‹ Correspondance générale de Madame de Maintenon; publiée pour la première fois sur les autographes et les manuscrits authentiquesChapitre 416 sur 418 · Autographe du cabinet de M. Feuillet de Couches · texte numérisé non relu

Autographe du cabinet de M. Feuillet de Couches

3. « M. de Montespan mourut dans ses terres de Guyenne, trop connu par la funeste beauté de sa femme. l\ n'en avait eu qu'un fils unique ayant l'amour du roi, qui était le marquis d'Antin, menin de Monseigneur, lequel sut tirer un grand parti de la honte de sa maison. Dès que son père fut mort, il écrivit au roi pour lui demander de faire examiner ses prétentions à la dignité de duc

Je sois charmée, madame, de M. le coadjulear de Strasbourg*, et bien fâchée d'avoir vu un homme comme lui sur le grand chemin ; rien n'est égal à la retenue et à la véritable modestie dont il reçut mes louanges, car il n'est pas possible de s'empêcher de lui en donner. Vous êtes trop heureuse, madame, d'avoir mis au monde un prélat qui, selon toutes les apparences, servira Dieu, l'Église, et le roi. J'ai peine à finir sur ce sujet, et je prends grande part, madame, à la satisfaction que vous devez avoir.

d'Épernon. Tous les enfants de sa mère en supplièrent le roi après son souper ou de le faire duc, le duc d'Orléans portant la parole... » Saint-Simon (t. Vil, p. 59) copie la fin de celte phrase sur le Journal de Dangeau, et ajoute : « Us ne trouvèrent pas que leur proposition fût bien reçue. »

1 . Fils de la princesse de Soubîse. Il avait été sacré coadjuteur de l'évêque de Strasbourg à l'âge de yingt-sept ans, le 2G juin de cette année. — Voir Saint-Simon, t. VI, page 4.

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