I. Autographe du cabinet de M. de CambaoéFès
A M. L'ARCHEVéQUË DE PARIS (1698). 237
que j'ai eu libre pour la commencer. Tout ce que dit M. le duc de Beauvilliers ne suiBt pas; mais je crois qu'il faut attendre qu'il plaise à Dieu de Téclairer. On assure que les dames veulent revenir.
Le livre de M. de Meaux fait un grand fracas ici ; on ne parle d'autre chose ; les faits sont à la portée de tout le monde ; les folies de madame Guyon divertissent; le livre est court ^; tout le monde le lit.
Je ne doute point, monseigneur, que M. le duc de Beauvilliers ne soit fâché de me perdre. Mon amitié pour lui étoit très-sincère : je crois qu'il en avoit pour moi.
Le manuscrit contre vous est entre les mains de M. l'évoque de Chartres ; je l'ai prié, monseigneur, de vous l'envoyer.
J'ai été très-contente de madame la duchesse de Gpiche; elle m'a paru moins femme que je ne l'avois .cru ; je ferai de mon mieux pour elle. Ne compte-t-elle pas venir à Compiègne^? Toute la famille y sera.
Le livre de M, de Meaux réveille la colère du rbi sur ce que nous l'avons laissé faire archevêque. Il m'en fait de grands reproches. Il faut que toute la peine de cette affaire tombe sur moi. Bonsoir, monseigneur. Conservez -vous, je vous en supplie , et accordez à nos prières ce que vous auriez fait par complaisance pour madame la duchesse de Noailles.
1. La Beaumelle ajoute ; « Vif et bien fait. On se le prête, on se l'arrache, on le dévore. »