‹ Correspondance générale de madame de MaintenonChapitre 15 sur 337 · oir la leltre ci-après · texte numérisé non relu

oir la leltre ci-après

A M. d'aubigné (1678). 13

jours. Il lui lauL cet élé deux ou trois habits de vingt pisloles les trois, et elle a la moitié de ce qui faut pour l'hiver qui vient : ainsi elle peut épargner les deux tiers de ce que vous lui donnerez cette année. Quand je lui parlai de robes de chambre unies pour cet été, elle me répondit : a Quoi î sans or et sans argent ! » Il n'y a personne qui ne crut qu'elle en a été toujours couverte, et il y a huit jours qu'elle n'en avoit jamais mis. Mettez-la d'abord sur un bon pied, et profitez de Téloignement où elle va être de ses parents. Si vous me faites savoir ce qui se passera entre vous, je lui donnerai mes conseils; je lui ferai de petits présents quand elle en usera bien; et je la gronderai et paroîlrai l'oublier quand elle fera mal : comme c'est un enfant, il la faut conduire en enfant. Vous devriez trouver bon que sesfemmesme mandassent de ses nouvelles, afin que de tous côtés, nous travaillassions à en faire quelque chose ; elle n'est pas d'un âge que vous puissiez jamais l'abandonner ni faire bande à part. Il ne faut pas compter de la rendre raisonnable en trois mois. Gomme je suis en train d'éducation, je sais ce qu'il en coûte.

Dites, s'il vous plaît, à M. Yiette de me faire savoir l'état de cette affaire de M. Truc, car si mon crédit ne suffîsoit pas, je ferois agir de plus grosses cordes.

A l'égard du marquisat ou comté S je sais par mon expérience que l'on en donne pour faire plaisir; mais je sais aussi que quand on en empêche ses

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