Chargé d'affaires de France è Washington
4. Telle est la note que je trouve aux Affaires Étrangères, ËlBts-Unis, 80, (• 11.
959 28 janvier 1823.
An vicomte de Harcellus.
Paris, 28 janvier 1823.
Vous verrez par ma dépèclie et par les pièces que j'y ai fait joindre où nous en sommes. Dites et répétez aux ambassadeurs des trois cours de Prusse, d'Autriche et de Pétersbourg que nous ne nous séparerons point de l'alliance continentale. Dites et répétez aussi à M. Canning que nous voulons la paix comme lui, et que l'Angleterre peut l'obtenir avant l'ouverture de la campagne, si elle veut tenir le même langage que nous et demander la liberté du Roi afin qu'il puisse lui-même modifier la Constitution. Mais ajoutez bien que notre parti est pris et que rien ne nous fera reculer. Nous ne pouvons garder notre armée «l'observation immobile sur la frontière sans l'exposer à la corruption ; nous ne pouvons la retirer sans déshonorer la cocarde blanche et sans révolter nos soldats. Il faut donc ou avancer, ou que l'Espagne fasse ce qui peut seul nous donner la paix avec l'honneur. Vous ne sauriez croire quel mouvement j'ai imprimé à la France depuis que j'ai fixé les irrésolutions du Cabinet !
Nous sommes sûrs maintenant de notre affaire et nous n'avons rien à craindre ni de la guerre, ni des Chambres. Je pourrai vous annoncer par le courrier prochain mon successeur à Londres qui partira immédiatement après sa nomination. Je ne pourrai vous accorder un congé que quand vous l'aurez installé. '
i. Publié iucomplètement par Marceltus Politique de U Rettauralion, p. 128. — Col la lion né par nous sur l'original autographe. — Commua icatioa de M. de Montbron.
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960 [29 janvier 1823.]
A la dacheaae de Duras.
Samedi.
RésLgQez-voua à une chose : je ne puia plus rien vous dire. Je n'ai pas entendu parler de San-Lorenzo. J'irai vous voir un moment à deux heures et demie. Il y a eu Conseil chez moi àhuit heures hier au soir, et je suis allé chez le Roi à huit heures et demie. J'y retourne ce matin à onze heures avec Villèle. '
6'/ 29 janvier 1823.
Au duc de Sao Lorenzo. '^
Paris, le 29 janvier 1823.
Monsieur le Duc, J'ai l'honneur de vous transmettre ci-joint les passeports que vous m'avez demandés par votre lettre en date d'hier pour vous et les personnes qui composaient votre légation. ^
1. Pailhès La dachase de Duras, p. 337-8. — CollationniS sur l'original autographe.