‹ Correspondance générale de Chateaubriand;Chapitre 69 sur 195 · D'après roriginal. — Communication de M. de Montbron · texte numérisé non relu

D'après roriginal. — Communication de M. de Montbron

im 26 février 1823.

Au comte de La Fenronnays.

Mercredi, 26 février 1823.

8 h. du soir.

Je n'ai pu avoir mon discours imprimé correctement qu'aujourd'hui, aussi il vous arrivera assez tard. Son effet a été prodigieux et vous voyez comme de parler clair et franc réussit toujours dans ce pays. Les ambassadeurs sont contents. J'espère que l'empereur verra que je lui ai tenu parole. Je lui avais dit que je citerais son auguste autorité à la tribune. L'admiration qu'ont causée les paroles d'un grand souverain passe tout ce que je pourrais en dire . La suite de cela est que Manuel a voulu me répondre aujourd'hui et qu'il s'est emporté jusqu'à faire l'apologie du régicide. La Chambre dans un mouvement d'indignation a demandé son exclusion et vraisemblablement il sera exclu demain.

Nos préparatifs de guerre avancent — tout va bien. — J'attends de vos nouvelles avec la plus vive impatience, mettez mes profonds respects aux pieds du l'Empereur, olTrez tous mes compliments à M^ de Nesselrode et mes respectueux hommages à M*" de la Perron nais.

Tout à vous, mon cher compatriote

Chateaubrund.

Les nouvelles d'Espagne annoncent que les Cortès ont décrété en cas d'événement la translation du siège du G[ouvernemen]t. Morrillo est nommé commandant d'une armée de réserve. C'est assez singulier. *

1. D'après l'original. — Communication de M. de La Pcrronays.

— H9 — i0O8 [Février 1823.]

A la duchesse de Doras.

Jeudi.

Lisez et renvoyez à l'instant par Justin. Villèle a lu et est très content. Je vous verrai entre midi et une heure. '

m9 27 février 4823.

A la comtesse du Gayla.

Paris, 27 tév. 1823.

J'ai l'honneur d'envoyer b Madame la Comtesse du Cayla t'olFrande qu'elle veut bien me demander. J'aurais beaucoup désiré que la somme fût plus considérable, afin d'avoir une meilleure part dans une bonne action, et mieux montrer à Madame du Cayla mon empressement & faire quelque chose qui pût lui être agréable.

Je prie Madame la comtesse du Cayla d'agréer l'hommage de mon respect.

Chateaubriand. ^

mO 28 février 1823.

Au marquis de Garaman.

A chi/frer.^ Pari8.28 février 1823.

Envoyée par Duplicata par le courrier de M. de Vincent, le 3 mars.

Monsieur le Marquis,

J'ai l'honneur de vous envoyer le discours que j'ai prononcé à la Chambre des Députés, dans la séance du 25. Vous verrez

1. Pailhès £.a dueheue de Duras, p. 238. — Collatioané sur l'original autographe.

i. Original autographe. Bibliothèque de La Rochelle. Mbb. 784, f 36, 3. Ces deuK mots sur la minute sont de la main de Chateaubriand,

lyGOOglC

qu'il contient ud exposé précis et sincère de toute notre politique et de nos dispositions soit à l'égard des Puissances étrangères, soit à l'éjçard de l'Espagne. Il peut, sous ce rapport, servir de texte au langage des Agents du Roi au dehors. J'ai exprimé franchement l'attachement de la France au système qui l'unit aux puissances continentales, et j'ai dû redresser fortement les idées fausses qu'on a voulu se faire sur le Congrès de Vérone. J'aime à croire que l'on aura trouvé à Vienne que je me suis montré fidèle à l'esprit de l'Ailiauce.

On remarquera probablement ce que j'ai dit de l'intention oii nous sommes de ne point imposer des institutions à l'Espagne et de ne pas nous mêler de ses établissements politiques. On se rappellera que nous avons professé cette doctrine à Vérone, et que nous n'avons pas pu nous reconnaître le droit de toucher h l'organisation intérieure d'un pays, quel qu'il fût. Quand noua n'aurions pas, sur ce point, la conviction que nous éprouvons, nous n'adopterions pas moins une ligne de conduite qui simplifie extrêmement la question de la guerre, si elle doit éclater, puisqu'elle se bornera à faire disparaître une poignée de factieux qui oppriment la nation et l'empêchent de se livrer à ses sentiments habituels de loyauté et d'attachement à ses Rois.

Vous aurez vu que, dans le premier moment de la session actuelle du Parlement, l'Angleterre avait paru mettre quelque» hésitations à suivre un système complet de neutralité. D'après les rapports qui me parviennent et le langage de ses ministres, il y aurait Heu de croire qu'elle a aujourd'hui l'intention de s'y attacher plus fermement. Les dernières dépêches de M. de Marcelin» deviennent à cet égard plus rassurantes.

Les nouvelles de Madrid du H février annonçaient la résolution prise par les Cortès d'emmener le Roi de Madrid. Des nouvelles du 20 portent que le ministère entier avait donné sa démission le matin, et que, six heures après, il a repris la conduite des affaires. La ville de Madrid était dans une grande fermentation, et la municipalité avait cru devoir faire une proclamation

pour calmer les esprits. Bessiëres, qui était pressé à Huete par des forces supérieures, a trouvé moyen de se débarrasser et a repris L'ofFeasive.

Il y a eu, avant-hier, une séance très orageuse à la Chambre des Députés : un discours de M. Manuel a justement excité l'indignation de la presque totalité de l'assemblée . Hier on a proposé formellement de l'exclure de la Chambre. Cette proposition sera aujourd'hui discutée dans les bureaux. 11 est probable que la mesure à laquelle on s'arrêtera sera de lui interdire l'entrée de la Chambre pendant la session actuelle.

Agréez... '

Hm 28 février 1823.

Au comte de Serre.

Monsieur le Comte, J'ai l'honneur de vous envoyer le discours que j'ai prononcé... *

Au duc de Hontmorency-Laval.

[Même lettre que la précédente]. ^

1013 28 février 1823.

Ad marquis de la HaiBonfort.

[Même lettre que la précédente]. *

1, AfTairesÉtrengères, Autriche, 404, f°66.

% Minute aui Affaires Étrangères, Naples, 148, r> 31 . — Cette lettre est un arrangement de la précédente, sauf le paragraphe sur Manuel, qui manque.

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