‹ Correspondance générale de Madame de Maintenon; publiée pour la première fois sur les autographes et les manuscrits authentiquesChapitre 204 sur 418 · LETTRE XXIV · texte numérisé non relu

LETTRE XXIV

A M. L'ARCHEVÊQUE DE PARIS»

' A Marly , ce 1 9 juillet 1698.

Voici le premier moment où je me sois trouvée seule, monseigneur, depuis que je suis ici. J'avois à répondre à votre lettre sur la déclaration^. On ▼oit

1, 4i'4Qgraph0 du c^lnet 4e M. de Cambacérès.

2. Il g'agU d'uiiB déelajpatipn flxpUoadve de 1# rëvooatien de

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avec plaisir que vous l'approuvez. Vous réussirez toujours quand vous aurez des louanges à donner.

Je n'ai pas plu dans une conversation sur les bâtiments, et ma douleur est d'avoir fâché sans fruit. On fait encore ici un corps de logis de cent mille francs : Marly sera bientôt un second Versailles. Il n'y a qu'à prier et à patienler ^

Je savois ce qui s'étoit passé sur les jésuites, et je ne dis rien, parce que c'étoit une affaire faite. On ne sera jamais neutre quand il s'agira de ces gens-là.

Madame de Saint-Géran est revenue aus^i vive pour la cour qu'elle en étoit partie ^.

J'ai fait mon possible pour qu'on amenât la com-

rÉdit de. Nantes qui fut publié le 13 décembre suiYant. Auparavant on consulta les évèques sur les moyens de mettre en pratique cette déclaration.

« A ces causes, Sa Majesté déclare qu'elle veut et qu^il lui plaît que son édit du mois d'octobre 1685 portant révocation de celui de Nantes et autres faits en conséquence soient exécutés , faisant itératives défenses à tous ses sujets de faire aucun exercice de la religion prétendue réformée dans toute rétendue de son royaume, de s'assembler pour cet effet en aucun lieu, en quelque nombre et sous quelque prétexte que se puisse être, de recevoir *aucun ministre, et d'avoir aucun commerce avec eux directement ou indirectement. >

1. La Beaumelle ajoute : a Mais le peuple que deviendra-t-il? »

2. Madame de Main tenon parlerait-elle de ce retour sur ce ton si elle lui avait écrit les lettres que nous avons vues? Voici ce que dit Saint-Simon : « Elle s'étoit retirée à Rouen, dans le couvent de Bellefonds, et n'en sortit pas une seule fois. Elle avoit beaucoup d'amis à la cour, qui firent si bien valoir sa conduite, qu'elle fût nqppelée, accueillie comme en triomphe et incontinent après logée au château, et de tout mieux qu'auparavant; mais de sa part avec plus de précaution et de sagesse. • (IV, 88.)

A M. L'aECHEVEQUE DE PARIS (4698). 24!

tesse de Gramont cette fois-ci ' ; mais le manque de logements a déterminé à continner la pénitence.

Que Yoas êtes heureux, monseignear, de remplir Yos jours de bonnes œuvres! U est dimanche, et nous allons jouer et nous promener \

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