LETTRE CCIV
A M. LE COMTE DE CAYLUS»
Ce 25 mars 1690.
Je vous croyois prêt à revenir quand j'ai reçu votre lettre, et comme madame votre femme ne recevoit point de vos nouvelles, je comptois que vous en viendriez bientôt dire vous-même. Je suis fort aise de ce que vous m'avez donné la préférence sur elle, et je vous assure, monsieur, que vous êtes très-
1 Voir la note 1 de la page 73.
Autographe du cabinet de M. Feuillet de Gonclies.
AU FAPE ALEXANDRE YIIl (1C90]. 225
bien avec moi ; j'anrois tort de me plaindre de vous, et j'espère que nous serons toujours en bonne inlelligence. Madame la comtesse de Caylus se conduit très-bien; soyez-en content, et revenez nous faire uneYÎsilequiyselon les apparences, ne sera pas bien longue. Monseigneur est ravi d'aller à la guerre', et moi très-désireuse de la paix.
Adieu, monsieur, croyez-moi très-sincèrement à vous.
LETTRE (XM
Al' PAPE ALKNANDKE Mil'.
Très-sainl Père, je reçois avec une exlrCme vénération les marques de bonlè dont il plaît ù Votre Sainteté de m'honorer par le bref que m'a rendu de sa part M. Trôvisani ; je l'ai supplié instamment do vouloir bien se joindre à moi pour en témoigner ma profonde reconnoissancc à "Votre Sainteté. I<a naissance et le mérite de oe prélat le rendent digne sans doute d'une estime particulière; mais l'honneur qu'il a d'élre chargé des commissions de Voire Sainteté sufTil seul pour lui procurer en ce pays toute la considération que demande un tel ministère; car les cœurs y sont remplis avec religion de tout ce qu'ils doivent au saint-Siège et ^ celui qui l'occupe si dignement. C'est une disposition sincère
que je recoBnok avec une extrême joie , moi qui sais et serai toute ma vie ayec un zële^ un respect et une soumission profonde, de Votre Sainteté, la très-husable et très-obéissante s^irante.
LETTRE CGVI