I . Autographe du eaàâitei de M« le éuc^de Cinakieér^if
ner ces livres qu'il y a si longtemps qu'elles attendent, et si vous jugez ne pouvoir leur rendre ce service par le grand nombre de vos affaires, de vouloir du moins nous donner votre conseil pour le faire faire. M. Vacherot est veuf, il faut l'employer; il est intelligent et affectionné, ne pourroit-il pas nous rendre ce service?
J'ai un bel esprit qui est M. Duché, dont nous pourrions encore nous servir K
Ne faut-il pas imprimer le cérémonial qui va être approuvé ?
Il faudroit qu'elles sussent où nous en sommes pour les amortissemenls, et de quelles places elles peuvent disposer présentement et à l'avenir.
Elles devroient avoir les contrats que vous avez faits pour leur sûreté, et les quittances qu'elles auront à donner pour ce qui est encore dû.
Je suis persuadée que tout ce que vous faites, monsieur, est en bon ordre; mais vous êtes mortel, et il leur sera très-avantageux que vous les instruisiez vous-même. Comme elles nous survivront sûrement, nous devons, ce me semble, les mettre le plus que nous pourrons en état de ne sentir notre mort que par leur bon cœur.
primées qu'en 1699 à l'imprimerie rojrale. Elles ont été plusieurs fois réimprimées.
1. Duché de Vancy, né en 1668, mort en 1704. C'est l'auteur de JonathaSf de Jephté, de Débora, tragédies qui furent faites pour Saint-Cyr. 11 avait une sœur Dame de Sainl-Louis.
A M. L'ARCHBVÊQUB DE PARIS (4696). 57
NOTE PRÉLIMINAIBE
Cette année renferme cinquante-trois lettres authentiques et deux apocryphes : il y en a quarante-trois de madame de Main tenon et douze à madame de Maintenon. Sur les premières, vingt-cinq sont adressées à l'archevêque de Paris ; comme dans l'année précédente, c'est la partie de sa correspondance la plus active, la plus secrète, mais elle ne traite que des affaires de l'Église, principalement du quiétisme, et madame de Maintenon, occupée uniquement du salut du roi, semble étrangère aux affaires de l'État.
On remarquera les lettres relatives à l'arrivée en France de la duchesse de Bourgogne, qui jettent de l'animation sur la correspondance un peu monotone de madame de Maintenon.
On trouvera, en outre, pour cette année, dans le tome I*' des Lettres historiques et édifiantes, dix-huit lettres aux Dames de Saint-Cyr, dont neuf à madame de Fontaines, et les neuf autres à madame du Tour, de la Maisonfort, de Serval, de Radouay, de Glapion et du Pérou.
LETTRE CCCLXXXIV
A M. L'ARCHEVÊQUE DE PARIS »
Le premier jour de l'an 1696.
Je prie Dieu, monseigneur, de vous combler de bénédictions. Je vous demande la vôtre pour étrennes el je n'en puis recevoir de plus agréable.
Madame Guyon a déjà nommé les duchesses de