Manuscrits des Dames de Sainl^Cijr
2. « Le roi continue de garder le ll(, dit Dangeau; mais on commence à voir le fond de son mal et les chairs reviennent à merveille; ainsi, Dieu merci, il n'y a plus rien à craindre. »
18 CORHESPONDANGE OÉNÉftALE.
que j'eusse le temps de l'entretenir. Le P. de La Chaise vient ici le jeudi au soir et y demeureroit jusqu'à dimanche ; le grand vicaire s'y trouveroit^ et on emploieroit ce temps-là à cet examen et à régler toutes choses. Je logerois M. l'abbé Gobelin chez moi, et on auroit soin de lui pour qu'il n'eût qu'à penser à cette affaire. Je voudrois, par des raisons trop grandes à déduire et fort solides, faire des professes avant d'aller à Saint-Gyr, et pour cela il faudra demander à l'évéque une dispense du temps qui reste à leur noviciat ; que M. Gobelin les examine avec M. le grand vicaire et la supérieure, et qu'ensuite on choisisse celles qui pourront faire profession. Après cela, M. Gobelin les mettra en retraite et conduira les choses pour qu'elles puissent faire profession à la Pentecôte. En attendant, on rendra les lieux réguliers à Saint-Cyr et ou disposera le temporel, pour que la translation se puisse faire à la Saint-Jean, selon l'intention du roi. On ne recevra point de sœurs converses sitôt.
Voilà, monsieur, le plan de cet ouvrage, qui sera renversé si vous êtes encore malade; mandez-le-moi, je vous prie, et si vous avez de la santé, remplissezvous bien la tête de tout ce qui concerne les vœux simples, les vœux solennels, en un mot tout ce qu'il nous faut.
Je n'en puis plus, il y a deux heures que j'écris»