revenait de Flandre
2. Ce mot est souligné dans le manuscrit des Dames de Saint- C)r, avec la note .: le roi.
LETTRE GCGXLIII (La B.) *
20 décembre 1683.
Un dauphin, un duc de Bourgogne, un duc d'Anjou^ voilà qui est bien consolant. Le roi s'est abandonné à toutes les tendresses de père et de grand-père. La religion n'éteint pas ces sentiments. Madame laDauphine a peu souffert : cela est regardé ici comme un heureux augure. Le roi m'a fait l'honneur de me voir ce matin, que j'étois encore à ma toilette^; vous voyez bien que je rajeunis, et mon petit prince me l'a dit fort agréablement. Votre abbé deFénelon est fort bien venu ici; tout le monde ne lui rend pourtant pas justice on le craint"*, et il voudroit être aimé avec tout ce qu'il faut pour l'être. M. de Seignelay ne se console point; l'ambition le dévore : le roi est bien heureux d'avoir des ministres
1 . Collection de La Beaumelle, t. I, p. 201 de l'édit. de Nancy. — Louis Racine l'iinnote : m'est inconnue. Elle est inventée. Les détails qu'elle renferme ne se trouvent nulle part ; ils n'ont donc pour garant qne La Beaumelle.
2. LaDauphine accoucha le 19 décembre 1683 d'un deuxième fils, le duc d'Anjou, qui devint Philippe V.
3. Ce tableau de boudoir est de l'invention de La Beaumelle. Le roi n'assistait pas à la toilette de madame de Maintenon, et madame de Maintenon ne l'eîjt pas raconté.
4. Ceci démontre la fausseté de la lettre. Fénelon avait alors 32 ans; il occupait un emploi obscur, celui de supérieur des Nouvelles Catholiques, et il ne commença à être connu que deux ans après, quand il fut désigné par Bossuet à Louis XIV pour les missions du Poitou. Il n'était pas encore connu de madame de Maintenon, n'était pas bien venu à la cour, et en tout cas n'était nullement en position d'y être craint.
A MADAME DE BRLXON (IGS-S). 337
prêts à se sacrifier par dépit au liit'ii de son service ^ Chacun songe à ses affaires, et iiiui à iiiuii salut. Un est fort content du père de la Cliaise : ,11 inspire au rui de grandes choses. BientOd tous ses sujets serviront Liicu eu esprit et en vérité". Vous savez mon dessein d'élever avec la petite deMursay quelques demoiselles de parents huguenots et pauvres; ce sera une bonne œuvre ^ Le roi a donné un bénéfice à l'abbé Gobeliu.
LETTRE CCCXLIV
A MADAME DE BiU.NON \
Décembre 16S3.
J'ai bien du regret de ne vous avoir pas vue dans les premiers mouvements de l'agréable vision que vous eûtes dans ma chambre. Je crois que votre vivacité et celle de madame de Saint-Pierre m'auroienl donné du plaisir.
On me fit voir hier le plan de Xoisy. Les réparations ne peuvent être faites que peur ce carême. Je n'y perdrai pas de temps, car la complaisance que vous avez pour moi en cette occasion et le détache-
1. Ledit, de >'ancy ajoute : « Louvois oomiiieiice à le fatiguer et ne le sent point, n
2. Encore une de ces phrases inventées par La Beauaielle et qui ont fait croire que madame de Maintenon avait inspiré la révocation de l'Édit de Nantes.
3. Nous avons vu que cela se faisait depuis près de deux ans, et voilà madame de Maintenon qui en parle comme d'un dessein. Les demoiselles de Rueil n'étaient point élevées avec mademoiselle de Mursay,