RÉQUISITION DES COMMISSAIRES À LA MUNICIPALITÉ DE RAYONNE
Nous, commissaires do la Convention nationale h l'armée des Pyrénées, vu la réclamation de Marie- Labarlhe, demeurant à Bayonnc, et
dos Pyrénées par les députés à ia Convention nationale , commissaires auprès de ladite armée. 7» Lacuée écrivit, le 18 octobre 1799, au ministre de la guerre sur le
même sujet :
Rayonne, le 18 octobre 179*.
ff Citoyen ministre,
«J*ai riionneur de vous adresser deux réquisitions qui m^ont été faites par les coni miss-lires de la Convention nationale aupn's de l'armée des Pyrénées; elles sont relatives à Tartillerie de cette armée et chacune d'un (jrand intérêt.
<rEn exécution de la première qui est relative à Tachât de seize canons, de huit livres de balles actuellement en vente, je requiers les administrateurs du département de la Gironde d'envoyer à Bochefort un commissaire choisi par eux pour, de concert avec les corps administratifs et municipaux de cette place, traiter avec le sieur Dupont, fondeur delà Nation. Je les autorise à acquérir lesdites seiïc pièces, après qu'elles auront, en présence des officiers d'artillerie et de marine, qu'ils requerront à cet effet, subi les épreuves ordinaires. Je leur prescris de traiter, non pas en rendant un semblable poids de matière, mais payant en argent ou en assignats.
fr Comme les compagnies d'ouvriers sont intéressantes pour entretenir et faire tous les ouvrages nécessaires aux armées, j'autorise le même commissaire k traiter, soit à Rochefort, soit ailleurs, pour la confection des affûts et caissons nécessaires k ces pièces d'artillerie. Je sens bien, citoyen, que l'achat de ces pièces jettera l'État dans une dépense bien considérable, mais cette frontière étant absolument dégarnie, sachant que, vu les nombreux ennemis que nous avons dans le Nord , vous ne pourrez
nous donner ici que de faibles «ecours , convaincu que lorsque nous serons libres nous serons bientôt riches, persuadé enfm que nous n'aurons la paix que si nous [nous] préparons à faire vigoureusement la guerre , je n'ai pu ni n'ai dû balancer à exécuter la réquisition des commissaires.
rrEn exécution de la seconde réquisition, j'ai prié le district d'Ustaritz séant à Bayonne et la municipalité de cette ville, de nommer chacun un expert chargé d'aller examiner les cuivres proposés par les citoyens Cabarrus; le rapport de ces experts sera fait en public et en présence des corps administratifs ; là je traiterai du prix du cuivre et j'espère les obtenir au meilleur marché possible.
tr J'aurai l'honneur de vous faire connaître les conditions du marché. Dès que ces cuivres seront acquis, je les ferai partir pour Bochefort, afin d'y être fondus en canons de quatre livres de balles par le fondeur de la Nation. Le commissaire du département de la Gironde sera chargé de traiter pour cette opération, ainsi que pour la construction des affûts et des caissons nécessaires à ce train d'artillerie; quant au payement, je traiterai avec les vendeurs et ouvriers de manière à ce que vous puissiez obtenir un décret, si vous n'avez pas les fonds nécessaires.
trCes différentes pièces d'artillerie seront conduites k Bordeaux, d'où on les répartira dans les garnisons ou bien dans tels autres lieux que vous voudrez bien m'indiqucr.
ff Je vous prie de vouloir bien , pour ma responsabilité envers les commissaires, ordonner que l'on m'accuse dans vos bureaux la réception des nombreuses et importantes réquisitions de ces citoyens.
ffJ.-G. LacvIe,'^
218 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [17 oct. 179Q.]
de Françoise Peyraubc, résidente à Pau, considérant la situation fâcheuse où ces citoyennes se trouvent par le refus qui leur est fait de passeports dont elles ont besoin pour se rendre à fiilbao, requérons les officiers municipaux de Rayonne de leur expédier sans délai des passeports, afin qu'elles puissent sans empêchement passer les frontières d'Espagne.
Bayonne, le 17 octobre 179a, Tan 1* de la République.
Les commissaires de la Cotwention nationale, L. Garnot, F. Lamarqce.
(Orig. , Areb. muoicipales de Bayonne. )