Mtmutcriii de$ Dames de Saini-Cfr
60 CORBESPOMDANGE GÉNÉRALE.
dépend de nous, votre consolation spirituelle et ravancement du salut de votre âme. C'est pour cela que nous vous envoyons cette couronne de la bienheureuse vierge Marie de Lapis, avec la médaille d'or qui y est attachée, représentant d'un côté l'image de notre Sauveur, et de lautre côté celle de la bienheureuse vierge Marie, étant porté favorablement pour les choses qui peuvent vous faire croître de plus en plus dans la piété et assurer le salut de votre âme .
Tant que vous porterez sur vous cette couronne et que vous réciterez Toffice divin ordinaire , ou bien celui de la bienheureuse vierge Marie, ou celai des morts, ou bien les sept psaumes pénitentiaux ou graduels, en quelque jour de dimanche ou de fête, après vous être approchée du sacrement de pénitence et de la sainte communion, vous gagnerez une fois chaque semaine Tindulgence plénière de tous vos péchés.
Donné à Rome , à Sainte-Marie-Majeure , sous l'anneau du pêcheur, le troisième jour de janvier de l'année 1696 et de notre pontificat la cinquième.
LETTRE CCCLXXXVII
A M. L'ARCHEVÊQUE DE PARIS K
Ce 5 janvier 1696.
Ce qui a rapport à la lettre de M. l'évêque de
t . Autographe du cabinet de M. le duc de Cambacérèa.
A M. L*ARCHEYÉOUE DE PARIS (1696). 61
Meaux s'est passé entre le roi et M. le duc de Noailles qui vous en rendra compte.
M. de Pontchartraiu vient de lire une longue et ennuyeuse interrogation de madame Guyon, où il n'y a rien qui mérite de vous être mandé.
La cassette a été ouverte , et M. de la Reynîe mande qu'elle ne contient que des papiers de doctrine que madame Guyon dit être le double de ce qu elle a mis entre les mains de M. de Meaux avant d'aller à Meaux. J'ai dit que ces papiers ne traitant que de spiritualités^ il faudroit, monseigneur^ vous les envoyer; mais le roi et son ministre ont répondu qu'il falloit auparavant avoir interrogé tous ceux qu'on a pris avec madame Guyon, et avoir su d'elle ce que c'est que les commerces qu'elle a auprès de Po {sic) \ de sorte qu'il me paroît que cette affaire va tirer en longueur et prendre un tour assez désagréable; car ne trouvant rien de nouveau, il n'y auroit pas autre chose à faire que de mettre cette femme en lieu de sûreté. On me répond à cela que les choses doivent se traiter dans les formes et que M. de la Reynie n'en manquera aucune. Cela se dit en riant, mais on ne conclut rien de sérieux. Vous pourriez, monseigneur, m'écrire une lettre que je pourrois montrer, et qui les presseroit peutêtre de vous renvoyer cette affaire. D'un autre côté, je me console de tout ceci, parce qu'il n'y a rien sur votre compte.
Je n'ai pu encore tirer une réponse sérieuse sur