Raturé dans l'autographe
'2. A cause de la mort de sa belle-fdle, la marquise de Seignelay, fille du marquis d'Alègre.
3. Voici comment La Beaumelle réduit et arrange celte lettre : « Nous sommes les plus forts. Nous en viendrons à bout. Elle me haïra peut-être. Peu m'imiiorte, pourvu qu'elle devienne raisonnable. Je suis ravie que ma lettre ne vous ait pas déplu. Le jugement vaut de l'expérience. Et j'ai vu de près tant de ménages que Je crois pouvoir parler du vôtre. Monsieur Scarron ne me donnait que cinq cents francs. Laissez à madame de Miossens votre femme. Quand vous voudrez revenir, écrivez-le-moi. Je vous chercherai une maison à Paris. Tous les quartiers me sont indifférents. Lequel aimez-vous le mieux? Il ne faut point renoncer à Cognac. On vous l'ôterait insensiblement. M. Colbert est dans une douleur qu'il faut laisser passer, etc. »
LETTRE CLXIX
A M. DE VILLETTE, A NIORT i.
2 avril 1G78.
Je serai ravie de tout ce qui pourra mettre la paix dans notre famille, car je souffre de leur désunion par honnêteté et par vanité ; l'honnêteté en est fort blessée et la vanité aussi , tous leurs procédés sentant bien plus les bourgeoises d'une petite ville que les demoiselles. Quant aux moyens de se revoir, vous avez trouvé des expédients dans des affaires plus diftlciles, et je crois que vous ne demeurerez pas court sur celle-là. Si ma considération entre pour quelque chose, vous pouvez assurer celle qui fera le plus de pas que je lui en aurai le plus d'obligation. Ce seroit très-agréable de haïr, et si Dieu ne m'aidoit, je pourrois bien ne vouloir pas me raccommoder; mais si j'avois tant fait de m'y résoudre, je doute que je fisse des difficultés sur le plus ou sur le moins d'avances; je crois avoir assez montré combien je désire leur réconciliation pour n'avoir rien à dire de plus.
Adieu, mon cher cousin, j'embrasse la mère et tous les enfants. La cour arrive jeudi. Quand j'entendrai parler du voyage de Constantin ople, je serai alerte^; soyez-le aussi et suppléez au peu de temps que l'on me laisse pour les affaires de mes proches ni pour les miennes.