Mauuscrits de mademoiselle d'Aumale
3. Madeleine de Scudéry, née en 1607, morte en 1701, auteur à'Artam'enc, de délie, etc. C'était Tun des beaux esprits qui iré-
VOUS prie d'en faire mes compliments à ma sœui'Lefèvre.
Manette est chez madame de Monîchevreuil depuis deux jours; elle commence à s'accoutumer.
Je fus fâchée hier de ne pas recevoir de vos nouvelles, et les suites de cette petite vérole.
En entrant chez moi, j'ai trouvé dans mon antichambre mademoiselle de Rivière chargée de présents qui ne me font que de la peine, haïssant fort de recevoir de ceux à qui je ne puis faire plaisir; j'étois lasse de la matinée, que j'avois passée chez madame la Dauphine, et il étoit l'heure du dîner, ma chambre pleine de gens qui m'attendoient . Ainsi je ne pus l'entretenir; je lui envoyai mademoiselle de Mursay pour la mener
quentaient la maison de Searron, et madame de Maintenon avait la plus grande estime pour cet écrivain si célèbre pendant sa vie, et depuis sa mort tant décrié et livré au ridicule. La Clélie parut en 1 fi 58; elle renferme un très-exact et très-beau portrait demadame Searron, alors âgée de vingt-trois ans. Ce fut à la demande de madame de Maintenon que Louis XIV donna une pension de 2.000 livres à mademoiselle de Scudéry. « Sa Majesté, dit le Mercure rjalnuî, a été fort applaudie d'avoir donné cette pension, tout le monde ayant une estime partionlièrepour mademoiselle de Scudéry qui nous a donné tant de beaux ouvrages. Un peu avant que la cour partît pour Compiègne, cette illustre tille en alla faire ses remercîments au roi. » (N" de mars 1683, p. 27.) Madame de Sévigné écrivait à ce sujet à la comtesse de Gontaut, 5 mars 1683 : « ... Vous savez comme le roi a donné 2,000 livres de pension à mademoiselle de Scudéry : c'est par un billet de madame de Maintenon qu'elle apprit cette bonne nouvelle. Elle fut remercier Sa Majesté un jour d'appartement; elle fut reçue en toute perfection ; c'étoit une affaire que de recevoir cette merveilleuse muse. Le roi lui parla et l'embrassa pour l'empêcher d'embrasser ses genoux. Toute cette petite conversation fut d'une justesse admirable; madame de Maintenon étoit l'iiilerprèle... »