‹ Correspondance générale de madame de MaintenonChapitre 209 sur 337 · Mamiscrits de mademoiselle d'Aumale · texte numérisé non relu

Mamiscrits de mademoiselle d'Aumale

4. C'est Fatron que madame de Maintenon désigne ainsi, et elle ne fait qu'exprimer le sentiment public.

servez-vous de roccasion et prenez ses avis, qui^ joints à votre bon sens, vous feront bien gouverner nos enfants. Je serois d'avis que vous meublassiez cette chambre que vous vous êtes réservée chez le jardinier ; il y faudroit mettre deux lits avec des pavillons pour les plus malades, et commencer par y envoyer Jaquette. La jardinière seroil peut-être bien aise de gagner ce que vous donneriez, et il faudroit faire un marché une fois pour toutes, afin de n'avoir à compter que les journées, el la servante du logis porleroitleur nourriture. Vous avez raison de croire que nos anges se communiqueril, car vous me répondîtes à ma dernière lettre une heure après que je l'eus écrite, et sept ou huit avant que je l'eusse fait partir.

Les provisions données à Andrée, les bardes des pensionnaires visitées, et en un mot tout ce qui se passe là-dessus me fait un très grand plaisir. Je suis flattéeautant que je le dois de penser comme vous, et je n'aimerois pas tant de vous voir agir par déférence. Prenez courage, élevons des enfants qui multiplieront après nous votre bonne éducation. H ne me reste plus qu'à vous demander de ne rien troubler quand j'arrive, et que je me range aux occupations des autres plutôt que de leur faire quitter. Yoilà un tablier pour Andrée, que je vous prie de lui donner de ma part.

J'ai lu la moitié de ce que vous m'avez envoyé pour mademoiselle de Mursay : cela est digne de vous, el fort au-dessus d'elle. Je tiendrai la main pour qu'elle le lise souvent. Dieu veuille qu'elle profite

de son bonheur ! YousTaurez trois semaines de suite ; j'espère quelque chose de ce temps-là. J'ai parlé encore aujourd'hui à M. Félix ' : il ne veut traiter mademoiselle de la Harteloire qu'au mois d'avril.

Non-seulement j'approuve que mes pauvres assistent au catéchisme, mais je voudrois de tout mon cœur arriver ces jours-là.

Mes compliments, je vous prie, à madame de Sahit-Pierre ; l'économie qu'elle a établie sur mes petites lilles m'en fera ajouter deux après Pâques, et ce seront les siennes, puisqu'elles subsisteront, de l'épargne qu'elle fait sur les autres. Dressons Andrée pour nous soulager là-dessus, afin que nous puissions faire des merveilles de nos pensionnaires. M. l'abbé Gobelin est ravi, édifié et engoué de notre communauté. J'ai bien envie de vous voir là-dessus. Adieu, ma très-chère, je vous aime de tout mon cœur.

LETTRE CGGXÏ

A MADAME DE BRINOX K

Mars 1 6 S 3 .

Je suis au désespoir de cette petite vérole, et elle me jette de mon côté dans un fort grand embarras pour mademoiselle de Mursay. La Couture jure que celle qui l'a eue étoit debout etalloit à la veillée de

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