Par laquelle il annonçait son arrivée & Paris
comme nous étions convenus. Votre lettre sera brûlée, dès que je l'aurai lue. Donnez-moi devant Dieu des marques de la bonté dont vous m'honorez*
LETTRE CCCXLIX
A M. L'ÉVÊQUE DE CHALONS*
A Versailles, ce 28 avril 1693.
J'ai lu et relu plusieurs fois, monsieur, ce que vous m'avez fait l'honneur de me confier^, et pour obéir simplement à ce que vous m'ordonnez, je vous dirai qu'il me semble que vous dites tout ce qu'il faut pour préserver de l'illusion et de l'oisiveté, et pour soutenir l'oraison même dans toute la simplicité où Dieu appelle quelques âmes. Ce n'est pas à moi à en dire davantage, et je n'en aurois pas tant dit à tout autre qu'à vous.
M. le duc de Noailles a eu une dernière conversation avec le roi dont j'ai été bien plus contente que des autres. Il me parut qu'ils sont de même l'un et l'autre, qu'ils se sont séparés en bonne amitié, et bien résolus qu'il ne retournera plus dans ce payslà^. Je n'oublierai rien, monsieur^ pour lui adoucir cette campagne dans tout ce qui me sera possible, et pour vous marquer en tout la vérité des protestations que je vous ai faites.