Manuscrits an Dama de ^ainl-Cyr
GiaorSy sur mesdemoiselles de Boussens, car il me seimble que vous me connoissez parfaitement. Je vous supplie d'achever cette bonne œuvre et de demaader à madame de Montchevreuil ^ que si Talnée loi fait de la peine je Tôterai, mais pour la mettre dans une autre maison; elle peut compter que, tant qqjB je vivrai, elle n'ira pas avec sa mère : vous savez, madame, les bonnes raisons que j'en ai.
Je crois qu'il n'y aura plus rien en Allemagne, et que Monseigneur viendra trouver le roi à Fontainebleau ; ils se sont écrit des lettres toute cette campagne qui vous auroient fait pleurer de tendresse sur l'un et sur l'autre ; Monseigneur mandoit encore dans sa dernière au roi : Quand il rCy aura plus rien à faire «ci, fe serai ravi de vous aller embrasser les (fernmx^ et de vous assurer que vous n*avez point de sujet si soumis que moi. N'est- il pas vrai, madame, que les gens de bien doivent regarder celte union avec un grand plaisir? Dieu veuille nous bénir tous et nous donner la paix : c'est assurément une des choses que je désire avec le plus d'ardeur. Lesbruils delà mort du prince d'Orange recommencent; si cela éloit, la paix deviendroit plus facile.
Adieu, madame;, M. de Chartres m'a pressée bien sérieusement de vous aller voir ; je n'en désespère pas quelque jour, à la suite de la reine d'Angleterre ^.
1 . Nièoe de l'iamie de madiwne de MalBtenon, abbesse de Vari-
ville.
2« La r«& et la rtàoe d'Angleterre altaleot souvent faire visite à l'abbesse de Maubuisson, laquelle était fille de Frédéric Y, Téleoteur palatin, et d'une ûUe d« teiqiiM Iv.
Je VOUS assure que je vous embrassensii de boQ
cœur.
LETTRE GCXXXII