‹ Correspondance générale de Madame de Maintenon; publiée pour la première fois sur les autographes et les manuscrits authentiquesChapitre 292 sur 418 · Autographe da cabinet de M. Feuillet de Gonches · texte numérisé non relu

Autographe da cabinet de M. Feuillet de Gonches

que mes paroles verront si j'ai pu faire autreraenl que ce que je fais.

On sait bien ici que M. de Caylus est dans ses terres, et il est aisé de Texcuser sur son absence.

Il ne sera pas dif&cile aussi d'avoir une recommandation de M. de Chamillart pour Tintendant de Montauban, et je m'en charge volontiers, malgré le peu de loisir et de santé que j'ai présentement.

J'ai parlé pour que M. de Caylus fût chevalier de Saint-Louis. On m'a répondu qu'il n'avoit pas trente ans de service comme ceux qu'on a faits.

Je ne sais que vous dire sur le gouvernement de Troyes ; la vérité est dure, et je voudrois adoucir vos malheurs, bien loin de les aigrir. Cependant vous êtes trop raisonnable pour ne pas voir ce que vous pouvez prétendre et par vous et par lui. Quant à moi, vous devez juger de ce que je puis par ce que je fais pour mes proches, qui n'ont pas fait un pas en avant depuis les premiers par où ils ont commencé. J'en souffre souvent les reproches; mais, encore une fois, il n'y a que Dieu qui sache ce que je souffre à leur égard.

17 mars.

Je n'ai pu achever plus tôt cette lettre. J'ai ouï dire du bien de M. Pellard; vous savez ce qu'est pour moi l'alliance de M. Fagon ; je le servirai en tout ce qui me sera possible, s'il peut vous être utile. Voilà répondre à tous les articles de votre lettre, ma chère nièce ; je voudrois que ce fût plus agréablement.

A M. l'aRCDEVÊQUE DE PARIS (1700). 321

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