‹ Correspondance générale de Madame de Maintenon; publiée pour la première fois sur les autographes et les manuscrits authentiquesChapitre 83 sur 418 · Autographe du cabinet de M. le duc de CambacérèB · texte numérisé non relu

Autographe du cabinet de M. le duc de CambacérèB

2. Jésuite qui avait été appelé à Versailles par M. de Noaille^, soit pour être le confesseur du duc de Bourgogne, soit pour remplacer le père de La Chaise.

3. 11 parait qu'un petit complot avait été formé entre madame de Maintenon et l'archevêque pour évincer le père de La Chaise. Il ne réussit pas.

A M. l'archevêque DE PABIS (1696). J>5

hautement de tons cdtés, et ceux qui aiment la paix sont à plaindre. J'ai vu M. de Meaux, et de quel cdté que je me tourne, je ne vois que croix et obstacles au bien. J'ai dit au roi que je vous ai entendu dire que vous voudriez que ce bon père passât ici, et que vous seriez ravi de le voir, et que je le visse; et du reâte, j'ai paru tout ignorer. Je ne sais que vous conseiller là-dessus, monseigneur. Je vois tous les gens de bien se partager. Si le roi est de bonne foi, il sera bien embarrassé de prendre le bon parti ; s'il est peu touché, il va avoir de beaux prétextes pour en demeurer où il est. Le parti le plus naturel, ne seroil-il pas de m' écrire une lettre qui ne contiendroit que ces mots : « Le père Émerique est ici ; vous savez le bien que je vous en ai dit; voudriez-vous en juger vous-même ou à Saint-Gyr ou à Versailles; » et du reste, quelque autre chose que je ponrrois montrer ? Soyez sur vos gardes ; ne m'écrivez rien de mystérieux; nous sommes épiés de tous côtés; et si Dieu ne me soulenoit, je serois désespérée d'être attachée où je suis. Faites.partde cette lettre, monseigneur, à M. l'évêque de Chartres.

LETTRE CDIX

A M. L'ARCHEVÊQUE DE PARIS *

Samedi, ce 5 mai 1696.

Je verrai le père Émerique quand il vous plaira, monseigneur, je voudrois que ce pût être demain ou

1 • Autographe du cabinet de M. de Gambacérès.

lundi à Sainl-Gyr; j'ai ma permission et je veux bien hasarder ce qui en pourra arriver. Je ne veux pas me décourager, mais je vois toutes mes bonnes intentions renversées; c'est peut-être que je m'aide trop de moyens humains, et que Dieu qui est jaloux veut que je n^aie nulle part à ce que nous désirons. Quoi qu'il en soit, monseigneur, je me tiendrai ferm^à votre suite*.

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