‹ Correspondance générale de madame de MaintenonChapitre 315 sur 337 · Mademoiselle de Moatpensier · texte numérisé non relu

Mademoiselle de Moatpensier

2. J/. le Prince, c'est le grand Condé. On appelait son lils M. le Duc.

3. Le due de BourLon était le ûh de M. le Duo et le petit-fils de M. le Prince. >'ous savons que mademoiselle de >"antes, née le l'^'" jain 1673, était fille de madame de Montespan. Le mariage eut lieu le 23 juillet 1G85. « Le roi, dit madame de Caylus. n'auroit jamais pensé à élever si haut ses bâtards, sans l'empressement que les deux princes de Condé avoient témoigné pour s'unir à lui par ces sortes de mariages... Condé crut elïacer par là l'impression que le souvenir du passé auroit laissée de désavantageux dans l'esprit du roi... Son fils, dans cette occasion comme dans toutes les occasions de sa vie, marqua le zèle et la bassesse d'un courtisan qui vouloit faire sa fortune. » {Souvenirs, p. 168, édit. de ISOG.)

406 CORRESrONDANCE GÉNÉRALE.

Le roi fait quelques fois des promenades parliculières avec la princesse de Gonti, moi et quelques .dames. Celte princesse-là se tourne tout à fait au bien^

Le doge^ s'en est retourné charmé du roi et de la France; je ne le vis que par ma fenêtre, mais il y passa si souvent que nous en étions à nous rire d'intelligence.

Je vous conjure de dire à madame de Miossens que j'ai parlé au roi de ce qu'elle m'a fait l'honneur de me charger: mais qu'il m'a répondu qu'il n'avoit rien fait que de concert avec M. de Marsan.

Madame de Pioquelaure vient rarement ici : son mari ne brilla pas le jour du Carrousel; je compte que les créatures que vous avez ici vous en envoyent le livre et vous mandent les nouvelles ^ Manceau est à Maintenon, car c'est mon homme de confiance.

Adieu, mon ti-ès-cher frère, jusqu'à la lettre de juillet, car je ne manquerai pas à ce que vous m'avez prescrit.

Savez-vous que M. de Mursay fut bien près de gagner le prix et que le roi me dit qu'il est un des plus adroits, ce que je ne croyois point?

J'ai la main très-lasse; mille amitiés à madame d'Aubigné.

1 . Fille du roi et de madame de la Vallière. Madame de Maintenon A a en parler autrement.

2. On sait que le doge de Gênes, après le bombardement de cette ville, avait été forcé de venir à Versailles.

3. Le carrousel donné par le Dauphin les 5 et 6 juin. Voir les détails dans le Journal de Daugeuu, t. 1, p. 184, et dans les Mémoires du marquis de SourcJies, t. I, p. 129.

A M. d'aubigné (IGS.j). 407

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