Autographe da cabinet deX. de Cambacérèr
A M. L'ARCHSYSQVE DE PARIS (4696). 137
de cette affaire-ci . Je ne sais si je pourrai faire usage de la lettre du ministre. Elle est ridicule en plus d'une circonstance.
Dieu veuille que l'abbé de Croissy remplisse l'idée qu'on a de lui ! Votre témoignage a été compté.
Madame de Montcheyreuil me mande qu'elle va envoyer prier madame de G... d'aller à Versailles. Je souhaite ce mariage, parce qu'il paroît bon; mais j'ai toujours mauvaise opinion du succès de ceux qui traînent si longtemps.
Enfin nous allons voir cette princesse si longtemps attendue et si prônée ^ Monsieur s'est enferré luimôme : la peur qu*il a eue qu^elle ne fût pas de tous les plaisirs par l'embarras du rang de la princesse de Savoie lui a fait demander en grâce qu'elle eût le rang de duchesse de Bourgogne. Le roi l'accordera contre mon gré. Monsieur en est à présent au désespoir; il ne peut souffrir qu'avec le nom de princesse de Savoie elle soit devant lui; il presse donc pour qu'elle s'appelle la duchesse de Bourgogne. Je m'y oppose, parce qu'il n'y a guère de raisons de porter le nom d'un homme avant de l'avoir épousé, mais encore plus par l'espérance où je suis que toutes ces difficultés la renfermeront davantage. II en sera ce qui plaira à Dieu.
J'ai vu le père Lecomte^ qui m'a paru admirable; mais on ne counolt pas la vérité dans une seule con-
1 . La princesse était petite-fflle de Monsieur, sa mère étant une fille de ce prince ; Moneiear arait demandé qn'eHe fftt traitée, dès fon arriTée, comme dnehesse de Bourgogne.