‹ Correspondance générale de Madame de Maintenon; publiée pour la première fois sur les autographes et les manuscrits authentiquesChapitre 196 sur 418 · LETTRE XVIII · texte numérisé non relu

LETTRE XVIII

A Saint-Cyr, le 24 mai 1698.

Souffrez, monseigneur, que je vous remercie trèshumblement de la manière obligeante dont je fus hier reçue chez vous. Je n'ai plus à désirer qu'un peu plus de liberté, et que je n'y fusse jamais regardée comme étrangère. Quelque opinion que j'ai toujours eue du bonheur de la comtesse d'Ayen, j'avoue que je le trouve encore plus grand que je ne Pavois prévu, et que je désirerois ardemment qu'elle en fût un peu digne. Elle a des défauts que je n'ose confier à son mari, de peur de le dégoûter d'elle. Il s'en faut beaucoup que son esprit soit formé; elle auroit besoin d'avis continuels; et je vous supplie, monseigneur, de porter la duchesse de Guiche à prendre un peu soin d'elle. Je

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