A M. BERNARD, INTENDANT DES DAMES DE SAINT-LOUIS
À Marly, ce 2 mai 1699.
Je VOUS prie de ne dédier votre thèse ni aux Daines de Saint-Louis, ni à moi ; on ne sauroit trop peu parler de nous. Je vous en ai la même obligation que si vous l'aviez fait, et je voudrois vous en pouvoir marquer ma reconnoissance.
Je suis ravie de ce qu'à Saint-Gyr le spirituel marche devant le temporel, c'est l'ordre de Dieu; mais je vous assure que les Dames ont grande envie de connoître leurs affaires, et que vous les obligez fort, et moi aussi, par le soin que vous prenez de les instruire. Pouvez-vous croire que nous négligeons le temporel, quand nous en chargeons celle qui avoit été jugée digne de la supériorité, et qui s'en est si bien acquittée^?