Autographe du cabinet de M. de Gambacérès
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24â GORRBSPONBÂNQB GÉNÉBALB.
à me iiéquestrer da inonde autant que j6 Tai fait. Je voudrois bien toub distinguer là^-dessus comme en tout; et il me semble qu'il est très- convenable que je sois et paroisse unleaveo vous. Mais comptez, monseigneur, que vous ne me verrez plus que chez moi, si vous ne me traitez point familièrement. Sur quel pied pouvez-vous me faire des cérémonies, comme de me venir recevoir au bas du degré, et de m'accompagner à mon carrosse avec tout ce qui est chez vous? Est-ce 'que vous êtes aussi adorateur de la faveur *? ou est-ce que vous m'en croyez enivrée, et que je trouverois mauvais que vous me traitassiez comme vous traiteriez une femme ordinaire? Encore (Jevroisrje présentement, pjir l'honneur que j'^i de votre allianee, prétendre à une entière familiarité. C'est bien sérieusement que je yous parle , monseigneur, et que vous me blesseï; le cœur et m'ûtez la jpie de vous voir, si vous continuez'.
Je ferai voir au roi les nouvelles de Rome j elles
nn repnnieront pas.
M, de Pontchartrain proposa hier au roi de jeter par terre tous les bâtiments de cette place de l'hâtel YendOme et d'ep rebâtir une antre dont Man^ard donneroit le dessin. Le roi répondit que M. de Louvois Ta fait faire presque malgré lui ; que tous ces
1* Ceci démontre qne M. de NoaiUes était dans le secret da mariage. Ansei La Beaamelle, endgfnant qne la phrase ne soit pas asses claire, ajoute et invente : « Voules-veus trahir mon secret? t
3« 11 parait que l'arefaevèque avait pour madame de Midntenon les mêmes cri^intes et les mêmes respects que le pauvre abbé Gobelin. Il fut rabroué de la même façon. On peut comparer cette lettre-ci à celle du 27 JidUet 1686. (T. 111, p. 86.)
A M. L'aBGHBVBQUB DU fARIS (4698). â43
messieurs les ministres veulenl faire quelque chose qui leur fît honheur à Tavetiir; qu*ils avoient trouvé le moyen de le donner au public comme aimant toutes ces vanités-là; que j'élois témoin des chagrins que M. de Louvois et la Feuillade lui avoient donnés là-dessus ; qu'il n'y retomberoit plus , et qu'il ne vouloit pluâ qu'on lui proposât rien d'approchant *. Je vous avoue, monseigneur, que je le louai de cette réponse.
J'ai vu M. deMeaux et entendu de sa bouche qu'il ne veut plus écrire.
Voici, monseigneur, le dernier article de ma lettre, et celui-ci qui me tient le plus au cœur. On m'assure de tous côtés que vous entreprenez un travail insoutenable, et que vous entrez dans trop de détails. Au nom de Dieu, croyez vos véritables amis, et conserve2-vou8 pour ce que vous seul pouvez faire. Faites-vous soulager, et ne passez point de jour sans vous relâcher tout à fait. Je vous en conjure par la mémoire d'une personne ^ qui obtîendroit quelque chose si elle étoit vivante, et qui est plus heureuse que nous •.
1. La Beftumelle altère tonte cette curieuse réponse et ajoute : «Que mon peuple soit bien nourri, je serai toujours assez bien logé. •