LETTRE LXVII
17 décembre 1699.
Oui, monseigneur, j'accepte et avec une grande joie le rendez-vous de mercredi, et nous aurons la consolation de recevoir Notre-Seigneur de votre main. Ce sont là les fêtes et les plaisirs des chrétiens. Souvenez- vous bien, monseigneur, que la messe commence à huit heures.
Je crois avoir ouï dire au roi que la profession de foi et l'information de vie et de mœurs se fait devant le cardinal de B... et devant vous. Il ajouta môme qu'il falloit vous donner Tordre afin que vous fissiez tout.
M. l'archevêque de Reims lui dit hier que M. d'Arras avoit fait une ordonnance qui détend la comédie dans son diocèse sous peine d'excommunication. Le roi en étoit un peu fâché. Mais il vient de me lire cette ordonnance qui n'est que pour le temps de FAvent et avec d'autres circonstances qui la justifient. Je vous écris avec une précipitation dont vous vous apercevrez. Mes contraintes augmentent tous
] . Autographe du cabinet de M. le duc de Cambacérës.
les jours, et tout est perdu si vous ne me laissez la liberté de mentir \