LETTRE CXLVIII
A M. LE CARDINAL DE NOAILLES*
ASaint-Cyr, 10 août 1701.
C'est toujours dans les mauvaises affaires qu'on a recours à vous, monseigneur, et en voici une qui m'embarrasse. Vous savez l'amitié que j'ai pour M. le duc de Richelieu. Il a exigé de moi plusieurs sollicitations contre madame d'Acigné^. Je meurs de peur d'aider à soutenir une injustice. Il me revient par plus d'un endroit qu'il y en auroit en empêchant qu'elle ne fût tutrice de ses petits-enfants. Donnez-moi votre avis; j'y réglerai ma conduite sans vous commettre '. Quand est-ce que nous vous verrons, monseigneur?