‹ Correspondance générale de madame de MaintenonChapitre 305 sur 337 · Manuscrifs de mademoiselle d'Aiimalc · texte numérisé non relu

Manuscrifs de mademoiselle d'Aiimalc

2. La fondalion d'un établissement où l'on élèverait les pauvres demoiselles du royaume ayant été décidée, il s'agissait de savoir où il serait placé, car Noisy ne pouvait convenir. Louvois choisit, vers le mois de décembre, le village de Saint-Cyr pour y faire l'établissement projeté. Les travaux commencèrent le l^r mai 1G85. (Voir pour les détails la Maison royale de Saint- Cyr, ch. îii.)

A MADAME DE DRINON (1084). 395

Si la règle des religieuses peut compatir à vivre i-ar nippon aux demoiselles sans avoir ni retraite, ni olTice particulier, ni réfectoire, en un mot, comme il faut dans notre maison; si on y mettra la clôture entière comme dans un couvent; si on aura des servantes ou des sœurs ; de quelle manière les prêtres seront, et si un suffit?

A quel âge vous voudriez vous défaire des demoiselles? en cas que vous ne vouliez point de couvent, de quelle manière on pourroit arrêter des demoiselles; si des vœux simples peuvent les arrêter suffisamment pour que l'on puisse établir le gouvernement temporel et spirituel sur elles.

Si vous voulez un couvent , de quelle manière le faire? combien de religieuses faudroit-il pour Saint- Cyr? combien en faudroii-il pour Versailles? quelle différence ou quelle communauté faiidroit-ii pour le temporel? comment s'accommoderoit-on d'avoir le couvent de Versailles sous l'archevêque de Paris, et Saint-Cyr sous Chartres? Voyez même si vous ne feriez point deux projets, un pour des religieuses, et un pour former une communauté de nos demoiselles.

Il est très-mulile de vous dire de faire cet ouvrage devant Dieu, sans penser à votre intérêt, sans songer à placer nos demoiselles, et aussi sans oublier vos talents. Adieu, ma très-chère, voilà ce qui m'occupe et qui en vaut la peine : car, si nous nous abandonnons entièrement aux autres, je ne crois pas que les clioses en aillent mieux.

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