‹ Correspondance générale de Madame de Maintenon; publiée pour la première fois sur les autographes et les manuscrits authentiquesChapitre 12 sur 418 · Autographe du cabinet de M. le duc de Cambacérès · texte numérisé non relu

Autographe du cabinet de M. le duc de Cambacérès

2. Mous n'aTons point cette lettre, et cet ami est probablement Vévéque de Chartres.

A M. l'évêque de chalons (1695). 13

APPENDICE A LA LETTBE CCCLIV.

Il est difficile de voir ce que madame de Maintenon veut dire par cette phrase qui semble si contraire à son caractère, à sa conduite et à sa devise : Rectè. Est-ce une plaisanterie , comme la fin de la phrase parait le faire croire ? Gomment fallait-il tromper le roi pour lui faire nommer M. de Noailles au siège de Paris ? Ce qui est certain, c'est que ce prélat refusa très-fortement par deux fois sa nomination : il céda sur le commandement exprès du roi.

M. de Noailles fut nommé archevêque de Paris le 20 août. « Il arriva, dit Saint-Simon, peut-être pour la première fois que le père de La Chaise ne fut point consulté ; madame de Maintenon osa peut-être aussi pour la première fois en faire son affaire... Il lui importoit que l'archevêque de Paris ne fût pointa eux (les jésuites) pour quHIfûtà elle; M. de Noailles lui étoit un bon garant ; en un mot elle l'emporta, Qt M. de Châlons fut nommé à son insu et à l'insu du père de La Chaise. Le camouflet étoit violent, aussi les jésuites ne l'ontils jamais pardonné à ce prélat. » (T. I, p. 117.)

La renommée de M. de Noailles était si pure et si sainte, que le choix du roi fut d'ailleurs universellement approuvé, et que madame de Maintenon en reçut de tous côtés des félicitations. La maison de Noailles en eut sa part, et l'on trouve dans les archives de cette maison un grand nombre de lettres qui furent écrites au maréchal sur l'élévation de son frère au premier siège de Franche. Deux de ces lettres sont curieuses : elles ont été écrites par madame de La Val- Itère au nom des Carmélites, et par madame de Montespan, comme supérieure de la communauté de Saint- Joseph. Voici la première * :

21 août ItftfS.

« Jésus f Maria,

c( Dieu nous a donné, monsieur, un si saint pasteur, que je ne puis m'empêcher de m'en réjouir avec vous comme

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