J58 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE
de M. de Meaux. 11 m'avoit fait promettre qu'il ne les montreroit qu'à moi, ou tout au plus à MM. l'archevéque de Paris et Tévêque de Chartres; cependant il les a communiquées à diverses autres personnes; pour moi je n'ai pu jusqu'ici les obtenir, yoilà ce qui fait, Sire, que l'examen que je dois faire avec M. Tarchevêque de Paris et MM. Tronson et Pirot n'est pas encore commencé. Il m'est revenu par plusieurs bons endroits diverses choses qui me persuadent que ces remarques ne contiennent aucune difficulté qui doive nous arrêter; tout roule sur de pures équivoques qu'il sera très-facile et très-naturel de lever par des explications tirées de mon livre même. De ma part je n'y perdrai pas un moment. Je suis bien honteux et bien affligé, Sire, d'un si long retardement qui fait durer l'éclat. C'est un accablement pour moi de voir qu'il importune un maître des bontés et des bienfaits duquel je suis comblé. Mais, en vérité, Sire, j'ose dire que je suis à plaindre, et non-seulement pas à blâmer dans toutes les circonstances de ce mécompte auquel je n'ai aucune part et que j'espère de finir très-promptement. Rien ne surpassera jamais le très-profond respect, la parfaite soumission et le zèle inviolable avec lequel je serai toute ma vie, etc.
A M. MANGEAU (1697). 159
LETTRE CDLX