat français et, sous la hache fatale, je crierai encore Vive la Bépubliquê!
«Je suis bien touché de la sensibilité de votre fils. Il n'est pas surprenant qu'il m'accorde quelques regrets, car, quoique jeune encore, il est en état d'apprécier ma conduite; il a toujours combattu à mes côtés. Chérissex-la bien, car il est bon républicain et brave soldat.
«Tout à vous, mon ami.
«rJ.-M. BsTssBa.
<r J'oubliais de vous dire que j'avais tout mis en œuvre pour remplir la mission particulière dont m'avait chargé le Comité de salut public, mais il aurait fallu de la discrétion, et on en a manqué. Tout était connu quand je suis arrivé à Nantes, et le bruit public avait averti de fuir ceux que j'étais chargé d'arrêter. J'ai déjà rendu au ministre de la justice le compte des fonds que j'ai reçus pour l'exécution de mes ordres secrets. Je suis en état de justifier de la dépense de ce qui a été employé , et je suis prêt k rendre le surplus. Ainsi je n'ai pas abusé ni dissipé les deniers de la République. Communiquez cette lettre k Perard, rappelez-moi à son souvenir. Répondez-moi, demandez-moi toutes les explications que vous croirez nécessaires. Je suis jaloux de vous satisfaire sur tous les points, n
218 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [39 sept. 1798.]
— A* Le général Serviez ^*^ écrit de Landau que , promu général de brigade par un arrêté du représentant Dentzel , il vient d'être suspendu par le général Laubaclère ^*\ sans motif, sans justice , ou , poui' mieux dire , pour avoir soutenu la représentation nationale outragée dans la personne du citoyen Dentzel. 11 réclame justice ^'^ (Orig., Arcb. de la guerre, armée du Rhin.)
LE COMITE DE SALUT PUBLIC X LEGEIfDRE DE LA NliVRB.
Paris, le 39 septembre 1793, Tan 11 de la République une et indivisible.
LE COMITÉ DS SA LUT PUBUC DB LA CONVENTION NATIONALE AD CITOYEN LEGENDES.
Le Comité a reçu, citoyen, les observations qui lui ont été adressées par le citoyen Bouilyer, maître du fourneau de Druy, district de
tO Emmanuel -Gervais de Roergaz de Serviez, né à Saint-Gervais (Tam) le 27 février 1755, lieutenant au régunent provincial de Montpellier en mai 177a ^ souslieutenant au régiment de Roiissillon le
97 août 177A, lieutenant le 91 novembre 1781, capitaine le 6 mar^ 1 788 , commandant la place de Sarrelouis le a septembre 1799, lieutenant-colonel du âi* r(%iment le lA janvier 1793, cbef de brigade du 55* le 8 mars 1793, général de brigade provisoire à Tannée du Rhin le 99 août 1793, suspendu le 98 septembre 1793, réintégré le 98 nivôse an in (17 janvier 1795), commandant temporaire de Relie- Isle-en-Mer le 10 floréal an ni (99 avril 1795), employé à Tannée dltalie le 95 prairial an III (i3 juin 1795), réformé le
98 ventôse an v (18 mars 1797), préfet des Rasses-Pyrénées le i3 ventôse an ix (h mare 1801), député de ce département le 6 germinal an x (97 mars 1809 ) , membre de la Légion d^honneur le 4 frimaire an XII (96 novembre i8o3) et commandant le 95 prairial an xli (ih juin 180&), mort à Paris le 19 octobre 180/î.
t*) Joseph-Marie de Tenet, chevalier de Laubadère, né à Ras8oues(Gers) le 97 avril 1745, lieutenant à Técole de Mérières le i*' janvier 1765, ingénieur ordinaire et lieutenant en premier le i*' janvier 1767,
capitaine le 1" janvier 1777, adjudant général lieutenant-colonel le ik mars 1799, adjudant général colonel le 3 septembre 1799, général de brigade le 8 mars 1793 et de division le i5 mai suivant, commandant de Landau le 98 juillet 1793, arrêté le 90 prairial an n (8 juillet 1796) et conduit à Paris, mis en liberté le 10 thermidor an II (98 juillet 1796), envoyé à Tarmée d'Italie le U fructidor an 11 (91 août 1 79a), non compris dans Torganisation du 95 prairial an ni (i3 juin 1795), retraité en Tan iv, mort à Pouylebon (Gers) le 8 avril 1809. — Cf. Mémoire de la vie politique et militaire du général Laubadère, défefiteur de Landau, pièce de 8 pages infoL , et J,-M, Laubadère, général de division , commandant à Landau, à G.-F, Dentzel, représentant du peuple, mémoire signé de 80 pages in-fol. (Arch. adm. de la gueire, dojsier Laubadère. )
^') Le général Serviez publia, le 6 ventôse an II (96 février 179^), une brochure de 37 pages intitulée : Exposé de la conduite d'Emmanuel Serviez, soldat de la liberté, depuis la Révolution et notamment pendant le blocus de Landau, où il était employé en qualité de général de brigade. (Cf. Arcb. nat., AFii 307).
(*) Camot est présent à la séance du Comité. (Cf. Aulard, VIÏ, 109.)
Decize, sur rarrestalion des fers pour le service de la République, et il va vous faire part des décisions auxquelles elles ont donné lieu , en vous invitant de concourir de tous vos moyens à leur exécution.
Le citoyen Boullyer observe que son fourneau est sans forge et que les fontes qui en proviennent sont vendues à des maîtres de forge qui doivent les afliner, que même il a des marchés pour en livrer encore par la suite. Tout cela doit avoir son exécution; mais, conformément à Tarrét du Comité, les fontes doivent être saisies dans les forges qui les affinent, et là elles doivent être traitées pour le service de la République et converties partie en fers d'échantillon et partie en lames h canons, pour être ensuite expédiées pour Paris et payées par le département de la guerre.
Le fourneau est mis hors, faute d'eau et d'approvisionnement, et ne devait être mis à feu qu'au 1 5 décembre. Le citoyen Boullyer est vivement engagé à presser les approvisionnements et à hâter le plus qu'il pourra la remise à feu.
Il se plaint de la difficulté d'avoir des grains pour la nourriture de ses ouvriers. Du moment que les produits d'une usine sont évidenunent destinés à la défense de la République, il faut autoriser les maîtres de ces usines h garder le grain qu'ils ont récolté et qui est nécessaire à la nourriture de leurs ouvriers, et même à en acheter, s'ils en ont besoin.
Leurs ouvriers et leurs employés ordinaires et nécessaires à l'administration de leurs établissements sont requis pour le service de la République et employés dans les forges et fourneaux auxquels ils sont attachés, le service qu'ils rendent en contribuant h la fabrication des armes étant plus utile que celui qu'ils rendraient avec leurs bras mal armés.
Beaucoup de particuliers achètent des bois pour les convertir en marchandises et diminuer la confection du charbon. Il faut surveiller ces abus et faire en sorte que les forges et fourneaux travaillant pour la nation aient leurs approvisionnements suffisants, et ne favoriser la conversion en marchandises que des bois nécessaires au service des années de terre et de mer.
Quant aux billets que des maitres d'usines recevaient des débiteurs et qui leur procuraient des fonds d'avance, ils pouvaient être suppléés par des facilités que pourra procurer le ministre de la guerre,
220 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [29 sept. 1798.]
ou l'administration centrale quai Voltaire, n"" /i, lorsqu'on traitera avec eux, en leur donnant sâreté suffisante.
Le Comité vous recommande avec la plus vive sollicitude de tenir la main à l'exécution des mesures salutaires qu'il prend et dont nos ennemis sentent l'importance puisqu'ils emploient tous les moyens de les entraver.
Les membres du Comité de salut pubUc,
Carnot, Hérault, Rorbspierre.
(Orig., coll. de M. Etienne Cbaravay.)
PARIS, 39 SEPTEMRRB 1798. BBFPROY^^^ À GARNOT.
Paris, le 29 septembre 1793, Tan II de laRépubliqoo française , une et indivisible.
L.'M, BBFFnor, DÉPÔTS DE L'AISKE , } SON COLLÈGOB CARNOT, MBMBRB DU COMITE DE SA LOT POBLIC.
Vous savez, mon cher Carnet, que Tintérét général se forme de la masse des inléréts particuliers. Sous ce rapport, une justice demandée par un seul individu doit lui être accordée le plus promptement possible; mais c'est surtout lorsqu'une demande intéresse cent familles, dont le plus grand nombre sont de vrais sansculottes, dans, le même pays et dans un département voisin de Tennemi, que la politique augmente la force des raisons qui militent en faveur de cette demande et que la justice doit être prompte. Évitons de faire crier à Tinjustice avec quelque fondement, évitons de donner aux aristocrates un motif de disci^éditer la Convention, la solvabilité et la bonne foi de la République et les assignats.
Les citoyens que je vous adresse sont ruinés et vexés de toute part; cent familles sont intéressées à leur sort : il tient à la solution d'une question simple et qui n'exige pas deux minutes d'examen. Le Comité de salut public est le seul compétent pour la décider. Le rapporteur est prêt. Il sera à midi et demi au Comité, ainsi que plusieurs membres. Notre députation doit s'y rendre; je vous prie en grâce, brave ami de la justice et de l'humanité, de vous y trouver aussi. Lisez le précis que je joins à ma letti*e; vous verrez que le fond de l'affaire est jugé, que deux ministres , tout en convenant qu'il faut payer et qu'il faut que l'un des deux paye , rejettent chacun le payement à la charge de l'autre. Il n'y a que cette ques-
^') Louifr-Etieune Beflroy de Beauvoir, tion, membre du Conseil des Cinq-Cents, né à Laon (Aisne) le 9 avril 1755, ancien proscrit en 1816, mort à Liège (Belcapitaine, député de l'Aisne à la Conven- gique) le 6 janvier i8s5.
[â9 sm. 1793.] CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITÉ. 231
tion de haute administration à résoudre : «rQui payera, du ministre de la guerre on de celui des contributions?'» Le ministre de la guerre a demande la solution et Tattend. U y a vingt-deux jours qu^il Ta sollicitée du Comité.
Salut et fraternité. Comptez sur rattachement et la reconnaissance de votre fidèle collègue.