‹ Correspondance générale de Carnot (volume 3)Chapitre 89 sur 181 · LE G^R^RAL DAGOBERT AU COMITE DE SALUT PUBLIC · texte numérisé non relu

LE G^R^RAL DAGOBERT AU COMITE DE SALUT PUBLIC

A Poieerda, le 8 oetobra 1793, Tan u de la Républiqne frauçaite.

LE QiniBAL DÀGOBBBT AVI CITOIEBS BEPBisBNTANTS DU PEUPLE, . COMPOSANT LE COUni DE SALUT PUBLIC DE LA CONVENTION NATIONALE,

Citoyens représentants ,

Quand j'ai cru, pour servir plus utilement la République, devoir demander mon retour en Cerdagne , mon projet était de pénétrer sur le territoire espagnol. Je me suis donc présenté devant Camprodon; les habitants de cette ville ont fiiit feu sur le trompette que j'envoyai les sonmier. Je leur ai encore fait proposer des paroles de paix par un habitant du pays, que j'ai envoyé prendre dans le village voisin; quoiqu'Us fussent convenus de me livrer la place, ils ont continué de tirer sur Tarmée pendant toute la nuit Dès le matin j'ai ordonné Fattaque sur quatre points différents, et bientôt la place a été emportée et traitée comme une ville prise d'assaut. Je suis passé à travers avec la cavalerie et j'ai poursuivi l'ennemi assez loin sur le chemin de RipoU, sans pouvoir le joindrê. Je m'étais flatté de pouvoir lever pour la R^ublique une contribution considérable dans cette ville , mais tous les habitants s'étant sauvés, il ne s'est trouvé personne pour l'imposer et la payer, ni que je pus emmener pour otage. Ayant été informé que la partie de mon armée, qui devait m'étre amenée du Mont-Libre par les généraux Poinsot^^^

(') Pierre Poinsot, né A Chalon-sur- Saône (Saône-€t-Loire) le 7 février 1766, engagé au régiment de Beauvoisis-Infanterie le 1" avril 1770» congédié par remplacement le 3i juillet 17 84, engagé au régiment des dragons de La Rochefoucauld le ao octobre 1787, congédié le 91 mai 1 791 , capitaine dans la légion du Nord le 3t mai 1799, adjudant général chef de bataillon à Tannée des Pyrénées orientales le 7 juin 1793, général de brigade provisoire le 7 août 1 793 , général de division provisoire le 9 A septembre 1793, suspendu le 7 frimaire an 11 ( 97 novembre 1793), mais maintenu en activité par Dugoromier, confirmé général de brigade le 3o messidor an iv (18 juillet 1796), employé à Tannée de Rhin et Mosdle le 93 fructidor an v (9 septembre 1797)* réformé le h fructidor an vi ( 9 1 août 1 798), remu en actirité le 3 thermidor an vu

(91 jofllet 1799), autorisé i se retirer dans ses foyers le i*' juillet 1801, employé dans la 18* division militaire le 9 novembre 1801, emjJoyé à l'armée de Saint- Domingue le 91 février i8o3, rentré en France le 1 * août 1 8o3 , membre de la Légion d'honneur le 1 1 décembre 1 8o3 et commandant le l juin 1 80 4 , admis au traitement ie réforme le 90 août i8o5, remis en activité le 9 4 mai 1806, employé i Tarmée d'Italie le 98 novembre 1808 et à celle d'Ë^Migne le 19 décembre 1809, baron de Chansac le là février 1810, employé à Tarmée de Portugal le 90 juin 1810 et au 1 1* corps de la Grande Armée le 11 août 1819, prisonnier de guerre le ûh mai 181 3, rentré en France te C mai 1816, chevalier de Saint-Louis le 3 1 juillet i8i4, admis i la retraite le %h décembre i8ià, employé au dépôt de cavalerie d'Amiens le 98 mai 181 5, lieutenant

CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [8 oct. 1798.]

et Marbot('\ n'avait pas bouge, parce que Tun ëtait resté malade à Quillan, et Tautre avait été appdë à Toulouse, j'ai pris le parti de revenir sur mes pas pour passer moi-même au Mont-Libre et me mettre à sa tête.

Au moment de mon départ, les habitants de Camprodon continuaient de fidre feu des montagnes et de provoquer sur leur viQe le sort que Ricardos a fait éprouver à plusieurs villes et villages du territoire français. Le feu qu'on a mis alors à qudques maisons a paru une juste représaiUe. D'un autre côté plusieurs communes se sont soumises. Cdle du Sept-Cazes m'a remis ses armes et les chaperons de ses consuls que j'ai fait passer aux représentants du peuple.

Arrivé au MontrLibre , j'ai appris que le général de brigade Voulland ^^, accompagné du représentant du peuple Cassanyès, s'était après coup porté dans lavdlée

généml honoraire le 8 mars 1818, compris dans le cidre de réserve comme maréchal de camp le aa mars i83i, réadmis k la retraite le i*' mai i83a, mort i Dijon (G6te-d'0r) le 3o juillet i833.

(1) Antoine Marbot, né à Aititlac (Corrèxe) le 7 décembre 1764 , fils d'un cultivateur, admis comme suniuméraire dans les gardes du corps du Roi le th mai 1773, garde du corps titulaire le 1 1 juin 1776, réformé le 3i décembre 1776, enrôlé volontaire aux dragons du régiment Dauphin le i*' mai 1781, congédié le 7 juin 1786, administrateur du département de la Corrèze en 1790, député de ce département i TAssembiée légidative le 3 septembre 1791, adjoint aux adjudants généraux de Tannée de la Moselle le 9& septembre 1799, passé à Tarmée des Pyrénées te 9 6 du même mois , capitaine à la légion des Montagnes le 9 février 1793 «adjudant général chef de bataillon provisoire le 96 avril 1793 , général de brigade provisoire à Tarmée des Pyrénées orientales par arrêté des représentants Ghaudron-Roussau et Leyris le 3o août 1793 , confirmé le 7 octobre suivant, chaigé de conduire des troupes à Tarmée sous Toulon le 1 4 décepibre 1793, général de division provisoire le 9 5 décembre 1 793 , passé à Tannée des Pyrénées occidentales le 98 juin 1 79^, confirmé dans son grade le 1 3 juin 1796, su^ndu le 96 du même mois, réintégré le 6 septembre 1 795 , député de la Corrèze au Conseil des Anciens le 93 vendémiaire an iv (1 5 octobre 1 796 ) , commandant la 1 7* di-

vision militaire (Paris) en remplacement de Joubert le 9 juittet 1 799 1 employé à Tarmée d'Italie le 9 septembre 1799 1 mort k Gênes (Itdie) le 19 avril j 800, de Tépidémie régnante. Le général Mari>ot avait reçu un coup de feu à la jambe au combat de Cadibana le 6 avril 1800. H a laissé un fils, qui devint général et a écrit des Mémùirn publiés récemment.

(*) Alexandre Voulland, né k Uzès (Gard) le 10 novembre 1796, lieutenant au régiment Roysd-Lorraine le 3 septembre 1747, réformé avec ce corps en 17^9, lieutenant de grenadiers au régiment de Tiie-de-France le 16 juin 1763, capitaine le i*' avril 1767, réformé le 91 décembre 1763, premier capitaine des grenadiers royaux au régiment provincid d'Anduie en 1771, chevalier de Saint4iOuis le 9 4 novembre 1771, réformé en 1776, premier capitaine de grenadiers au 5* régiment d*état-major le i** juin 1778, retraité le i5 septembre 1789, colond de la garde natiomde d'Uiès en 1789, chef du 9* bataillon des grenadiers du Gard le 96 août 1799, général de brigade à Tarmée des Pyrénées orientales le i*' octobre 1793, général de division le 97 nivôse an n (16 janrier 179^), commandant à Marseille du 3 thermidor au 5' jour complémentaire an II (91 juillet au 91 septembre 1 7 9 &), retraité le 9 6 fructidor an vi ( 1 9 septembre 1798), retiré à Uzès. Le général Voulland était Tonde du conventionnel. Il avait fait les campagnes d*Italie de 17^7 et 17^8.

[8 ocT. 1793.] CORRESPONDANCE MIUTAIRE DU COMITÉ. 267

de Ribes pour me donner la main du côte de Ripoil , comme c'en était le projet, et que qudques villages, dont les habitants avaient fait feu sur nos troupes, avaient ëtë incendiés, d'après les principes et la prodamation du général ennemi Inimâme. Je m'en vais dans l'instant les joindre et tâcher qu'il ne soit livré au feu et au pillage que ceux qu'on ne pourra amener à reconnaître la République et à lui payer leurs impositions ^^K

Salut et fraternité.

(Orig., Areh. do U guerre, armée des Pyrénées orientales.)

Dagobkbt.

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