LETTRE CLXXV
A M. L'ABBÉ G0BEL1N
A Versailles, ce 25 juillet 1689.
Je suis en peine de votre santé, et vous me feriez un fort grand plaisir de m'en informer de temps en temps. Ne soyez pas inquiet de[Saint-Gyr, tout y va à merveille, mais on y est fort fâché de votre mal et de votre absence, et je vois avec grand plaisir que Ton y a pour vous tous les sentiments que Ton doit. La piété y augmente tous les jours, et Ton s'y prend de manière à devoir faire espérer que ce ne sera pas une ferveur passagère.
C'est demain la fête de Sainte-Anne, et celle de notre supérieure*, elle régalera toute la maison ; voilà comme l'on mêle le relâchement et le travail. J'en suis parfaitement contente ; je ne le suis pas tant de moi, et nos chères dames me laissent bien loin derrière elles; j'espère dans leurs prières. Adieu, ne me refusez pas les vôtres, et croyez que je suis pour vous telle que vous le pouvez désirer.
par le duc de Lorraine; mais il n'était pas question d'envoyer Monseigneur à l'armée d'Allemagne. Quant à Tarmée de Flandre, elle avait ordre de rester sur la défensive.