‹ Correspondance générale de CarnotChapitre 147 sur 207 · L. Carnot, Gârrau, F. Lamarqub · texte numérisé non relu

L. Carnot, Gârrau, F. Lamarqub

(Orig., coll. de M. Etienne Charavay )

PARIS, S 3 NOVEMBRE fj^^.

LE MINISTRE DE LA GUERRE PAGIIE AU céN^RAL SERVAN.

Parii, le 93 novembre 1799.

D'après le compte que je reçois, gênerai, des citoyens Laclos et Lacuée, il rae paratt que le lieu de rassemblement de Tarmée que vous allez commander n'est

sur cette question , le 1 9 novembre , la lettre

suivante au président de la Convention

(Orig., Arch. nat.^ FHhoi) :

Paris, le 19 novembre 179*1 Tan i" de la Répabiiqae fraoçaise.

tr Monsieur le président, «La Convention nationale se rappelle que ses commissaires à Tannée des Pyrénées ont provisoirement prohibé la sortie des bestiaux pour TEspagne. Diaprés cette décision le département de TAriège a pris le 39 octobre un arrêté qui y est conforme. H représente aujourd'hui que cette mesure nuit aux intérêts de la République. Les moutons et les mulets, observe-t-il , sont surtout les objets de commerce qui attirent le plus de numéraire en France. D'un autre côté nos manufactures ont besoin de

laine d'Espagne. Si les Français rompent leurs liaisons commerciales avec cette puissance , il en résultera une réciprocité de sa part, ses laines seront portées chex les Anglais et nos manufactures ne fabriquant plus que de gros draps, parce qu'elles n'auront plus de laines fines, tomberont infailliblement en ruine, et tout le commerce d'étoffes se tournera à notre préjudice du côté de l'Angleterre. Il pense donc que, pour prévenir cet inconvénient^ il importe de rétablir entièrement nos rapports de négoce avec l'Espagne.

ffje crois devoir soumettre à la Convention nationale ces observations sur lesquelles je la supplie de fixer son attention.

tiLe miniêtre di Vintériewr^ tr Roland »•

[îi3nov. 1792.] MISSION À BAYONNE ET DANS LES PYRÉNÉES. 275

pas encore dësignë d'une manière bien positive '*\ Quoiqu'il ne soit pas probable que la République entre en guerre avec l'Espagne , il convient néanmoins de faire les préparatifs , et comme il me semble qu'on ne peut attaquer ce royaume que par deux points très séparés l'un de l'autre , votre rassemblement parait devoir être aussi divisé en deux parties très distinctes.

Je pense donc que vous donnerez ordre aux généraux Laclos et Dubouquet de se porter, l'un à Perpignan , l'autre h Rayonna de diriger la marehe des troupes sur ces deux villes et de les cantonner dans leurs environs. Je vous prie de m'informer le plus tôt possible deia résolution que vous aurez prise à ce sujet D est instant que je sois informé des lieux de rassemblement de troupes de l'armée des Pyrénées, afin que je prenne de bonne heure les mesures qu'exigeront leurs besoins.

Pachb.

(Areh. de la guerre, armée des Pyrénées, reg. A.)

Page 1