‹ Correspondance générale de Madame de Maintenon; publiée pour la première fois sur les autographes et les manuscrits authentiquesChapitre 28 sur 418 · M. Hébert, depuis évèque d'Agen · texte numérisé non relu

M. Hébert, depuis évèque d'Agen

4. Secrétaire de Tarchevêque de Paris. « C'éfoit une belle plume, dit Tabbé Legendre {Mémoires, p. 117); c'est lui qui, pendant sept ans, a été le fabricaleur des mandements, lettres, ordonnances et autres pièces qui ont passé sous le nom de M. de NoaiUes. »

A M. l'aRCHÉYÉQUE DE PARIS (1695). 27

et plusieurs autres aussi ^aiissés; mais ce que je dois vous répéter, monseigneur, c'est qu'il y a déjà longtemps que M. l'archevêque de Cambrai m'avertit que le curé rapportoit tout ce que je lui disois; ainsi il y auroit de ma faute à m'y expojjfer. Je crois qu'il est bon que vous en soyez averti.

Je dînai il y a quelques jours chez M. de Pontcharirain; il fit beaucoup de railleries assez aigres sur le monseigneur^ que les évêques se donnent, et dit que saint Ambroise, et saint Augustin ne s'en étoient jamais servie

Madamo de Pontchartrain, à qui je fais la guerre sur ie jansénisme, dit qu'on verroit comme vous en useriez avec son confesseur, et qu'elle jugeroit par là du goût que vous auriez pour les honnêtes gens; elle affecte fort de dire qu'elle n'a point d'autres sentiments que ceux du père de La Tour ^; s'il n'est pas janséniste, il doit s'en expliquer 5 car on veut le confondre avec eux.

Je voulois attendre à vous dire ce que je vous écris; mais il reviendra autre chose, et ce qu'a dit M. de Chamiliart m'a déterminée. Je veillerai pour vous sur tout, monseigneur, et vous saurez bien distinguer ce qui mérite de l'attention ou non.

Je né douté pas que ndus lie vbué Iroiitlbris tdtit établi à Paris. Je prie Dieu souvent pour qu'il vous

1 . Ld fieautnelle ajoute : « Voye2 si dans tous les temps les Pères iié l'Ëglise ue sotit pas bons à suivre. »

3. Ofatorien célèbre et qiil étkit, eii effet, sUspect (le jansénisme. Nous verrons qu*il était alors le directeur de madame de Caylus. (Voir Saint-Simon, t. Vlll, p. 106.)

y soutienne; et j'entretiens quelquefois le roi de tout ce qui va s'élever contre vous ; il me paroîl bien disposé à vous aidera

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