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soin d'eux, comme faisoient madame de Lamoignon et madame de Miramion.
Ordonnez, et je ferai ou ne ferai pas selon votre volonté.
LETTRE CDIII
A M. L'ARCHEVÊQUE DE PARIS»
Ce 8 arril 1696.
Je vis hier madame la présidente de Nesmond, monseigneur, qui, avec beaucoup d'humilité et de zèle, veut bien se charger des bonnes œuvres que madame sa mère lui a recommandées comme de sa communauté, qui comprend le soin des pauvres, des écoles, des retraites, et le reste, de la Providence, des nouveaux convertis, du refuge, de la chambre de travail et de la bourse cléricale. J'écrivis cette liste devant elle, afin de l'engager davantage. Elle me parut désirer que madame la duchesse de Noailles voulût bien se charger des pauvres de la paroisse de Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle .
Le roi continuera à madame de Nesmond les aumônes qu'il faisoit; mais par un malentendu, il a cm qu'on ne lui demandoit pour ce quartier que cinq cents écûs ; ainsi il n'a destiné que cette somme et en a envoyé une bien plus forte qu'à l'ordinaire à madame la duchesse de Noailles.
Monseigneur, il faudroit, ce me semble, que vous en donnassiez quelque chose pour cette paroisse, et
] . Autographe du cabinet de M. de Gambacérès.
qae vous convinssiez pour Tavenir de ce que madame de Nesmond remettra entre les mains de madame votre mère ou de M, Teckre sous ses ordres.
Madame la présidente de Nesmond me témoigna une grande envie, monseigneur, de s'unir à madame la duchesse de Noailles pour les bonnes œuvres sous votre protection.
Mais ce qui la presse le plus et avec raison, c'est de se défaire de madame la grande-duchesse ^ Le roi me dit hier au soir que je pouvois vous en solliciter de sa part. Songez donc, monseigneur, s*il vous plaît, à cette affaire. Cette princesse ne part plus de la maison, et craint moins ce qui y reste qu'elle ne craignoit madame de Miramion; ainsi tout est à craindre pour Thonneur de cette communauté.
LETTRE CDIV