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vant, mais lui, il est persuasif ^ Dites, je vous prie, h ma belle-sœur, qu'elle me doûuera dix années de sa vie, si elle veut se défaire de ses humeurs; dites-lui que si elle m'aime, elle supportera plus patiemment celles de son mari; dites-lui encore, que si elle aime l'enfant qu'elle porte en son sein, elle craindra de lui former un mauvais tempérament. Citez-lui madame la Dauphine : c'est quelque chose d'admirable que sa tranquillité et ses précautions dans sa grossesse.
LETTRE CCCXLT
A MADAME DE BRIXON K
15 novembre 1683.
Vous avez très-bien fait, puisque Marguerite Desgranges a commencé à servir, de la donner à madame Duché. II ne faut pas donner les autres, car comme vous dites, ce ne sera que par une longue habitude que Ton les accoutumera à servir Dieu et à travailler. Il faut les presser ià-dessus le plus que Ton pourra, les faire vivre à leurs dépens pour les éprouver, et quand nous serons à Noisy \ nous verrons si nous les remettrons en communauté.
Gardons Andrée jusqu'à ^'oisy, que nous verrons à donner une forme admirable à noire maison.
t . C'est une raillerie indigne de madame de Maintenon , et qu'elle n'a jamais faite. Cette phrase est pourtant cit 'e partout 1
?. Manuscrits des Dames de Saint-Cyr.
3. L'étalilissement de Rueil devait être transféré à Noisy dans une maison que le roi avait donnée à madame de Maintenon (Voir In Maison royale de Saint Cyr, p. 45).
Mandez à votre religieuse que vous ne pouvez prendre personne au hasard, et que si elle veut venir dès demain vous trouver sur le pied d'une visite qui durera jusqu'au mercredi des cendres, que vous essayerez Tune de l'autre. Mettez-la en fonction dès le jour même. Je vous donne ce conseil pour qu'il ne paroisse nulle légèreté dans notre conduite de Xoisy.
Je ne puis rien vous répondre sur madame de Bonnevaut ; vous la verrez c|uelquefois, mais je ne serois pas maîtresse de la garder; je vous en parlerai la première fois que je vous verrai.
Je ne sais où prendre la sacristie, vous êtes loin de tout ce côté-là. Il ne faut rien gâter à la symétrie du dehors. Je pourrois donner une chamhre de mon côté, mais tout cela est loin devons. Je crois pourtant que nous ne trouverons pas mieux que de mettre les ornements et mademoiselle de la Harteloire dans mon appartement; elle aura soin de tout, et nous lui donnerons une petite fille pour la rassurer la nuit. On ne peut faire d'appentis en dehors qui ne fût très-vilain, et il ne faut rien gâter.
Bénédicte est d'un âge et d'une heaulé très-emharrassante;je contribuerai à tout ce que l'on voudra faire pour elle, mais je ne puis m'en charger : la maison de sa princesse est un couvent, si on ne peut l'y garder, où sera-t-elle en sûreté?
Mes femmes me font enrager, ma très-chère, et ne peuvent sortir de leurs chambres, de sorte que je suis toujours seule dans mon grand logement. Mademoiselle de Mursay est avec ses maîtres, et m'est trèsinutile. Prêtez-moi une de vos petites lilles pour
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suivre mes pas et faire mes messages; que le porteur d'eau me l'amène dès demain, que ce soit celle que vous voudrez, et qu'elle ait des chemises. M. de Yermandois est très-mal : faites prier notre grand saint
pour lui.
LETTRE CCCXLII
A MADAME DE BRLNON K
3 décembre 1633.
Je ne me suis point pressée de répondre à vos dernières lettres, parce que vous étiez à Paris.
II ne faut rien faire avec M. Deville et attendre tout en ce pays de l'occasion, sans qu'il paroisse que l'on songe à s'aider.
Je ne vois jamais M. le contrôleur général, et je ne puis lui demander ce que vous me proposez. Si M. Barberet, en se présentant à lui, se renommait de moi, et qu'il m'en parlât ensuite, je lui en dirois ce que je connois : c'est tout ce qu'il m'est possible.
Madame la Duchesse passa hier l'après-dînée dans ma chambre, et nous causâmes pour longtemps.
II n'y a rien de bon que Noisy et une entière solitude qui nous rende à nos devoirs et nous mette dans rindépendance. Je suis si frileuse que je n'ose hasarder d'y aller, et je n'en sais point de nouvelles.
Madame Ghéron prétend que nos fileuses filent à merveille, et qu'il leur faut cent livres de lin par mois;