‹ Correspondance générale de madame de MaintenonChapitre 195 sur 337 · LETTRE CCXCIX · texte numérisé non relu

LETTRE CCXCIX

A Foutaiaebleau, 6 novembre 1682.

Je suis malade depuis deux jours, et ne saurois vous écrire de ma main.

Vous m'embarrassez tout à fait par ce que vous me mandez touchant le Saint-Sacrement. Vous savez mes sentiments là-dessus, qui n'ont pas changé un moment. Je vous ai toujours dit que je serois ravie que vous l'eussiez, parce que vous le désirez, mais que je ne ferois jamais de pas pour cela, m'y étant engagée dès le commencement et ne le trouvant pas trop raisonnable. Agissez donc là-dessus indépendamment de moi,^et croyez que je souffre plus que vous quand je vous refuse quelque chose.

Écrivez à la Couture^ pour avoir du lin, renvoyezlui le fil, et ne laissez pas manquer nos fileuses. Je suis ravie que cette malade revienne, je songeoisdéjà à vous Tôter. Sainte-Perrine ne se corrige point : il faudroit la coucher sur la paille, et si cela dure encore longtemps, la renvoyer.

Quand je vous propose d'ôier Marie Ghéron, c'est pour presser son instruction. Je ne me souviens point

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